Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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dimanche 5 juillet 2015

Les wilayas du centre célèbrent le 52ème anniversaire de la double Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse

 Les wilayas du centre du pays ont célébré samedi le 52ème anniversaire de la double Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse par l’animation de nombreuses activités festives et l’inauguration de plusieurs structures sociales et de services.
A Blida, la célébration de cette date phare de l’histoire contemporaine de l’Algérie a été inaugurée par une visite au cimetière des martyrs de la ville, où il a été procédé à la pose d’une gerbe de fleurs et à la lecture de la Fatiha du saint Coran à la mémoire des martyrs de la Révolution de Novembre 1954.
De nombreuses structures éducatives et autres projets de logements ont été inaugurés, à l’occasion, parallèlement au raccordement de plusieurs cités d’habitation au réseau de distribution de gaz naturel, dont le quartier Souakria de Meftah, Douar Djedid à Halouia (Soumaa), Hai Rmili Benchaabane à Ben Khelil, et au boulevard Sidi Nouihi d’El Afroune.
A Tipasa, le wali a procédé à la mise en service d’un réseau de distribution de gaz naturel au profit du village Bakoura de Cherchell, ainsi que la pose de la première pierre de réalisation de la mosquée El Forkane à la cité Tizirine de la même ville, et du siège de l’inspection territoriale du commerce.
Une exposition sur la glorieuse lutte armée de libération nationale a été organisée à la ville de Hadjeret Ennous , en plus de portes ouvertes sur le service santé, action sociale et sport de la sureté nationale.
Une conférence thématique sera animée, à l’occasion, par le Dr Lamine Bechichi, dans la ville de Ain Tagourait, dans le cadre du forum de la mémoire de la sureté nationale, organisé sous le parrainage du Directeur général de la sureté nationale, le General- major Abdelghani Hamel.
A Boumerdes, la célébration a donné lieu à l’organisation de la finale nationale de la marche des facteurs, qui a réuni près de 300 participants (dames et hommes) de 48 wilayas , des catégories vétérans et seniors, sur une distance de 2,5 km.

A Tizi-Ouzou, le wali Abdelkader Bouazghi a inauguré, vendredi, un espace de détente et de loisirs au niveau du site de l’ex gare routière, transformée à l’occasion en un bel espace de verdure. Le projet réalisé pour un montant de 80 millions de da, a été fortement salué par la population.
Dans la wilaya de Djelfa, cette double célébration a été marquée par le lancement des chantiers de nombreux projets vitaux, à l’instar de celui du confortement de la RN46, sur un axe de 13 km de distance, reliant le chef lieu de wilaya à la cité Mouileh , outre le lancement des travaux de la rocade -nord de la ville de Djelfa , pour une enveloppe de 300 millions de Da, ainsi que d’un marché couvert au nouveau pole urbain Bahrara .
Une cérémonie a été organisée à la maison de la culture Ibn Rochd de la ville, en hommage à des familles de chouhada et moudjahidine de la région, ainsi que des figures culturelles et associations sportives locales.
A Bouira, la célébration a donné lieu à la remise de 120 décisions d’attribution de logements promotionnels aidés, ainsi qu’au lancement de la réalisation de projets de 140 logements à travers de différentes localités de la wilaya.
Cette date historique a été marquée, également, par le lancement des travaux de réalisation de deux marchés couverts au niveau de la ville de Bouira, destinés à la résorption du commerce informel.
Des festivités similaires ont été abritées par d’autres wilayas du centre.
APS

Journée gratuite sur la ligne du métro le 5 juillet (RATP)



La RATP El Djazaïr offre une journée gratuite sur toute la ligne du métro, dimanche, qui coïncide avec l'extension du métro d'Alger vers El Harrach et le jour de la fête nationale de l’indépendance, a annoncé samedi un communiqué de l'entreprise.
"Sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le ministère des Transports, l’Entreprise métro d’Alger (EMA) et RATP El Djazair célèbrent la mise en service de l’extension de la ligne 1 du métro vers El Harrach" et c’est dans ce cadre qu’est offerte une journée gratuite sur toute la ligne, précise RATP El Djazaïr.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé samedi à l'inauguration de l'extension de la ligne 1 du métro d'Alger reliant Hai El Badr à El Harrach centre, dont la mise en service commerciale est prévue pour dimanche.
Le tronçon de 4 km comprend 4 stations: Bachdjerrah Tennis, Bachdjerrah, El Harrach gare et El Harrach centre.
Il dessert trois communes, à savoir Bachdjerrah, El Harrach et Bourouba.
APS

jeudi 2 juillet 2015

Organisée du 1er au 5 juillet à Alger : La première édition des Soirées lumières

À l’occasion de l’Année internationale de la lumière, la capitale fête ce grand évènement prévu du 1er au 5 juillet 2015, sur l’esplanade de la Grande-Poste d’Alger.
Cette manifestation qui est organisée sous le haut patronage du inistère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et à l'occasion de l’année internationale de la lumière, K&A communication en partenariat avec l’APC d’Alger-Centre.
Le directeur général de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur, Hafid Aourag a annoncé que «le ministère organisera une caravane qui sillonnera tout le pays autour de la lumière, de démonstration et de manipulation de la lumière qui fera en sorte de pouvoir transmettre le message à des jeunes générations.»
Il a expliqué que «l’objectif de cette initiative est de célébrer l’année internationale de la lumière qui a été décidée à l’honneur du célèbre scientifique musulman Ibn Al Haytham.»
Et d’ajouter : «cette caravane entre dans le cadre de l’Année internationale de la lumière. Nous avons voulu la fêter dans toutes les villes de l’Algérie, en sorte que la science autour de la lumière sera proche des citoyens.»
De son côté, le président de l'APC d'Alger-Centre, Hakim Bettache a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation de tel événement dans la ville d’Alger.
«La première édition des Soirées Lumières d’Alger, feront non seulement embellir la ville d’Alger mais aussi, feront découvrir aux spectateurs et aux jeunes la magie et les secrets de la lumière», a indiqué M. Bettache.
Que ce soit en Algérie ou partout dans le monde, l'année 2015 sera riche en manifestations, colloques, expositions, conférences, tables rondes..., autour d'un thème précis, la lumière : ce qu'elle est, ce qu'elle peut faire, les progrès qu'elle permet... Plusieurs grands événements scientifiques, relevant du domaine de l'optique, seront aussi commémorés cette année à l'instar de l'anniversaire du millénaire des grandes découvertes des scientifiques arabes du Xe siècle, l'anniversaire de la découverte du laser en 1960, ou encore celle de l'utilisation des fibres optiques en télécommunications en 1965.
L’Algérie, tout comme les autres pays participants à ce grand événement, organisera un show au cœur de la capitale, près de l'édifice emblématique de la Grande Poste, où une esplanade pouvant accueillir jusqu'à 10.000 personnes sera installée. Au programme, du 1er au 5 juillet, toute une série de projections en mapping 3D sur le thème de la Lumière «La lumière dans tous ses états», «Civilisation Islamique », «Ibn Al Haytham 1.000e anniversaire», «Les Arts en lumière», et «L’indépendance nationale».
Des animations ludiques, assurées par des médiateurs scientifiques de la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique accompagneront ces projections.
Les spectateurs pourront ainsi s'adonner à la résolution de problèmes en mathématiques, à savoir, casse-tête, jeux et exercices, en physique les notions essentielles et fondamentales de l'électricité, et en photonique les conversions de signaux optiques, laser. Art et science se mêleront donc pour vulgariser la science et la rapprocher du citoyen algérien.
EL MOUDJAHID

Tizi-Ouzou : Soirées toutes particulières

Une ambiance nocturne toute particulière s’est emparée depuis l’entame du mois béni du Ramadhan de la ville des Genêts où des processions de citoyens investissent les rues et autres placettes publiques pour s’y promener et se distraire après une longue et non moins difficile journée de jeûne. En effet, dès qu’on rompt le jeûne, de très nombreux Tizi-Ouzéens se précipitent dehors, qui pour siroter un café «bien serré» à la cafétéria la plus proche, qui pour se rendre aux placettes publiques et réserver un banc pour s’asseoir tranquillement et en profiter de la fraîcheur ayant caractérisé les soirées de cette première décade du mois et qui pour se rendre à la maison de la culture Mouloud-Mammeri et au théâtre régional Kateb-Yacine pour se détendre en assistant aux spectacles de chants et pièces théâtrales qui y sont programmés quotidiennement. L’animation nocturne, riche et intense, est de mise dans toutes les rues, placettes, quartiers, cités et infrastructures culturelles de jeunes et touristiques de la ville des Genêts, une ville qui veille jusqu’à l’approche de l’heure du s’hour, a-t-on constaté. Cette ambiance nocturne particulière est visible dans tous les coins et recoins de la ville de Tizi-Ouzou où la circulation automobile est bloquée pendant de longs moments au niveau des grands carrefours. Même la circulation des piétons sur les trottoirs de la ville évolue en dents de scie, vu les déferlantes humaines qui déambulent nonchalamment. Les rues et autres places publiques grouillent de monde jusqu’à l’approche de l’heure de s’hour. Femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, aussi bien de la ville que des autres localités de la wilaya, investissent le moindre espace disponible pour passer, chacun à sa manière, une merveilleuse soirée. Les terrasses de café et salon de thé et de glaces sont archicombles dès les premières minutes de la rupture du jeûne. Des familles s’attablent pour prendre des rafraichissants et autres friandises dans une atmosphère de joie et de communion les plus parfaites rompant ainsi avec la monotonie caractérisant les journées du ramadhan.  Dans les terrasses improvisées par les cafetiers et vendeurs de glaces installés au boulevard Abane-Ramdane, la rue Lamali-Ahmed et dans tant d’autres quartiers de la nouvelle ville et le boulevard Krim-Belkacem, il est tout simplement difficile de dénicher une table libre durant les moments de pointe. Tous les espaces sont occupés entre 22h jusqu’à minuit passée par des groupes de personnes qui discutent de tout et de rien en ces soirées ramadhanesques  qui se déroulent dans un climat de sérénité totale, sous l’œil vigilant des différents corps de sécurité qui se sont déployés en nombre important dans tous les carrefours et les places publiques de la ville des Genêts pour parer à tout incident de nature à perturber la quiétude de ces milliers de noceurs qui prennent d’assaut cette ville, lieu de convergence et de rencontre nocturne   des familles tizi-ouzéennes. Les placettes « l’Olivier » et « Embarek Ait Menguellet » sises à l’entrée ouest du chef-lieu de la commune de Tizi-Ouzou sont deux lieux fortement prisés par les familles et personnes âgées pour se distraire tranquillement et en sécurité totale étant très proches du siège de la sûreté de wilaya. Ces deux placettes, nouvellement aménagées par l’APC, ne désemplissent que tardivement, constate-t-on.  Pour les amateurs de l’ambiance festive, la maison de la culture Mouloud-Mammeri leur propose chaque soir des galas animés par des chanteurs de différents styles musicaux.  Beaucoup de familles  préfèrent se rendre et y passer la soirée, alors que d’autres, amateurs du 4e art, se rendent au théâtre régional Kateb-Yacine où plusieurs pièces théâtrales et autres sketches et monologues y sont programmés chaque soir à partir de 22 heures.  
EL MOUDJAHID

ONAT: offres touristiques diversifiées à prix concurrentiels au profit de 6000 estivants


L'Office national algérien du tourisme (ONAT) propose pour la saison estivale 2015 des offres touristiques "diversifiées" à des prix concurrentiels au profit de 6000 estivants, a déclaré dimanche à l'APS le directeur général de l'office, Mohamed Chérif Selatnia.
Dans ce cadre, l'ONAT propose aux familles algériennes des vacances dans des wilayas côtières telles Bejaia, Annaba, Oran, Tlemcen, Jijel et Mostaganem à des prix accessibles allant de 4500 à 7000 da/jour.
A cet effet, des appartements et des villas ont été loués et des camps de vacances et des hôtels réservés pour accueillir les touristes dans les villes côtières, a ajouté M. Selatnia qui a estimé le nombre des estivants qui bénéficieront de ces offres touristiques à 6000.
L'Office veut "attirer les touristes nationaux et les inciter à découvrir le potentiel touristique de leur pays au lieu de passer leurs vacances à l'étranger".
Il vise également à "combler le déficit enregistré en matière de structures d'hébergement, à promouvoir le tourisme intérieur sur lequel repose "la nouvelle stratégie de l'office pour relancer son activité touristique et à promouvoir la destination Algérie".
"Actuellement, notre principal objectif est de relancer la destination Algérie", a-t-il indiqué, soulignant "la nécessité de booster le tourisme saharien, très sollicité par les touristes étrangers et les familles algériennes, notamment durant les vacances d'hiver et de printemps".
Outre la modernisation structures et la diversification du produit touristique, "un partenariat a été établi avec tous les opérateurs notamment en matière de transport et les représentants des œuvres sociales des différents secteurs" pour réaliser cet objectif, a-t-il précisé.
L'ONAT propose actuellement un produit touristique diversifié suivant les exigences des clients, dont le tourisme balnéaire, sportif, culturel et religieux ainsi que le tourisme d'affaires.
Pour améliorer ses prestations notamment en matière d'accueil, l'ONAT aspire à réaménager et à moderniser ses 36 agences touristiques à travers le territoire.
APS

Nouveaux textes pour faciliter l’investissement en zones d’expansion touristique

 Le ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, Amar Ghoul a annoncé, jeudi à Mostaganem, l'élaboration de nouveaux textes réglementaires pour faciliter l’investissement dans les zones d’expansion touristique (ZET).
Dans une déclaration à la presse en marge d'une visite d'inspection dans la wilaya, M. Ghoul a insisté sur la diversification de l'architecture et des services pour relever l’attractivité de ces ZET.
Il a annoncé la tenue, dimanche prochain, d'une rencontre nationale de tous les responsables concernés, en vue de prendre une série de mesures concernant l’exploitation des ZET et de se diriger vers une vision économique offrant de l'emplois et créant de la richesse, hors hydrocarbures.
Le ministre a affirmé que le secteur de l’aménagement du territoire œuvre à orienter tous les secteurs vers des créneaux générateurs de richesses, en plus de la prise de mesures pour surmonter les entraves bureaucratiques, décentraliser l’investissement et mettre en place des facilités au profit des investisseurs dans l’accompagnement financier et le foncier.
Par ailleurs, les préparatifs "vont bon train" pour le projet de classement des hôtels selon la qualité des services et leur variété, a indiqué M. Ghoul, ajoutant que des mesures incitatives ont été prises pour améliorer les prestations.
Inspectant des opérations d’aménagement et d’équipement au niveau de la plage "Clovis" à "Benabdelmalek Ramdane", le ministre a appelé le citoyen à adhérer en force à "l’acte touristique" en préservant l’environnement, soulignant que la réussite de la saison estivale "n’est pas l'affaire seulement du secteur et que le citoyen y tient un rôle".
Le ministre a, à cette occasion, visité des projets relevant de son secteur dans la wilaya dont trois hôtels, une résidence touristique privée au pôle touristique "Les sablettes" et à Benabdelamalek Ramdane.
Il s’est rendu également à la maison de la culture "Ould Abderrahmane Kaki" de Mostaganem où il a visité une exposition organisée à l’occasion de la journée nationale du tourisme avec la participation de différents acteurs.
L’Agence nationale d’aménagement et de protection du territoire a présenté au ministre un exposé sur le plan d’aménagement de la wilaya de Mostaganem.
 APS

GE et Sonelgaz valorisent la production locale et les jeunes entrepreneurs grâce au prix IDEA

GE et Sonelgaz ont lancé un concours, nommé « Industrie et Développement de l’Entreprenariat en Algérie » - IDEA -, qui vise à promouvoir une génération d’entrepreneurs algériens dans le secteur industriel. Le but est de valoriser les composantes locales afin que l’industrie algérienne trouve sa place dans des circuits d’approvisionnement ambitieux. Le lauréat a été récompensé lors d’une cérémonie au musée du Bardo, le 28 juin.

General Electric (GE) et Sonelgaz ont décerné dimanche soir au musée du Bardo le prix  « Industrie et Développement de l’Entreprenariat en Algérie » (I.D.E.A). Le Président Directeur Général de Sonelgaz M. Noureddine Bouterfa ainsi que le Président de GE pour l’Afrique du Nord-Ouest, M. Touffik Fredj ont participé à la cérémonie.  Les deux entreprises ont lancé le concours IDEA le 23 septembre 2014. M. Noureddine Boutarfa, Président Directeur Général de Sonelgaz a expliqué : « Nous voulons faire de l’énergie un levier de développement pour notre pays et cela ne saurait se faire sans libérer les initiatives. C’est l’initiative innovante qui est la clé d’une croissance forte et durable ». Il évoque la nécessité de réitérer ces initiatives, notamment afin de promouvoir un « écosystème de jeunes entrepreneurs passionnées par le secteur industriel ». Cette ressource est indispensable afin de faire de l’énergie « un levier de développement. » Le concours doit permettre d’identifier et d’aider les jeunes algériens actifs dans le secteur industriel dans le but de stimuler l’activité locale. L’industrie algérienne doit pouvoir se doter d’une chaîne d’approvisionnement. Plus particulièrement, le concours visait à repérer des éventuels fournisseurs, parmi les participants pour le projet industriel de l’usine GE Algeria Turbines (GEAT). Située à Ain Yagout, près de Batna, elle produit des turbines à gaz, des turbines vapeur,  ou encore des alternateurs et autres systèmes de contrôle commande. Ce complexe industriel atteindra une production électrique d’environ 2 GW par an.
 Valorisation de la production locale
M. Adel Bougdah, chef d’une petite entreprise, est l’heureux lauréat du concours. General Electric Algeria Turbines, pourrait faire de lui l’un de ses fournisseurs. Au demeurant, il remporte la coquette somme de 20 000 dollars (l’équivalent de 2 021 000 DZD). Le concours n’était pas des plus aisés.  Il comportait deux phases. Dans un premier temps, les participants devaient produire une pièce en acier inoxydable destinée à l’usage dans un système de combustion des turbines à gaz.  A l’issue de ce premier tour, six candidats ont été sélectionnés. Ils ont remportés la somme de 10 000 dollars (4 850 400 DZD). Ensuite, ils devaient remettre la pièce conçue pour le premier tour. Au second tour, un jury pointilleux s’est penché sur le prototype fourni par chacun des candidats afin d’en évaluer plusieurs critères. A l’aspect qualitatif du produit et à sa conformité avec les normes techniques, s’ajoutait la part de composantes et/ou de matériaux produits localement. Cette initiative a permis ainsi de répondre à une demande ciblée, tout en faisant la promotion de l’entreprenariat dans le secteur industriel local.
Le Maghreb Emergent

Algérie, retour « pour » investissement

Inauguration du nouveau site de production de l’automobiliste français Renault à Oued Tlelat, au sud d’Oran, Algérie, le 10 novembre 2014 (AFP).
La France perd du terrain en Algérie, mais l’importante communauté franco-algérienne peut constituer un atout certain pour ce marché prometteur 
L'inauguration d'une usine Renault en novembre 2014 dans la région d’Oran a été l’occasion pour les autorités algériennes et françaises d’appeler de leurs vœux un renforcement de leur partenariat économique, qualifié alors d’« exemplaire ». Pourtant, au-delà des autocongratulations officielles, c’est un fait, la France perd du terrain en Algérie. Si elle est toujours son premier client en Afrique, elle est en effet passée en 2012 au second rang des fournisseurs, derrière la Chine. Mais l’importante communauté franco-algérienne peut constituer un atout certain pour ce marché prometteur.
Depuis bientôt trois ans qu’il traverse la Méditerranée comme d’autres passent la Seine, Rachid n’en démord pas : tout reste à faire et à inventer en Algérie en matière d’économie. Cet ingénieur commercial de 38 ans est né en France de parents algériens et a été formé dans une grande école d’ingénieurs. Employé d’une grande entreprise française de l’énergie, il passe ainsi son temps entre le siège parisien de sa société et Alger : « L’Algérie offre des marges de bénéfices nets énormes. Forcément, les entreprises internationales sont de plus en plus intéressées et misent sur des gens comme moi. En tant que binational, l’avantage est que je connais la langue, l’environnement culturel, les codes non écrits qui sont parfois aussi importants à maîtriser que le code algérien des marchés. En parallèle, je parle bien sûr le français, qui est encore très utilisé, et j’ai une formation à l’occidentale. Tout cela m’a permis d’être rapidement efficace là-bas. »
Voilà seulement une dizaine d’années que l’Algérie s’ouvre aux entreprises étrangères. Depuis l’indépendance en 1962, la planification étatique avait fermé durablement son économie. En outre, un évident « syndrome hollandais », ou malédiction des matières premières, a pesé sur le développement du pays, l’exploitation des ressources naturelles cannibalisant toutes les autres industries. Cette situation avait mené l’Algérie au bord du gouffre économique après le contre-choc pétrolier de 1986. La chute brutale des cours du brut puis la flambée des prix provoqueront les émeutes d’octobre 1988. L’Algérie plongera alors dans le long tunnel sanglant de la guerre civile.
Encore aujourd’hui, les hydrocarbures constituent 90 % des exportations algériennes et la fiscalité pétrolière pèse pour près des deux tiers du budget national. Si le pays entend désormais atténuer cette dépendance en ouvrant son économie, il souffre cependant d’un manque criant de cadres et de dirigeants, capables d’accompagner l’implantation d’entreprises internationales ou de les créer ex nihilo. C’est dans cette brèche d’opportunités que se sont engouffrés les Franco-Algériens.
La binationalité, un facilitateur d’activités
Selon Abderrahmane Mebtoul, économiste franco-algérien, cette nouvelle génération de binationaux qui investissent, et s’investissent, en Algérie se démarquent de leurs parents par un niveau de qualification élevé. Les deux tiers ont en effet un diplôme supérieur ou égal à Bac+4.  De plus, ils ne s’inscrivent pas dans une dialectique mythifiée de l’Exil et du Retour. Pas de « l’année prochaine à Alger » en somme, mais des allers-retours réguliers, à deux heures d’avion de Paris.
Outre un enracinement culturel double, leur binationalité leur offre l’avantage certain de bénéficier des systèmes juridiques français et algérien. Plus encore, pour peu qu’ils soient également résidents en Algérie, les binationaux échappent à la loi dite du « 49/51 ». Considérée par les entreprises internationales comme un puissant frein à leur implantation, cette loi impose une association avec des nationaux détenant la majorité des parts de l’entreprise à créer.
Dès lors, de façon très nette, toujours selon les estimations d’Abderrahmane Mebtoul, 86 % des projets de binationaux ont porté, jusqu’à présent, sur la création d’une nouvelle entreprise en Algérie, le reste portant sur la simple implantation locale d’une entreprise préexistante. La plupart des investisseurs franco-algériens se lancent dans des activités de service. Là, tout est à défricher et leur compétence est rapidement reconnue.
D’autres encore investissent dans l’agriculture, secteur sinistré dans une Algérie extrêmement dépendante des importations alimentaires. Les projets d’infrastructures ou d’importations sont les plus difficiles à faire exister car ils se heurtent aux lourdeurs d’appels d’offres spécifiques. Mais, plus prosaïquement, ces secteurs demeurent encore la « chasse gardée » d’hommes d’affaires algériens liés à l’armée et à l’Etat, comme l’ont montré les scandales de corruption qui ont secoué le pays ces dernières années.
Des motivations contrastées
Le cas de Kamel Haddar, Franco-Algérien de 33 ans, passé d’abord par un cabinet parisien de conseil en stratégie, est emblématique d’un certain parcours. Propriétaire d’un site d’information, il dirige également à Alger un cabinet de conseil qui guide les grandes entreprises dans le dédale administratif du pays. Au sein de l’association Atlas, active des deux côtés de la Méditerranée, Kamel Haddar entend aussi fédérer un réseau de cadres et dirigeants d’origine algérienne : « Notre but est de les accompagner pour créer efficacement là-bas. Nous nous adressons à toute la diaspora algérienne, pas seulement à celle de France. 30 % de nos adhérents viennent des Etats-Unis, du Canada ou du Moyen-Orient ».
Selon son expérience, trois profils émergent. D’abord il y a ceux qui souhaitent simplement gagner de l’argent, dans une pure rationalité économique, et qui considèrent leur double nationalité comme un simple levier. Le second profil est motivé en plus par l’idée d’aider au développement « de son autre pays ».
« Le troisième profil parce qu’il se sent rejeté, fait aussi un rejet de la France et considère que son pays est l’Algérie », explique Kamel Haddar. Cette façon de voir est due au climat ambiant. Depuis 2005, avec ce sentiment d’islamophobie qui se développe, il préfère envisager sa vie dans le pays de ses parents. Il gagne de l’argent, et est musulman sans que cela pose problème. Il se dit simplement : pourquoi continuer à se battre pour un pays qui ne veut pas de moi ? ».
Entre opportunités et difficultés
Alors, l’Algérie, nouvelle terre d’investissement économique, identitaire et symbolique pour l’entrepreneur franco-algérien ? Oui, si l’on en croit Karim, 34 ans, cadre dans l’industrie automobile française qui s’occupe de développer l’activité de son employeur en Algérie : « J’ai pu accéder à des responsabilités et des opportunités que je n’aurais pas eues si j’avais travaillé seulement en France. Pour une fois, j’ai même eu l’impression que ma double nationalité ne me desservait pas aux yeux de ceux qui m’ont recruté, bien au contraire ».
La vision est peut-être encore trop idyllique. D’aucuns admettent à mi-voix que si employer des cadres franco-algériens ne pose pas de problème, il demeure difficile pour certains investisseurs français d’accepter qu’une entreprise soit détenue à majorité par un actionnaire algérien dans le cas d’une association avec un binational. « Il y a là une révolution psychologique à faire pour accepter qu’un Algérien ne soit pas seulement employé mais un co-équipier. Il y a là un frein sans doute dû au passif historique et colonial entre la France et l’Algérie. Les entreprises étrangères non françaises qui souhaitent investir en Algérie n’ont pas ce problème, par exemple, et envisagent l’association avec un Algérien de façon plus simple », admet, comme à regret, Rachid, l’ingénieur parisien.
D’autres encore, parmi les binationaux, soulignent qu’ils peinent à s’habituer aux difficultés inhérentes au pays, surtout en comparaison avec le grand rival marocain, beaucoup plus habitué à accueillir l’entreprenariat international. L’administration tatillonne ou brouillonne, le formalisme lourd des appels d’offre, le nombre encore insuffisant de structures comme les hôtels internationaux, le prix élevé des visas nécessaires pour les collaborateurs non algériens, tout cela constitue des freins indéniables. Et puis, dans la vie quotidienne de ces binationaux somme toute habitués à une certaine façon de vivre en France, le manque de divertissement aussi peut peser à la longue ainsi que, pour les femmes, le conservatisme encore prégnant de la société algérienne.
Tout cela, Kamel Haddar le balaie d’un revers de main : « De nombreux hôtels sont en construction pour cette clientèle spécifique », tempère-t-il. « En ce qui concerne les visas, quand l’Etat français réduira de son côté le coût des visas français, l’Algérie suivra. C’est le principe de réciprocité, c’est tout. Il faut être patient, voilà tout. Les binationaux, parce qu’ils ont des besoins spécifiques, obligent l’Algérie à élever ses standards d’accueil. Ils créent eux-mêmes ces services nouveaux qui répondent à leur besoins : il y a un effet mécanique vers une adaptation aux critères européens. »
Et puis, souligne-t-il avec force : «  La Turquie, la Chine, les Etats unis, l’Allemagne frappent aussi aux portes de Algérie et sont beaucoup plus souples dans leurs attentes. Ils comprennent que c’est un pays encore en développement. Il faut faire attention, il y a beaucoup moins d’affaires avec la France qu’il y a vingt ans.  La France a encore deux avantages sur ces concurrents : le français reste la langue des affaires dans le pays. Et les binationaux sont encore, selon ce que j’observe, l’atout principal. »
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Le malaise des binationaux : « la France n’assume pas sa mixité »

Les grands événements sportifs fédèrent toutes les nationalités. Aperçu, lors de la finale de la Coupe du monde de 2006.  PHOTO ARCHIVES LUDOVIC MAILLARD
Un matin, place de la Fosse aux Chênes à Roubaix. Trois jeunes sortent d’un commerce, un chocolat chaud à la main. Karim, Nadir et Brahim ont passé la vingtaine. Depuis qu’ils ont arrêté l’école, ils se retrouvent chaque jour au pied des immeubles. Sorte de rituel. Contrairement à leurs parents, ils sont nés en France. Pourtant, à l’image du joueur de football Sofiane Feghouli, ils ne se sentent pas pleinement intégrés dans la société. « Régulièrement, on nous rappelle qu’on n’est pas de vrais Français, par une remarque ou un regard  », commence Karim. Depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier, tous sentent une tension. «  Il y a un après Charlie Hebdo . Les contrôles de police sont plus fréquents. On nous prend pour des braqueurs ou des terroristes en puissance. Les gens regardent trop de films !  », regrette Nadir.

Roubaix-Tourcoing : une difficulté de plus

Au cours de la discussion, le groupe va s’étoffer jusqu’à réunir une petite dizaine de personnes. Tous partagent le même ressenti : la double nationalité n’ouvre pas de porte surtout quand elle se voit. «  Pour trouver un job, on doit en faire deux fois plus que les autres  », explique Nadir. «  Trois fois plus, quand tu habites Roubaix-Tourcoing  », ajoute Karim. Génération «  sacrifiée  », «  perdue », leurs mots sont durs. «  La France n’assume pas sa mixité.  »
Aborder la question de la double nationalité dérange. «  Allez voir ailleurs, il y aura peut-être de vrais Français pour répondre  », nous assène-t-on en entrant dans un café tourquennois. Sur la Grand-Place la discussion s’engage plus facilement. Autour d’un café, Belkacem, 45 ans, évoque cette différence. «  On sent qu’il y a un petit quelque chose qui cloche quand on parle avec les gens. On ne nous dit rien, mais ça se sent  », explique le maçon, installé à Tourcoing depuis 20 ans. Diffus, le malaise est tenace. «  On n’est jamais à 100 % égaux  », assure Kamel, Algérien qui vit à Roubaix depuis 10 ans. Ici, on est mieux reçu qu’ailleurs en France, mais il y a toujours quelqu’un pour te dire de rentrer chez toi .  » Autrement dit, au Maghreb.

« On est entre deux »

Une idée improbable pour Mossa, franco-algérien de 40 ans. «  On vit depuis si longtemps en France qu’on n’est plus que de passage en Algérie. On est entre deux. Ce n’est pas évident.  » À la table voisine, Ali, 22 ans, Tunisien, a fui la révolution pour gagner la France en 2011. Depuis, il subit une autre forme de discrimination : «  entre ceux nés en France et ceux nés de l’autre côté de la Méditerranée.  »

Ces Franco-Algériens qui s’installent en Algérie

Dans le centre d’Alger, en octobre 2014.
Dans son agence de communication située dans le quartier huppé de Dely Brahim, Lamia dirige ses affaires d’une main de fer. Elle s’absente rarement du bureau, entretient son réseau algérois avec soin et encadre ses équipes avec fermeté. Elle a quitté la France il y a dix ans pour une nouvelle aventure en Algérie et a ouvert il y a cinq ans sa propre agence de communication spécialisée dans l’événementiel et la communication d’entreprise.
« En France, je travaillais pour de grands groupes de restauration et mon ambition était de décrocher un poste au siège. Je n’ai pas eu cet emploi, probablement, parce que j’ai des origines étrangères », indique cette Franco-Algérienne. L’événement agit comme un électrochoc et Lamia se tourne vers son pays d’origine.
Lamia fait partie de la première vague de cette immigration inversée. De nombreux jeunes Franco-Algériens ayant grandi en France viennent tenter leur chance à Alger ou Oran. Ils sont diplômés et leur recrutement par les entreprises algériennes n’est qu’une formalité. Expatriés sur la terre de leurs grands-parents, ils intègrent divers milieux professionnels : la communication, le marketing, le journalisme ou lancent leur propre affaire. Pour eux, l’Algérie est synonyme d’opportunités.

Des objectifs professionnels

Diplômé d’une grande école de commerce en France, Mohamed est recruté par un cabinet de consulting à Paris et travaille entre les deux pays. De l’Algérie des vacances, il découvre celle des affaires. « Le contenu des missions est plus intéressant qu’en France où le marché est mature. L’Algérie a un marché exponentiel, alors comment gérer cette croissance ? J’ai trouvé qu’il y avait une place intéressante à se faire dans le conseil », raconte Mohamed, 34 ans. Depuis, il s’est installé à Alger où il est à la tête de son propre cabinet de consulting. « Avoir les deux cultures est un avantage. Mon cabinet a vraiment pu décoller grâce aux entreprises françaises et en même temps notre argument est d’être une boîte algérienne », souligne-t-il.
« Au début, il est difficile de se faire des contacts. A cela, s’ajoute le problème d’accès à l’information. On apprend à être patient », raconte Lamia. Le défi est de revoir ses méthodes de travail et sa façon de manager. Cependant, les nouveaux arrivants gagnent rapidement en responsabilité, en autonomie et exercent leur métier de façon plus flexible. « On apprend à connaître les gens avec lesquels on travaille et une fois qu’on a gagné leur confiance, ils s’engagent », assure Mohamed.
Certes, dans le domaine professionnel, l’intégration est immédiate. Ces jeunes sont une main-d’œuvre qualifiée qui vient pallier le déficit de compétences dans certains secteurs en pleine croissance, tel que le numérique ou la publicité, mais dans la vie quotidienne leur acclimatation est plus délicate.

« Retour ou immigration ? »

Le voyage d’un pays à l’autre est un grand saut dans l’inconnu. « Je me sens bâtarde ! En arrivant ici, on déchante. Les codes ne sont pas les mêmes et il faut se rééduquer », estime Lamia. Ce n’est pas facile de trouver un équilibre entre ses deux cultures et nombreuses sont les règles à ne pas transgresser.
« Ma liberté me manque. Ne serait-ce que rigoler et parler fort, ce n’est pas quelque chose d’anodin ici », explique Sonia(*), 26 ans, arrivée il y a six mois à Alger pour entamer une carrière de journaliste. Le style de vie change radicalement et des concessions sont faites sur la qualité de vie. Lamia a d’ailleurs créé un réseau pour les femmes algériennes actives, le Ladies Business Club pour s’entraider professionnellement. Une façon de contrer le manque de loisirs.
L’anthropologue Giulia Fabbiano étudie ce phénomène de migration du nord vers le sud. Selon elle, le phénomène relativement récent (les années 2000) s’inscrit dans le même contexte d’expatriation des Français à l’étranger. Néanmoins, dans le cas des Franco-Algériens, le flux est difficile à quantifier en raison de leur double nationalité. La population étudiée par la chercheuse est assez jeune, diplômée et l’Algérie ne représente pas leur première expérience internationale.
« Ce n’est pas tant un appel des origines, qu’un concours d’opportunités. Ces personnes ne sont pas dans un face-à-face entre l’Algérie et la France, mais dans une internationalisation des parcours. L’Algérie est un tremplin, souligne Giulia Fabbiano. Toutefois, leur identité binationale qui n’existe pas en France se forge en Algérie où ils apprennent à cerner leur étrangeté. »
D’ailleurs, le phénomène d’immigration inversée ne se limite pas seulement à l’Algérie mais touche également les autres pays du Maghreb à l’instar de la Tunisie dont une partie de la diaspora a regagné le pays depuis la révolution de 2011. Quant aux binationaux arrivés en Algérie pour booster leur carrière, ils ne sont pas destinés à y rester. Qualité de vie insuffisante, absence d’une politique à destination de la diaspora, rares sont ceux qui font exception à la règle pour s’installer durablement au pays des origines.
Le Monde Afrique