Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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vendredi 28 avril 2017

Législatives 2017 : La communauté Algérienne à l’étranger appelée Samedi aux urnes


La communauté nationale établie à l’étranger, comptant 955.426 électeurs, sera appelée aux urnes samedi prochain pour élire ses représentants à l’Assemblée nationale populaire (APN), dans le cadre des élections législatives 2017.
Les membres de la communauté nationale sont représentés par 8 députés au niveau de la chambre basse du Parlement représentant 4 zones géographiques à raison de deux députés par zone.
Sur les quatre zones géographiques établies, deux sont en France (zone I à Paris et zone II à Marseille). La zone III englobe les circonscriptions diplomatiques du Maghreb, Machrek, Afrique et Asie-Océanie, alors que la zone VI est composée des circonscriptions diplomatiques et consulaires d`Amérique et du reste de l’Europe (hors France).
Selon des données communiquées par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, 61 centres de vote et 390 bureaux de vote seront mis à la disposition des membres de la communauté nationale à l’étranger pour leur permettre d’accomplir leur devoir électoral dans les meilleures conditions.
L’essentiel de la communauté nationale à l’étranger est établie en France qui compte 763.313 électeurs inscrits: 463.260 dans la zone nord et 300.053 dans la zone sud, selon les précisions du coordonnateur consulaire à l’ambassade d’Algérie en France.
Le même responsable a indiqué que 186 bureaux de vote seront ouverts simultanément dans les locaux consulaires et à l’extérieur pour les localités éloignées des postes consulaires pour permettre aux électeurs de choisir leurs députés parmi 19 listes dans la zone nord et 14 listes dans la zone sud.
Contrairement aux précédents scrutins, le vote pour les législatives aura lieu pour la communauté algérienne établie en France durant trois jours, les samedi 29 et dimanche 30 avril ainsi que le jeudi 4 mai de 8h00 à 19h00.
Instituée par la nouvelle Constitution, la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), composée de magistrats et de représentants de la société civile, a de son coté, désigné ses représentants pour suivre le déroulement du scrutin à l’étranger et s’assurer de sa transparence et de sa probité.
Plusieurs leaders de partis politiques en lice pour les législatives ont animé des meetings à l’étranger notamment en France pour présenter leurs programmes notamment dans son aspect relatif à la prise en charge des doléances et préoccupations des membres de la communauté nationale à l’étranger.
Algérie Focus

mardi 25 avril 2017

Avec Emmanuel Macron, la France doit répondre présent au rendez-vous africain

Cette tribune est cosignée par Jules-Armand Aniambossou, Jean-Michel Severino, Lionel Zinsou et Hakim El Karoui.
Si la France devait regarder l’Afrique avec uniquement un mélange de condescendance et de misérabilisme, elle commettrait une erreur historique. Les projecteurs médiatiques le plus souvent braqués sur les crises politiques persistantes, les risques de famines et les épidémies aux conséquences humaines dramatiques ainsi que les réelles menaces terroristes ne doivent pas masquer une autre réalité africaine, celle d’une transformation profonde du continent sur la base d’une croissance économique continue de plus de 5 % en moyenne par an depuis le début des années 2000.
L’Afrique change à grande vitesse. La France doit en tirer les conséquences, toutes les conséquences. « Le tout sécuritaire et humanitaire » constitue une grave erreur d’appréciation car elle ne saisit pas les nouvelles opportunités portées par un marché gigantesque composé de plus d’un milliard d’habitants dont près de 350 millions de personnes appartenant à une classe moyenne, qui consomme, se déplace, se loge, se cultive, se divertit, voyage… Savons-nous par exemple que le produit intérieur brut consolidé de l’Afrique se rapprochera de celui de l’Union européenne en 2050 ? Savons-nous aussi que nos échanges commerciaux avec le continent pourraient générer la création d’au moins 800 000 emplois en France d’ici à 2030 ?
L’Afrique n’est pas un réservoir de matières premières, une zone d’instabilités, une terre de désolation ou de misère. Loin de nous l’idée de sous-estimer les défis encore nombreux que sont en priorité la pauvreté, le réchauffement climatique, l’alimentation, la santé, l’éducation, la gouvernance, la démographie… Mais l’Afrique diverse offre d’autres visages : une jeunesse dynamique, l’explosion de l’économie numérique et de solutions digitales qui fonctionnent là-bas et encore méconnues ici, l’apparition d’une génération d’entrepreneurs qui créent de la richesse et des emplois, le développement de marchés intérieurs à fort potentiel… Oserait-on tirer des généralités de petit écolier sur l’Europe uniquement à l’aune de la crise ukrainienne ? Pourquoi le faire à propos de l’Afrique ?
Soyons lucides sur nous-mêmes : la France a besoin de l’Afrique pour construire son avenir
L’Afrique ancrée à part entière dans l’Histoire et le monde est une chance pour tous. Sans angélisme ni naïveté, la France doit donc regarder cette « vérité africaine » en face, sans idées préconçues ni clichés, et définitivement débarrassée du surmoi de la colonisation et de la Françafrique. L’époque du pré-carré, de l’aide compassionnelle entremêlée de cynisme et des situations de rente entretenues par des réseaux occultes est révolue. Il est grand temps que la France regarde au contraire l’Afrique comme un partenaire économique au même titre que la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Turquie…
Si la France ne fait pas cette mue idéologique, notre statut de grande puissance et notre influence sont à terme menacés. Soyons lucides sur nous-mêmes : la France a besoin de l’Afrique pour construire son avenir.
Pour cela, il faut régénérer et moderniser notre politique et notre présence sur le continent.
Emmanuel Macron a très clairement affiché cette ambition de coproduire une nouvelle relation avec l’Afrique. Il a constamment rappelé son engagement à écrire cette nouvelle page en s’appuyant notamment sur deux atouts indéniables dont la France dispose et qu’elle n’a pas su jusqu’alors optimiser : la langue française parlée dans plus de 25 pays du continent et notre population d’origine africaine. La langue française est un trait d’union évident et crée une intimité naturelle dans les relations. L’Europe est confrontée à une immigration importante en provenance d’Afrique, mais savons-nous que des milliers de nos concitoyens aspirent à faire le chemin inverse ? On les appelle les « repats » comme « repatriés ». De plus en plus nombreux, ils sont les nouveaux tenants d’une migration heureuse. Ils sont banquiers, médecins, juristes, ingénieurs, professeurs… Ils sont jeunes, parfois frappés par le chômage ici en France mais fondamentalement ils ont saisi la « nouvelle donne africaine ». Une bonne partie des solutions pour réduire les flux migratoires et répondre aux problèmes dans nos banlieues réside dans notre politique étrangère.
Nous appuyons la création d’un Conseil présidentiel pour l’Afrique qui réunira un panel de personnalités africaines et françaises pour co-construire la politique africaine de la France
Pour ce faire, Emmanuel Macron plaide à juste titre pour un partenariat renouvelé entre la France, l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique pour renforcer les intérêts mutuels, et ce dans tous les domaines. Nous soutenons cette initiative. Les batailles contre le réchauffement climatique, le terrorisme et le chômage seront gagnées ou perdues ensemble. Pour cela, il convient de mobiliser toutes les forces vives africaines et françaises : institutionnels, intellectuels, acteurs économiques, militants associatifs, représentants des diasporas, binationaux… Nous appuyons également la création d’un Conseil présidentiel pour l’Afrique qui réunira un panel de personnalités africaines et françaises, venues de tous les horizons, pour co-construire la politique africaine de la France. Cette instance sera chargée de faire des recommandations aux responsables politiques et d’élaborer ce qui pourrait devenir le nouveau récit franco-africain.
S’il est élu Président de la République, Emmanuel Macron souhaite que cette nouvelle instance travaille en premier lieu sur un socle commun de valeurs et de principes. Soyons audacieux ! Le dialogue entre chefs d’État est important mais les liens entre l’Afrique et la France ont souvent reposé trop exclusivement sur des relations personnelles qu’il convient à présent de compléter et d’enrichir. Il faut donner plus de place et de poids aux acteurs de la société civile et aux décideurs économiques. C’est vital pour en terminer avec certains réseaux de connivence qui n’ont plus lieu d’être.
Il convient également d’entendre les légitimes aspirations démocratiques venues d’Afrique et de défendre le respect des libertés fondamentales, mais sans ingérence, seulement en affirmant les convictions qui sont les nôtres. Si l’aide humanitaire et l’aide directe aux populations ne doivent évidemment pas être tributaires de considérations politiques, nos partenaires en Afrique doivent également connaître nos attentes en matière de démocratie et de liberté. Il serait irresponsable d’apporter une aide financière à des gouvernements qui maltraitent leur peuple.
Cette nouvelle politique africaine pour être crédible, visible et efficace devra, outre la volonté et l’engagement du Président de la République, s’appuyer sur un département ministériel mis à niveau qui pilotera toute la politique d’aide et qui donnera tous les moyens nécessaires à l’Agence française de développement (AFD) pour atteindre 12 milliards d’euros d’engagements financiers en 2020, dont la moitié en Afrique. Le candidat d’« En marche » a déjà exprimé sa volonté forte de revoir, en concertation avec la société civile, la loi de programmation de l’aide au développement pour établir une trajectoire d’augmentation vers les 0,7% du produit intérieur brut (PIB) à atteindre progressivement entre 2022 et 2030, en fonction de nos marges budgétaires. Nous appuyons cette volonté chiffrée.
Il est insupportable de constater que des patrons africains ont toutes les peines du monde à venir visiter leurs clients ou fournisseurs
Cette montée en puissance, avec des ressources accrues en dons, nous permettra de renforcer notre aide bilatérale, principalement dans l’espace francophone et les pays les moins avancés. Si l’APD est un levier important, il convient aussi d’articuler une politique globale impliquant les pays récipiendaires, les bailleurs internationaux, les organisations régionales, mais aussi et surtout le secteur privé français et africain. Ce sera l’une des priorités du président Emmanuel Macron qui consistera notamment à faciliter la circulation des étudiants et des chefs d’entreprises. Il est insupportable de constater que des patrons africains ont toutes les peines du monde à venir visiter leurs clients ou fournisseurs. Il est désolant de savoir que les prochaines élites africaines ont opté pour les États-Unis ou le Canada afin de parfaire leurs cursus universitaires tant les formalités de visas pour la France sont devenues lourdes. Ceci n’est pas une fatalité. Il nous revient avec nos partenaires africains de relever ce défi en inversant cette tendance.
La France doit répondre présent au rendez-vous africain. L’Afrique a certainement encore besoin de la France pour consolider son développement sur la base de partenariats. La nouveauté en ce début de 21e siècle est que la France a tout aussi besoin de son immense voisin du Sud pour envisager avec optimisme son avenir.

Jeune Afrique

Marine Le Pen aux portes du pouvoir/ Quelles conséquences sur les Algériens de France ?

De nombreux experts et observateurs de la vie politique française s’attendaient à voir son visage apparaître sur le coup de 20 heures. Il est apparu. Comme son père en 2002, Marine Le Pen arrive au second tour et surpasse tous les autres poids lourds de la scène politique française. Il ne lui restera qu’un dernier duel face au surprenant Emmanuel Macron. Mais à quoi ressemblerait la France dirigée par l’extrême droite ? Et quelles seraient les conséquences sur les Algériens établis sur le territoire français ?
Pour rappel, les Algériens constituent la première communauté étrangère en France, évaluée à au moins 2 millions de ressortissants inscrits sur les fichiers des divers consulats algériens répartis sur plusieurs villes françaises. Ce chiffre n’englobe pas le nombre des français d’origine algérienne ou des algériens en situation irrégulière Il faut souligner que le programme politique de la candidate de l’extrême droite nuit totalement aux intérêts et droits de nos compatriotes.
Marine Le Pen, si elle est élu à l’Elysée, va directement s’attaquer à l’immigration et réduira drastiquement la libre-circulation entre l’Algérie et la France. Si Marine Le Pen affirme qu’elle n’empêcherait pas toute immigration, elle explique qu’elle entend limiter le nombre d’entrées légales sur le territoire français à 10.000 par an, contre environ 200.000 depuis une dizaine d’années. Les Algériens seront les premières victimes de cette limitation radicale au regard du poids démographique important de la présence algérienne sur le sol français.
Marine Le Pen veut, ensuite, supprimer  le regroupement familial. Un dispositif auquel recourt de nombreux algériens pour faire venir en France leurs épouses ou leurs enfants. Cette suppression est une menace dangereuse contre la communauté algérienne. Et pourtant, elle contrevient au «Droit à mener une vie privée et familiale», reconnu par l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (CEDH).
Mais Marine Le Pen ne reconnaît pas l’Europe ! Elle promet, d’ailleurs, “rétablir les frontières immédiatement après [s]on arrivée au pouvoir”. Bye Bye donc l’espace Schengen et la libre circulation des biens et personnes en Europe. Elle veut aussi tenir un référendum de sortie de l’Union européenne et de sortie de l’euro. Les euros que les Algériens économisent précieusement n’auront plus aucune valeur !
Marine Le Pen est tellement obsédée par les étrangers qu’elle affirme vouloir mettre fin à l’éducation gratuite pour les enfants étrangers : «Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé, c’est la fin de la récréation!».
Les Algériens de France sont donc prévenus. Avec Marine Le Pen, ils risquent de perdre presque tous leurs droits.
Algérie Focus

Il affrontera Marine Le pen au deuxième tour Macron aux portes de l'Elysée

Grande surprise. A 39 ans, Emmanuel Macron le candidat d’En Marche ! est donné par les estimations vainqueur du premier tour de la présidentielle française avec 23,7% des voix. Il marche assurément droit vers la victoire.

Il est désormais aux portes de l’Elysée. Parti de presque rien, sans expérience politique et en une année seulement, il a réussi le pari le plus invraisemblable de l’histoire de la Ve République.
L’ancien ministre de l’Economie de François Hollande a pu se hisser au-dessus des partis classiques pour imposer sa candidature et surtout son projet politique.
Il est suivi de près par la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen qui aurait obtenu 21,7%, selon les estimations. Elle réédite le choc du 21 avril 2002 en passant au second tour. Un résultat qui confirme la montée du courant nationaliste. «C’est une opportunité historique», a réagi Mme Le Pen.
C’est donc un séisme politique de grande ampleur qui tourne une page de la vie politique de la France en éliminant pour la première fois l’absence des deux partis de gouvernement, la droite républicaine représentée par François Fillon, qui est arrivé en troisième position avec 19,7%, et le Parti socialiste dont le candidat, Benoît Hamon, a recueilli mois de 7%.
C’est l’effondrement d’un parti du parti au pouvoir. Une sanction historique. Prenant acte de leurs défaites, Fillon et Hamon ont appelé sans plus tarder à voter Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen.
Les ténors de la droite républicaine n’ont pas non plus hésité à apporter sans ambiguïté leur soutien au candidat d’En Marche ! Le puissant maire de Bordeaux, Alain Juppé, le sénateur Jean-Pierre Raffarin et d’autres figures du parti Les Républicains ont à l’unisson exhorté leurs partisans à porter au pouvoir le jeune candidat au second tour dans deux semaines. Dans la soirée électorale, les soutiens pleuvaient à gauche comme à droite.
Le Premier ministre en exercice, Bernard Cazeneuve, a pris la parole pour soutenir son ancien collègue du gouvernement. Une sorte d'«union républicaine» s’est vite mise en place pour faire gagner celui qui se présente comme le candidat de l’«antisystème». Mais aussi et surtout pour faire barrage à l’extrême droite d’arriver au pouvoir.
Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a fait une superbe campagne présidentielle en parvenant à déjouer les pronostics, est arrivé quatrième, selon les estimations, avec 19,2%. Il a gagné six points par rapport à son score de la précédente présidentielle.  
Ainsi donc, le suspense aura duré jusqu’au bout. Après une longue et intense campagne à rebondissements d’une présidentielle des plus incertaines de l’histoire de la Ve République qui a tenu en halène l’opinion publique française, le verdict des urnes a été sans appel. Il donne lieu à un second tour d’une France à deux visages profondément opposés.
Celle d’une ouverte sur le monde, la mondialisation incarnée désormais par le trentenaire Emmanuel Macron contre une France ultra nationaliste, réactionnaire portée par Marine Le Pen. Le combat du second tour s’annonce déjà acharné.
EL WATAN

samedi 22 avril 2017

Sana Bouazzara, candidate aux élections législatives algérienne 2017 Zone 1 : Paris, Nanterre, Bobigny, Créteil, Pontoise, Lille, Strasbourg et Metz,


S'ENGAGER

&

BATIR

 

La jeunesse responsable d'un avenir certain





Sana Bouazzara, candidate aux élections législatives algérienne 2017 
 Zone 1 : Paris, Nanterre, Bobigny, Créteil, Pontoise, Lille, Strasbourg et Metz,

sur les ondes de Radio Gazelle


lundi 17 avril 2017

Législatives 2017, communauté algérienne en France : Sana Bouazzara inscrit le projet de Maison de l'Algérie dans son programme

S'ENGAGER

&

BATIR

 

La jeunesse responsable d'un avenir certain



Sana BOUAZZARA

La communauté Algérienne nécessite une écoute toute particulière au regard de son statut en France (respect des règles républicaines et du poids de ses traditions). 


Sana BOUAZZARA, diplômée en architecture, propose sa candidature aux prochaines législatives algériennes du 4 mai 2017, sous la bannière du parti du mouvement populaire algérien  ( MPA ).

Je défendrai sans ménager aucun effort les principes qui animent l'action du parti. 
Mes actions portent essentiellement sur les grandes idées suivantes :


 La maison de l'Algérie et nos étudiants: 
  • Réactiver le projet de construction de la maison de l'Algérie.
  • Echanges étudiants :

Encourager les échanges entre étudiants immigrés et les étudiants nationaux, dans le cadre de stage et de projets d'études.

Donner la priorité aux jeunes qui ont terminé leur cursus en France par l'octroi de bourse, pour des stages sur le terrain. Ces séjours contribueront à les responsabiliser dans leur vie active. c'est ainsi qu'on peut fédérer les compétences des futurs générations.

Favoriser la mise en place des startups : entre nos jeunes Algériens des deux rives, pour créer une silicon valey en Algérie. 

dimanche 16 avril 2017

François Fillon, son programme Afrique : « J’accomgnerai nos entrepreneurs dans leur déploiement»

L’ancien premier ministre français François Fillon sur une plateforme pétrolière du groupe Total au Nigeria, en 2009.

Immigration, aide au développement, bilan africain de François Hollande, bases militaires françaises sur le continent... Avant le premier tour de l’élection présidentielle française, le 23 avril, Le Monde Afrique a posé les mêmes huit questions aux cinq principaux candidats.

Souhaitez-vous aller plus loin dans la reconnaissance des crimes commis par la France pendant la guerre d’Algérie et, plus généralement durant la période coloniale ?

François Fillon Envisager les relations de la France avec l’Afrique et le Maghreb à travers les seules pages sombres du passé est une erreur. Cela ne peut qu’alimenter ressentiments et instrumentalisations politiques. Ne prenons pas la place des historiens. Parler de « crime contre l’humanité » pour qualifier la colonisation en Algérie est une faute morale et un contresens historique. Oui, il y a eu des drames, des injustices, mais on peut regarder notre passé avec lucidité et équilibre. Inutile d’insulter des générations qui ont vécu dans leur chair l’histoire passionnée et douloureuse qui lia la France et l’Algérie.

Nous sommes suffisamment liés avec les pays du Maghreb et d’Afrique pour gérer le passé avec amitié. Nous l’avons fait avec l’Allemagne. La jeunesse d’Alger comme la jeunesse française n’a plus de compte à régler avec les années de guerre. Il faut construire l’avenir.
Je constate un déclin de nos relations avec le Maghreb. En cinq ans, nous avons perdu notre place de premier partenaire économique. Or, nous avons avec la rive sud de la Méditerranée des intérêts communs. Nous partageons la même détermination pour lutter contre le totalitarisme islamique qui gagne partout. Soutenir la stabilité et le développement, renforcer nos relations politiques et économiques sont les objectifs qui guideront mon action.

Quelle est votre solution pour lutter contre l’immigration massive en Europe ? Etes-vous favorable à l’installation de camps de migrants au Maghreb ?

L’Europe fait face à une pression migratoire considérable. En 2015, plus d’un million de migrants sont entrés en Europe par la route des Balkans. Des milliers d’entre eux meurent chaque année en Méditerranée, trompés par des trafiquants qui leur font miroiter des vies de cocagne.



« Le Parlement adoptera un quota limitant le nombre d’étrangers admis en France »
Nous devons mettre fin à cette tragédie et reprendre les choses en main, avec les Etats de transit et les Etats d’origine. Le Parlement adoptera chaque année un quota limitant le nombre d’étrangers qui seront admis en France, en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d’intégration.

La politique que je propose est celle d’une responsabilité partagée. Il est dans l’intérêt de l’Afrique de préserver ses forces vives. Il est dans l’intérêt de l’Europe de reprendre le contrôle de ses frontières, d’assurer l’intégration des populations en situation régulière et de faire respecter l’Etat de droit, en raccompagnant chez eux les déboutés du droit d’asile ou les étrangers en situation irrégulière. Je veux conditionner l’aide au développement à la coopération des Etats d’origine au retour de leurs ressortissants.

L’Afrique est régulièrement décrite comme un continent d’avenir. Le pensez-vous ? Pourquoi ? Comment la France peut-elle en tirer son parti ?

Oui, c’est un continent plein d’avenir. Ses atouts sont incontestables : ressources naturelles, démographie, croissance, essor éducatif, présence d’une classe moyenne ambitieuse… Ce doit être plus que jamais un partenaire incontournable et privilégié de la France.
La France y est engagée diplomatiquement, économiquement ou encore militairement. Le lien humain est aussi très fort, tant par le rôle des communautés françaises sur le continent africain que des diasporas africaines vivant en France.
Les entreprises françaises ont, depuis longtemps, compris que l’Afrique est une terre de croissance. Certes, elles ont perdu des parts de marché, en partie parce que le continent entre pleinement dans la mondialisation. J’accompagnerai nos entrepreneurs dans leur déploiement, avec un appui au commerce extérieur simplifié et consolidé. Par ailleurs, il ne faut pas négliger l’atout culturel de la francophonie.

Quels liens personnels entretenez-vous avec l’Afrique ou certains de ses dirigeants ?

Je me suis rendu à de très nombreuses reprises en Afrique, comme parlementaire puis comme ministre et comme premier ministre. En décembre, j’étais au Mali et au Niger pour soutenir nos forces. J’ai, de fait, noué des relations avec un grand nombre de dirigeants. Nous nous connaissons bien. Pouvoir parler et être écouté de tous est un atout indispensable pour aider à la paix et défendre les intérêts français.
Quel regard portez-vous sur la politique africaine de François Hollande ? Que feriez-vous différemment si vous étiez élu ?
Il y a deux aspects à la politique qu’a menée François Hollande. Un aspect militaire, avec les interventions Serval et Sangaris, des interventions importantes et utiles que j’ai soutenues ; leur succès a tenu pour beaucoup au professionnalisme de nos armées. Et un aspect diplomatique, avec des positions non abouties, des atermoiements, voire des revirements qui ont fait beaucoup de mal à la lisibilité de la politique française sur le continent. Il faut remettre au cœur de notre dialogue avec les chefs d’Etat africains de la clarté et de la constance.


Les bases militaires françaises sur le continent : un anachronisme ou une nécessité ?

Je recentrerai notre politique étrangère sur quelques priorités, au rang desquelles la défense de nos intérêts et la lutte contre le terrorisme. Ces deux piliers sous-tendent la prolongation nos actions militaires, notamment au Sahel.


« Nous devons renforcer notre soutien aux armées africaines »
Mais nous devons aussi renforcer notre action de formation et de soutien aux armées africaines, afin qu’elles soient encore mieux préparées dans la résolution de leurs propres conflits. Ces tâches demandent du temps. Elles nécessiteront le maintien de nos bases sur le continent.


Paris doit-il davantage faire entendre sa voix lorsque des processus électoraux, à Brazzaville, Libreville ou N’Djamena sont contestés ? Jusqu’à conditionner son aide aux avancées démocratiques ?

Je serai fidèle à l’engagement de notre pays dans la défense du respect du droit international, des droits de l’homme et des principes universels de liberté et de dignité de la personne humaine. Le rôle de la diplomatie doit être de parler à tout le monde, en étant ferme et réaliste. Mon but sera de construire une relation de confiance avec nos amis africains francophones d’abord, mais aussi anglophones et lusophones.

Vous engagerez-vous à porter l’aide au développement à 0,7 % du PIB au cours de votre quinquennat ?

La France est un acteur majeur de l’aide au développement [APD]. Pas seulement avec la politique de développement, mais aussi en défendant les démocraties et en soutenant les entreprises françaises, qui sont des acteurs majeurs de l’essor de l’Afrique.
Je valoriserai mieux notre contribution, souvent diluée dans des programmes multilatéraux coûteux. Je mettrai les instruments de l’APD au service de notre diplomatie et renforcerai leur cohérence avec nos politiques étrangère, sécuritaire et migratoire. L’aide sera, je l’ai dit, conditionnée à la coopération des pays d’origine en matière de lutte contre l’immigration. Nous concentrerons nos priorités sur quelques secteurs identifiés avec nos partenaires, où les ONG et entreprises françaises ont une expérience reconnue.

Monde Afrique