Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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dimanche 29 mars 2015

Tunisie – Forum Social Mondial : « Une jeunesse qui milite, qui oeuvre pour le changement »

Les participants à la première manifestation de la commission des jeunes du Forum Social Mondial qui s’ouvre mardi, sur le slogan « Une jeunesse qui milite, oeuvre pour le changement », organisée dans la salle du Mondial à Tunis, ont appelé à la constitution d’un front des jeunes composé de mouvements sociaux de lutte pour la démocratie, la liberté, la dignité, et contre toutes les forme de dictature et d’exploitation, de marginalisation et de ségrégation aux dépens des jeunes.
Zied Makhlouf, coordinateur de la commission des jeunes du FSM, organisé du 24 au 28 mars, a indiqué à l’agence TAP que l’édition 2015 du forum « est une importante étape sur la voie du militantisme universel prônant un changement socio-économique à travers la participation de plus de 50 mille personnes représentant 5800 associations dont 270 en rapport avec la jeunesse ».
Il s’est félicité de l’augmentation du nombre des participants après l’attentat du Bardo « ce qui illustre la grande solidarité manifestée envers la Tunisie par la communauté internationale ».
« Le choix de Mohamed Ali Hammi pour marquer cette manifestation représente une conviction enracinée des principes pour lesquelles ce grand syndicaliste a milité et crée le premier syndicat tunisien défendant les droits socio-économiques de la classe ouvrière », a-t-il souligné.
« Le Forum va poursuivre son engagement sur cette voie depuis sa première édition à Pote Allegre au Brésil qui a aidé à accomplir un changement socio-économique perceptible en Amérique latine, notamment en Argentine, Venezuela et Brésil », a-t-il ajouté.
Louay Aoudi, représentant de l’association de forum de la jeunesse palestinienne dans le diaspora, a souligné de son côté, que « la cause palestinienne n’est plus limité désormais à la géographie mais concerne l’humanité entière étant une lutte contre le sionisme, le capitalisme fasciste et un fer de lance pour la liberté ».
Il a estimé que « le FSM de Tunis constitue un outil pour l’unification des forces de la jeunesse mondiale pour se libérer des griffes du sionisme et de la marginalisation ».
Pour Caraminda Mac Lorin, représentante du comité d’organisation du FSM à Montréal en 2016, a indiqué que « la participation record à l’édition 2015 à Tunis reflète la grande sympathie des jeunes du monde pour la Tunisie après les derniers attentats ».
« Nous sommes ici également pour exprimer les préoccupations des jeunes canadiens avec la grève déclenchée par près de 50 mille étudiants afin de protester contre la politique d’austérité.
Cet espace représente une bonne opportunité pour nous pour échanger les expériences et les points de vue sur ces problèmes communs des jeunes en attendant l’édition de 2016 au Canada », a-t-elle indiqué.
Ali Jawat, représentant des quartiers de Casablanca, a estimé que « le forum de Tunis est un appel lancé aux jeunes du monde entier pour l’unité et le militantisme contre l’oppression et l’injustice dont souffrent plusieurs peuples, une expression réelle des mouvements sociaux et un outil pour faire entendre la voie des jeunes oeuvrant pour le changement ».
Au programme des travaux du FSM figurent plusieurs manifestations variées outre des activés en marge du forum, dont des débats entre personnalités politiques internationales et des manifestations culturelles et musicales.
Direct info

Retour . rentrée littéraire du Mali Quand Bamako va !

Quand Bamako va !
Beaucoup de pays africains organisent annuellement un Salon du livre à dimension nationale ou internationale. Parmi les plus importants, l’on peut citer le Salon international du livre d’Alger et le festival Time of the Writer de Durban en Afrique du Sud. La Rentrée littéraire du Mali, dont la première édition avait eu lieu en 2008, est sur le point de faire partie de ces rendez-vous prisés. Retour sur l’édition 2015 qui s’est déroulée fin février à Bamako et plus spécifiquement de la collaboration Mali-Algérie pour l’organiser.

L’attractivité de la «Rentrée littéraire de Bamako» s’explique en partie grâce aux prix qui en constituent l’un des volets originaux, des prix dont un continental, primant un roman écrit ou traduit en français par tout auteur africain où qu’il vive mais ayant publié son texte en Afrique.
Ce prix porta d’abord le nom de Yambo Ouologuem, en hommage à l’auteur de Le devoir de violence, prix Renaudot 1968, né le 22 août 1940 à Bandiagara, au Mali, où il vit actuellement. Les lauréats en furent Isaie Biton Koulibaly (Côte d’Ivoire) en 2008, pour son roman
Et pourtant elle pleurait, coédité par les éditions Frat Mat et les NEI d’Abidjan ; Suzanne El Farrah El Kenz (Algérie), en 2010, pour son roman La Maison du Néguev, éditions Apic d’Alger ; et Eugène Ebodé (Cameroun), en 2012 pour son roman Madame l’Afrique, éditions Apic d’Alger. A la suite de quelques polémiques autour de l’usage du nom de Yambo Ouologuem, ce prix fut rebaptisé, à partir de 2015, prix Ahmed Baba, du nom du savant et homme de lettres Abu Al-’abbas Ahmed Ibn Ahmed Al-Takruri Al-Massufi, né en 1556 à Tombouctou et mort en 1627.
Cet homme résista à l’envahisseur saadien (dans la zone de l’actuel Maroc) et tomba entre les mains de l’ennemi pour être fait prisonnier par le sultan Ahmed Al-Mansour. Doté de 3 millions de francs CFA (4500 euros), le prix Ahmed Baba (ex-prix Yambo Ouologuem donc) est le seul des quatre attribués lors de la Rentrée littéraire du Mali à concerner tous les écrivains africains (pour l’édition de 2015, j’ai eu l’honneur d’en être le lauréat avec mon roman L’ethnologue et le sage, paru en 2013 aux éditions ODEM, Libreville, Gabon).
Les autres récompenses sont nationales, attribuées à des auteurs maliens : ainsi, au cours de la soirée de clôture de la Rentrée littéraire du Mali, le prix du meilleur manuscrit (roman, recueil de nouvelles, de contes, de poème, théâtre, récit) a consacré La folle du pont des Indigents de Mohamed Diarra, texte qui paraîtra aux éditions Tombouctou.
Le prix du premier roman, doté d’un million de francs CFA (1500 euros), a honoré le médecin Moussa Koné pour son roman Niamoye, la terre promise de Tombouctou : blessée de l’Azawad, paru en 2014 aux éditions Togouna de Bamako ; le prix Massa Makan Diabaté, du nom de l’historien et écrivain malien né en 1938 à Kita et mort en 1988 à Bamako, rendu célèbre surtout par sa trilogie Le lieutenant de Kouta, Le coiffeur de Kouta et Le boucher de Kouta, publiés aux éditions Hatier de Paris, ce prix doté de deux millions de francs CFA (3000 euros), a salué l’art de Niaré Fatoumata Kéita pour son roman Sous fer, sorti en janvier 2013 aux éditions La Sahélienne/L’Harmattan de Bamako.
Créée en 2008 par l’association Fonds des Prix littéraires du Mali par les écrivains Ibrahima Aya et Aïda Mady Diallo, la Rentrée littéraire du Mali, d’abord une biennale (l’édition de 2014 n’a pas eu lieu à cause de la sérieuse crise du nord-Mali en 2012), deviendra annuelle à partir de 2016, toujours du 23 au 27 février.
Selon Ibrahima Aya, codirecteur de cet événement, «les différentes manifestations de la Rentrée littéraire ont pour seul objectif de contribuer à mettre en lumière la production littéraire et intellectuelle en Afrique à travers la promotion des auteurs et de leurs œuvres. L’impact recherché est bien l’amélioration (quantitative et qualitative) de la demande et de l’offre de livres et de lecture. Les prix participent également de cela…».
L’édition de 2015 avait pour thème général «Osons réinventer l’avenir», un hommage au capitaine Thomas
Sankara, le révolutionnaire burkinabè assassiné le 15 octobre 1987, auteur d’un discours célèbre à la tribune de l’ONU, mais surtout, selon les organisateurs, ce thème s’inscrivait «dans le processus de réconciliation et reconstruction du pays (Mali) en cours, à la suite de la crise politique, institutionnelle et identitaire intervenue en 2012». Venus du Togo, du Cameroun, du Burkina Faso, d’Egypte, d’Algérie, de France, de Belgique, du Kenya, du Mali, du Niger, plusieurs dizaines d’écrivains et d’éditeurs avaient contribué à faire de l’édition 2015 de la Rentrée littéraire du Mali une véritable fête culturelle.
Soutenue financièrement par plusieurs ministères maliens, avec l’appui de quelques institutions étrangères, cette manifestation littéraire aura aussi, grâce notamment à son prix continental Ahmed Baba, pour impact d’inciter des écrivains africains, déjà ou pas encore suffisamment révélés et célébrés en Europe et en Amérique, de publier nombre de leurs textes en Afrique.
C’est donc bien à une redynamisation de toute la filière du livre qu’un tel événement participe. Aussi, permet-il d’établir des formes nouvelles de collaboration intra-africaines entre structures associatives, entre Etats. Pour l’édition 2015, ce fut le cas avec la forte délégation des Algériens à Bamako. Rarement deux auteurs à la fois étaient venus du même pays. Pour l’édition 2015, l’Algérie faisait exception avec une délégation de douze personnes, le tiers des participants (seul le pays organisateur pouvait se targuer d’avoir autant de représentants).
Cette forte présence donnait une idée du dynamisme du pays de Kateb Yacine en matière de culture, de littérature surtout, car l’Algérie, au passé ou au présent, nous offre toujours des noms prestigieux, des poètes, dramaturges et romanciers aux univers originaux. La jeune garde impose déjà ses marques, avec des auteurs comme Sarah Haïdar ou Randa El-Kolli.
Mais cette vitalité seule n’aurait pas suffi à expliquer la présence à Bamako de tant d’Algériens. Grâce à l’éditrice et écrivain Samia Zennadi et à la dramaturge Hajar Bali, j’avais saisi les contours d’une riche collaboration entre des créateurs qui savent aussi impliquer leurs pays. Samia Zennadi s’était impliquée, à partir de son amitié avec Ibrahima Aya, dès la première édition dans les activités de la Rentrée littéraire du Mali, en facilitant les contacts avec certains auteurs à inviter et en participant à Bamako à la gestion des invités, à la modération des tables rondes et des débats. «Ibrahima Aya a fait plusieurs voyages en Algérie et a participé au Festival du livre et de la littérature jeunesse et aussi au Salon du livre d’Alger dans l’Espace Panaf, m’explique-t-elle. En 2014, et à la demande de Ibrahima Aya et de Aïda Mady Diallo, qui ont souhaité élargir le cercle de la réflexion de la rentrée littéraire, un groupe de travail a été constitué et l’association Chrysalide s’est chargée de réunir à Alger (septembre 2014) ce groupe. L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et l’Institut français (qui a payé les billets) nous ont permis de nous retrouver aux Aftis (Jijel, pas loin de Béjaïa). A partir de là les propositions de thématiques ont été avancées. Ce groupe de travail a œuvré en coordination avec celui qui était au Mali.
Quant à la présence algérienne, elle a été possible grâce au ministère de la Culture et à l’ambassade d’Algérie au Mali». On doit à cette collaboration entre Algériens et Maliens le succès de cet événement dont l’organisation, tout le monde s’en doute, n’est pas des plus simples.
C’est ce qu’explique la dramaturge algérienne Hajar Bali à propos de cette collaboration : «L’idée est venue lors de la précédente rentrée littéraire à laquelle nous avons participé et durant laquelle les organisateurs nous ont parlé des difficultés auxquelles ils ont fait face, devant organiser et réfléchir en un temps très court au thème de la manifestation». Malgré l’insuffisance des moyens humains et matériels, au prix de grands sacrifices, l’équipe malienne parvenait à donner à l’événement toute son ampleur, «l’enjeu étant de participer à la préservation du formidable atout culturel de ce pays, menacé, comme on le sait, par la guerre qui sévit au nord».
Pour aider les organisateurs maliens de la Rentrée littéraire, une structure internationale naquit. «Nous avons ainsi spontanément formé une équipe élargie à d’autres pays (France, Belgique, Algérie) qui sera désormais partie prenante dans l’organisation de la manifestation, explique Hajar Bali.
C’est ainsi que l’association algéroise Chrysalide a proposé de collaborer avec le Fonds des Prix Littéraires du Mali à l’organisation de La Rentrée littéraire du Mali 2015, en proposant, dans un premier temps, une résidence pour l’équipe dite internationale ; et dans un deuxième temps, la prise en charge des invités algériens à la rentrée 2015». Du 7 au 14 septembre 2014, l’association Chrysalide avait organisé une résidence dans l’auberge des Aftis (wilaya de Jijel), où des artistes, dont des membres de Chrysalide, avaient l’habitude de séjourner pour créer ; «un cadre idéal pour ce genre de rencontres, les résidents étant logés confortablement dans un lieu calme, sécurisé, propice à la création. L’association Chrysalide a organisé cette résidence avec le soutien de M. Bousdira, propriétaire de l’auberge, et de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC).
Les voyages des participants étrangers ont été financés par l’ambassade de France en Algérie. Les personnes en résidence ont eu donc à définir un thème principal autour duquel s’orientent les différentes tables rondes et rencontres, organisées dans les écoles, les lycées, les universités, ainsi que dans les habituels cercles culturels de Bamako. Nous avons établi une liste d’intervenants de tous pays qui devaient développer les différents axes de réflexion que nous leur avons proposés». (…)
L’une des leçons que j’ai tirées de ma participation à l’édition 2015 de la Rentrée littéraire du Mali, c’est celle-là donc, la leçon d’une collaboration réussie entre des artistes, dont les uns, citoyens d’un pays plus stable, l’Algérie, plus riche et ayant l’habitude de l’organisation d’événements littéraires, dont les uns, disais-je, citoyens d’un pays devenu plus stable après avoir connu ses années noires, parviennent à impliquer des institutions d’Etat pour une contribution financière conséquente par l’achat des billets d’avion, des frais de séjour… «Pour la rentrée 2015, poursuit Hajar Bali, l’Algérie a été représentée par une délégation de pas moins de 12 personnes, écrivains et artistes.
L’Algérie s’enorgueillit d’être active politiquement et économiquement dans plusieurs régions d’Afrique, il nous paraît important de réfléchir à des collaborations culturelles qui, selon nous, sont aussi importantes, et probablement les meilleures et les plus durables manières d’envisager le partage, l’amitié, la paix.
C’est pourquoi nous avons souhaité l’implication de nos institutions et entamé un dialogue dans ce sens. Le ministère algérien des Affaires étrangères a été sensible à notre discours, proposant le partenariat de l’ambassade d’Algérie au Mali, ce qui a permis d’assurer l’hébergement des invités algériens. Chrysalide a pris en charge les voyages. Cela, nous l’espérons, a pu alléger nos amis Maliens d’une partie des soucis matériels, hélas récurrents».
La Rentrée littéraire du Mali pourra donc s’appuyer désormais sur une structure internationale qui lui garantira une plus grande solidité, une plus grande efficacité grâce à la mobilisation plus importante de moyens humains et financiers.
Cette équipe internationale se compose de 3 écrivains du Mali : Ibrahima Aya, Aïda Mady Diallo (membres fondateurs de la Rentrée littéraire du Mali) et Mohomodou Houssouba (résidant en Suisse) ; d’un écrivain et éditeur de France : Stéphane Leroy, spécialisé dans l’édition numérique ; d’un de Belgique, l’actrice et dramaturge Véronika Mabardi «qui a souvent séjourné au Mali» ; de trois d’Algérie : l’éditrice et sociologue Samia Zennadi, l’écrivaine Hajar Bali, responsable de la commission livres au sein de l’association Chrysalide, et le producteur cinéma, président de l’association Chrysalide, Djaber Debzi. Il est souhaitable que cette belle collaboration entre des créateurs algériens et maliens fasse école sur le continent africain.

 SAMI TCHAK est Ecrivain togolais
Cet article a paru sur le site www.africultures.com sous le titre : «La rentrée littéraire du Mali : une coopération culturelle avec l’Algérie».
EL WATAN

M. Khomri: démarches pour rattraper les insuffisances dans le secteur de la Jeunesse au Sud

Le ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khomri, a indiqué, mardi à Illizi, que son département ministériel £uvrait à rattraper le déficit et les insuffisances que connait le secteur dans le Sud.
S’exprimant lors d’une visite de travail dans cette wilaya, en compagnie du ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nouredine Bedoui, le ministre de la Jeunesse a annoncé l’inscription, dans les prochains programmes, d’une nouvelle maison de jeunes pour couvrir le déficit accusé par le secteur de la jeunesse dans la wilaya.
Il a qualifié, en outre, de "réussie" la stratégie menée par le ministère de tutelle pour la prise ne charge des jeunes de la région du Sud durant les vacances scolaires estivales, assurant que "tous les moyens, humains et matériels, seront mobilisés, l’état prochain, pour assurer le confort nécessaire aux estivants issus des villes du Sud du pays".
Après avoir fait savoir que sa visite à In-Salah (Tamanrasset) puis dans la wilaya d’Illizi, visait à s’enquérir de la situation des deux secteurs (Jeunesse et Formation) et à inspecter les structures relevant des secteurs respectifs des deux ministres, M.Khomri a mis en exergue le "bond qualitatif" à tous les niveaux, qu’a connu la wilaya d’Illizi, à travers la réalisation de plusieurs installations et structures administratives, la formation de la ressource humaine et autres.
Le ministre de la jeunesse a, par ailleurs, valorisé le rôle "efficient" joué par la jeunesse algérienne lors de différents évènements pour "la préservation de l’unité et l’intégrité territoriale du pays", saluant, au passage, "l’amour porté par les jeunes algériens à leur patrie, en adhérant à la politique de la réconciliation nationale et en refusant de se laisser entrainer dans la vague du printemps arabe qu’ont vécue certains pays arabes".
 "Il s’agit là d’une réponse cinglante de la jeunesse algérienne, jalouse de sa patrie", a-t-il estimé. Concernant la question du projet du gaz de schiste dans le sud, M.Khomri a fait état d’une "grande interactivité" avec les habitants d’In-Salah, précisant que ceux qui suivent l’actualité de près savent, avec force conviction, que la situation évolue vers l’apaisement et l’entente, loin de toute surenchère qui ne saurait servir l’Algérie, et que les Algériens "ont aujourd’hui beaucoup plus besoin de solidarité et d’unité".
"Toutes les ressources sont des dons de Dieu, qu’il appartient d’exploiter dans l’intérêt du peuple", a-t-il soutenu, ajoutant "qu’il existe une large entente sur les réalisations du pays", et que "l’exposition de problème de manière irresponsable n’est aucunement dans l’intérêt du pays" et que l’option démocratique est un "choix irréversible des Algériens".
"Il est aujourd’hui important de passer de la phase de structuration de l’Etat et des institutions, à celui de la structuration de la société", et "nous avons pour cela besoin aujourd’hui de la démocratie qui construit les choses en tenant compte de leur réalité", a estimé M.Khomri lors de cette visite de travail.
"Après tout ce parcours de notre processus d’évolution démocratique, nous nous devons d’approfondir cet acquis et faire en sorte que la démocratie  soit un espace de confrontation positive des idées et des convictions, de façon correcte et saine, et sur la base d’informations justes", poursuit le ministre.
Et de souligner, au terme de son intervention, que le "président de  la République ne marchande jamais sur les intérêts suprêmes du pays, et qu’il veille particulièrement au développement du pays et à l’amélioration du cadre de vie du peuple algérien, dans sa totalité".
APS

La population algérienne s'approche des 40 millions d'habitants, "boom" des naissances

 
L'Algérie comptait 39,5 millions d'habitants au  1er janvier 2015 avec un volume de naissances vivantes qui a dépassé, pour la  première fois, le seuil d'un million, et une prévision d'une population de plus  de 40 millions d'habitants en début 2016, selon l'Office des statistiques (ONS).
Cet accroissement est imputé essentiellement à une augmentation relativement importante du volume des naissances vivantes qui a atteint 1,014 million en 2014.
Quant au volume de mortalité dans le pays, il a augmenté à 174.000 décès en 2014 dernière contre 168.000 décès en 2013. En 2014, la population algérienne a connu un taux d'accroissement naturel de plus de 2,15% contre 2,07% en 2013.
Sur les quinze dernières années, la population totale résidente a grimpé en passant de 30,4 millions en 2000 à 39,5 millions au 1er janvier 2015. De plus, l'augmentation de la population totale devra se poursuivre puisque l'ONS table sur une population résidente totale de 40,4 millions au 1er janvier 2016.
Avec ce volume d’accroissement tiré essentiellement par le taux de la natalité, les services de l’état civil ont enregistré, en 2014, une moyenne de plus de 2.700 naissances/jour contre 2.600 naissances en 2013.
La répartition de ces naissances par sexe donne un rapport de masculinité de 104 garçons pour 100 filles, constate l’ONS. En outre, l’indice de fécondité a connu une hausse en passant de 2,93 enfants par femme en 2013 à 3,03 enfants en 2014.
L’âge moyen à l’accouchement a été de 31,3 ans en 2014 contre 29,5 ans en 1990. Par ailleurs, l'ONS relève un léger fléchissement du nombre de mariages avec 386.422 mariages contractés en 2014 contre 387.947 en 2013.
 A l’inverse, le volume des divorces a continué sa tendance haussière avec 57.461 ruptures de mariages en 2013 (chiffres de 2014 non disponibles) contre 54.985 divorces en 2012 et près de 39.400 en 2000.
--Baisse de la population active--
Le volume de la population en âge d’activité (15 à 59 ans) a poursuivi sa baisse en passant de 64% en 2013 à 63,6% en 2014, ajoute la même source soulignant que "la transition démographique enclenchée et associé" à la transition épidémiologique sont à l’origine des modifications structurelles de la pyramide des âges de la population".
Concernant la structure de la population résidente en Algérie, une répartition par sexe montre que les hommes représentent 50,62% de la population contre 49,38% de femmes.
Par âge, la population âgée de moins de cinq représentait, au 1er juillet 2014, une part de 11,6% (11,4% en 2013) alors que celle âgée de moins de 15 ans représentait 28,4% (contre 28,1%).
De même, la part des personnes âgées de 60 ans et plus a continué aussi sa progression, passant de 8,3% en 2013 à 8,5% en 2014, pour un volume de 3,334 millions de personnes.
S’agissant des mortalités et des durées de vie des personnes, le rapport de l’ONS indique que le taux brut de mortalité est passé de 4,39% en 2013 à 4,44% en 2014 tandis que l’espérance de vie est passée à 77,2 ans en 2014 contre 66,9 ans en 1990, soit un gain de 10 ans et 3 mois.
Aussi, le taux de mortalité infanto-juvénile, qui exprime la probabilité pour un nouveau-né de décéder avant d’atteindre l’âge de cinq ans, a régressé passant de 26,1% en 2013 à 25,6% en 2014 (27,1% pour les garçons et 23,9% pour les filles).
Caractéristiques de la population en Algérie
- Voici les principales caractéristiques de la population
en Algérie au 1er janvier 2015:
- Nombre de la population: 39,5 millions d'habitants
- Structure par âge de la population:
- Zéro à 14 ans: 28,04 %
- 15 à 29 ans:    27,21 %
- 30 à 49 ans:    27,9 %
- 50 à 69 ans:    12,5 %
- 70 ans et plus: 3,87 %

- Espérance de vie à la naissance:
- 77,2 ans pour l'ensemble de la population
- 76,6 ans pour les hommes
- 77,8 ans pour les femmes.
Classement régional des principaux indicateurs démographiques 
ALGER : Voici le classement des cinq premières wilayas en fonction des principales caractéristiques de la démographie nationale au 1er
janvier 2015:
- Nouvelles naissances vivantes:
- Alger: 103.575 naissances
- Sétif : 50.609
- Oran:  41.230
- Batna: 35.426
- Constantine: 33.521
- Nombre de mort-nés:
- Alger: 1.392 mort-nés
- Sétif: 854
- Tiaret: 819
- Oran: 698
- Djelfa: 690
- Nombre de mariages:
- Alger: 31.680 mariages
- Sétif:  17.958
- Oran: 17.324
- Chlef: 13.538
- Batna: 12.591
- Nombre des décès:
- Alger: 17.762 décès
- Oran:   8.276
- Sétif:   6.806
- Constantine:  6.532
- Tizi-Ouzou: 5.825.
 APS

samedi 28 mars 2015

Développement Régional et Création d'entreprise en Algérie : Colloque organisé par l'association AIDONS 8 avril 2015 à la Mairie du IIIème arrondissement de Paris

Plus que jamais nous devons nous mobiliser pour contribuer ensemble au développement de l'Algérie. C'est ainsi que Maison de l'Algérie participe au colloque organisé par l'association AIDONS  8 avril 2015  à la Mairie du IIIème arrondissement de Paris sur le thème : 

Développement Régional et Création d'Entreprise en Algérie


Venez découvrir les opportunités d'investissements en l' Algérie


Thalassa explore nos 1600 km de côtes

Sites vierges, plages paradisiaques, fonds marins inexploités…Voilà ce que l’on verra vendredi 3 avril dans l’émission «Thalassa» consacrée au littoral algérien.

Vendredi prochain, 3 avril, la chaîne de TV française France 3 diffusera, à 20h50,  l’une des émissions phare de la télévision française, «Thalassa». Ce sera 110 minutes entièrement consacrées au littoral algérien intitulé «La mer retrouvée» et des séquences filmées avec des drones de l’armée algérienne. «Thalassa», qui traite de la mer, de son environnement écologique, social, culturel, sportif et politique, est l’une des plus anciennes émissions de la télévision française.
L’annonce du documentaire sur l’Algérie faite depuis les premiers repérages en juin-juillet 2014 a, bien entendu, aiguisé la curiosité des téléspectateurs algériens qui sont aussi nombreux à suivre l’émission qu’en France, selon son animateur vedette Georges Pernoud. La bande annonce fait le buzz sur la Toile et les commentaires sont surtout bienveillants avec des avis pour et contre des commentaires des réalisateurs qui ont trouvé «sale», en nuançant leurs propos, le littoral qu’il trouve aussi splendide et encore vierge. On dit que la polémique qui a suivi cet épisode aurait entraîné la suppression de certaines séquences, mais on ne le saura que le 3 avril vers 23h.
Découverte

Pour montrer la richesse des fonds de la côte algérienne, où l’on trouve encore des espèces qui ont disparu le long des côtes nord, toujours selon le réalisateur, l’équipe de Thalassa a plongé dans les eaux de l’aire marine protégée des îles Habibas, de Tipasa et celles de Annaba, où elle était accompagnée par des plongeurs algériens, dont le Dr Farid Derbal, un chercheur en sciences de la mer et plongeur expérimenté et qui reconnaît que chaque expédition sous-marine est une nouvelle découverte. «Une expérience très enrichissante et trop brève, selon Farid Derbal, car elle n’aura duré que deux jours les 26 et 27 juin.
La plongée au large d’El Kala a dû être abandonnée à cause de la météo. Elle promettait d’être riche en belles images avec ses herbiers de Posidonnie, son superbe corail rouge et ses forêts sous-marines de cystoseires qui sont autant d’habitats, de nurseries et de garde-manger pour des centaines d’espèces, dont celles qui sont pêchées et qui assurent les revenus de centaines de familles.»
Le premier contact avec l’équipe de Thalassa s’est fait par l’entremise de l’Institut français de Annaba, qui a parlé d’un projet pour lequel le club de Annaba était invité à se faire reconnaître et, suppose Farid Derbal, «le club a été retenu pour son palmarès qui certainement a joué en notre faveur et aussi parce qu’il compte de nombreux biologistes, parmi ses 400 adhérents».
Puis il y a eu un échange d’emails avec le réalisateur Alexis Marant «qui m’a proposé de faire partie de l’équipe en ma qualité de plongeur mais aussi de scientifique et biologiste marin». L’équipe algérienne comprenait aussi Karim Chiri, président du club et moniteur, ainsi que des moniteurs de plongée de la Fédération algériennes des sports subaquatiques (FASSAS), dont Bellili Foued et Kouidri Hocine et une figure célèbre dans le milieu, Balistrou Samia, du club de Tipasa.

Grottes

Les plongées avec l’équipe de Thalassa à Annaba se sont déroulées au cap de Garde (Aïn Ben Soltane) et à Chetaïbi entre 0 et moins 30 mètres. L’objectif était de faire découvrir les fonds marins, y compris les épaves et les sites exceptionnels, comme les grottes sous-marines, et par la même occasion de montrer la biodiversité des côtes bônoises avec sa faune ichtyologique au statut écologique si particulier.
Quelques grottes sous-marines ont été prospectées avec un foyer lumineux dont une, exceptionnelle, avec des stalactites. Des photos et des séquences vidéo sous-marines ont été prises et les meilleures ont été sélectionnées pour la réalisation du documentaire. En fait, l’équipe de Thalassa ne comprenait que deux personnes : un preneur de son et un cameraman. Ils ne plongeaient pas. Ils prenaient des séquences sonores à partir du bateau qui est celui du club, un semi-rigide.
C’était de petites interviews avant et après chaque plongée dans lesquelles Farid Derbal et amis expliquaient le choix du site et ce qu’il faut y voir. «Les images sous-marines par contre ont été toutes prises par les plongeurs du club. Ce sont des films vidéo tournés en HD avec leur équipement de laboratoire et avec également une caméra Go-Pro de l’équipe de Thalassa qui est une caméra de petite taille frontale et étanche.
Le départ se faisait de la plage Chapuis (Rizi Amor). Accompagnée tout le temps par les gardes-côtes pour des raisons de sécurité, l’expédition durait toute la journée pendant laquelle nous faisions deux ou trois plongées de 30 m.» Sur les réseaux sociaux, la tension monte à l’approche du vendredi 3 avril, chez les amoureux de la mer certes, mais beaucoup d’autres aussi. Que va-t-on encore dire de nous et de notre pays ?
EL WATAN

TIZI OUZOU Les jeunes nettoient leur ville


A l'initiative de la direction des forêts de la wilaya de Tizi Ouzou, une grande exposition à ciel ouvert se déroule actuellement sur l'esplanade de l'ancienne mairie. L'affluence est très grande sur les lieux. Toutes les générations manifestent un intérêt grandissant pour l'environnement. Les exposants, de leur côté, étaient issus de secteurs divers tels que l'oléiculture et l'apiculture. De son côté, la commune de Tizi Ouzou a profité de la présence nombreuse des visiteurs pour lancer une campagne novatrice en matière de collecte des déchets ménagers. En effet, des prospectus sont distribués à grandes quantités pour les habitants de la ville afin de réglementer la collecte des déchets ménagers. En effet, dans les prospectus, l'on pouvait lire que les habitants de la ville de Tizi Ouzou doivent se limiter à la tranche horaire de 18h à 20h pour sortir les ordures. Les services de la voirie de la mairie, eux, passent le matin. C'est une initiative louable mais pas novatrice. Déjà par le passé, plusieurs tentatives de synchroniser le rejet et la collecte. A chaque fois, l'échec était plus fort. Il est trop difficile de se battre contre les habitudes. Les services de la mairie comme les habitants se partagent la responsabilité. De l'autre côté de la ville, vers Oued Aïssi, c'est la direction du barrage de Taksebt, en collaboration avec le collectif d'associations pour la sauvegarde de la nature, qui organise deux jours de volontariat les 27 et 28 mars au niveau de cette grande infrastructure. Le collectif appelle donc tous les citoyens à prendre part à cette action. Notons par ailleurs que les Assemblées populaires de Tizi Ouzou, Ath Douala et Ath Mahmoud participent en mettant à la disposition des volontaires les moyens de leurs collectivités respectives. Enfin, l'occasion des Journées mondiales de l'arbre et de l'eau, bien qu'elles remettent à l'évidence l'optimisme, laissent tout de même une porte ouverte à l'espoir. Parallèlement au travail des organismes, un phénomène commence à prendre de l'ampleur du côté de la société civile. Des associations pour la protection de l'environnement naissent chaque jour. Une prise de conscience de la situation environnementale dramatique dans laquelle vit la wilaya devient de plus en plus apparente. C'est aussi un brin d'espoir que ces jeunes renversent la vapeur dans les villages et faissent aboutir les projets de CET bloqués par des oppositions. Les associations ont du pain sur la planche.
L'expression

Le secteur de l’artisanat, "un gisement porteur" pour le développement durable

La ministre du tourisme et de l’artisanat, Nouria Yamina Zerhouni, a indiqué, jeudi à Ghardaïa, que le secteur de l’artisanat constitue "un gisement porteur" pour le développement durable et la création d’emplois en zones rurales.
S’exprimant lors de l’inauguration de l’exposition-vente de produits artisanaux, organisée dans le cadre de la célébration de la 47ème édition de la fête du tapis, la ministre a affirmé que l’artisanat constitue une "richesse inestimable à rentabiliser pour le développement économique local et une source de revenus pour de nombreuses familles".
La ministre a appelé les femmes détentrices du savoir-faire dans le domaine de l’artisanat, à transmettre leur expérience et à former les jeunes, afin de "pérenniser le patrimoine artisanal qui fait la fierté de l’Algérie".
Accompagnée de la ministre déléguée chargée de l'Artisanat, Aïcha Tagabou, et des autorités locales, et dans un climat festif, la ministre a procédé à l’inauguration de l’exposition-vente des produits artisanaux, à laquelle ont pris part quelques 150 artisans représentant une trentaine de wilayas dans différents créneaux.
Mme Zerhouni a aussi appelé, concernant le tourisme, les investisseurs nationaux à contribuer au renforcement des capacités d’accueil et à l’amélioration des prestations de service, selon les normes internationales, avant de souligner la détermination de l’Etat à poursuivre les efforts pour le développement et la relance du secteur, à travers la mise en place de mécanismes incitatifs pour l’investissement privé.
"Le tourisme et l’artisanat doivent jouer un rôle important dans l’économie nationale", a-t-elle souligné. De son coté, MmeTagabou a indiqué que le secteur déploie des "efforts considérables" pour la formation des artisans et artisanes, ainsi que pour la préservation du Label algérien, à travers la mise en place de centres d’estampillage.
L’Algérie nourrit de "larges ambitions" dans ce domaine pour la création de la richesse économique et l’amélioration des conditions de vie du citoyen, tout en "préservant et en renforçant l’héritage culturel de chaque région du pays", a-t-elle soutenu.
Auparavant, la ministre du tourisme et de l’artisanat a visité le projet d’extension de l’hôtel Belvédère, situé dans le quartier de Bouhraoua ainsi qu’une résidence touristique dans la palmeraie de Béni-Isguen.
Elle s’est félicitée des efforts déployés par les investisseurs de la région pour le développement de l’écotourisme, avec des moyens locaux en synergie entre le tourisme et l’agriculture.
La ministre a exhorté, au terme de sa visite, les investisseurs algériens à prendre l’écotourisme de Ghardaïa comme exemple de préservation de la nature, et la promotion de la culture locale comme vecteur du tourisme culturel.
 APS

Les modalités de certification de l'origine des énergies renouvelables définies

Les modalités de certification de l'origine des énergies renouvelables, permettant l'octroi des primes au titre de la diversification de la production électrique, sont, désormais, fixées par un décret exécutif publié au journal officiel no9.
Selon ce texte, qui entre dans le cadre de la loi de 2004 relative à la promotion des énergies renouvelables pour le développement durable, la certification d'origine est un mécanisme qui vise à attester que l'énergie a pour origine une source d'énergie renouvelable ou un système de cogénération, donnant lieu à la délivrance d'un document garantissant cette origine.
La certification d'origine ouvre ainsi la voie à l'octroi des primes au titre des coûts de diversification de la production d'électricité. C'est la Commission de régulation de l'électricité et du gaz qui délivre au demandeur ce certificat qui atteste de l'origine renouvelable de l'électricité.
Ainsi, l'opérateur désirant bénéficier des avantages accordés dans le  cadre du régime spécial, doit introduire auprès de cette commission une demande d'octroi de ce certificat.
Le certificat de garantie d'origine comporte notamment l'identification de l'installation de production d'électricité et du lieu d'implantation, la puissance de l'installation et la nature des sources d'énergie produites.
Cependant, le certificat de garantie d'origine est retiré dans le cas où l'installation ne répond plus aux conditions d'octroi du certificat du fait des modifications survenues, ou si le producteur ne remplit pas son obligation d'information à la commission, et si le producteur met en service son installation avant la réalisation du contrôle de conformité.
Par ailleurs, pour être agréé, le demandeur doit être indépendant des producteurs et fournisseurs d'électricité et disposer des équipements et outils nécessaires.
APS

L'Algérie représente pour l'Europe un partenaire stable et fiable



L'Algérie représente pour l'Europe un partenaire "stable" et "fiable" qui présente de nombreux atouts dans les domaines économique, commercial et énergétique, a indiqué l'ambassadeur de l'Algérie en Belgique Amar Belani.
"L'Algérie représente pour l'Europe un partenaire stable et fiable qui présente de nombreux atouts dans les domaines économique, commercial, énergétique, mais également en matière de stabilisation de notre espace commun qui fait face à des défis qu'il nous faut confronter ensemble", a indiqué M. Belani, également chef de mission auprès de l'UE et représentant auprès de I'OTAN, au bimensuel Alger Paris.
Il a souligné "tout particulièrement" les efforts "considérables" que consentait l'Algérie à travers son implication "active" et son intermédiation pour trouver des solutions "durables" aux crises que traversent la Libye et le Nord du Mali.
L'ambassadeur algérien a dit attendre de l'UE le rétablissement d'un certain équilibre dans les partenariats communautaires de l'Europe, en dépassant la simple logique commerciale, pour aller vers un cadre contractuel global centré sur le développement humain.
Il a ajouté que pour comprendre la dynamique des relations UE-Algérie et cerner ses ressorts internes, il fallait d'abord l'appréhender non pas comme une relation verticale, suivant le schéma classique des relations Nord-Sud, mais comme la rencontre de deux parties mues par des intérêts convergents.
"D'abord instaurer une zone de paix, de bon voisinage et de prospérité partagée. Ensuite tirer profit de leurs avantages comparatifs, au plan économique, commercial et énergétique, et ce dans le respect de la souveraineté nationale, de l'équilibre des intérêts et des spécificités de chacun", a-t-il expliqué.
Interrogé sur les récents attentats de Bruxelles, de Paris et de Copenhague, M. Belani a soutenu que l'Algérie, "qui connait parfaitement ce phénomène dévastateur pour l'avoir combattu durant les années 1990 et poursuit cet objectif avec force  et détermination, a été parmi les premiers pays, si ce n'est le premier, à avertir le monde sur ce phénomène criminel qui se nourrit de multiples connexions avec les réseaux de trafics de drogues et d'êtres humains".
"Je tiens à rappeler que pendant que l'Algérie combattait seule ce phénomène transnational, les chefs de ces hordes criminelles se voyaient offrir le statut de réfugiés ou l'asile politique en Europe et ailleurs au nom de la liberté d'expression alors qu'ils appelaient et revendiquaient des meurtres abjects. Le résultat de cette politique est aujourd'hui connu", a-t-il rappelé.
Il a relevé, dans ce sens, que dans le domaine de la lutte contre le terrorisme l'Algérie pouvait offrir une "expertise reconnue aujourd’hui, non seulement dans la dimension opérationnelle, mais aussi dans l'approche globale -politique, culturelle, religieuse, pédagogique- à adopter pour lutter sur le long terme contre le terrorisme", soulignant la contribution "active" de l'Algérie à la lutte internationale contre le terrorisme qui se manifeste depuis de nombreuses années déjà.
Le diplomate algérien a indiqué qu'il convenait de souligner que la lutte contre le terrorisme "est un axe majeur de la diplomatie algérienne et que mon pays, qui est un membre fondateur du Forum Global de lutte contre le terrorisme, accueillera, durant le 1er semestre 2015, une conférence de haut niveau sur le financement du terrorisme".
"Il faut arriver à assécher les sources de financement de ces fléaux que sont le paiement des rançons et les ressources tirées du trafic de drogues", a-t-il insisté.
"On ne le dit pas souvent, mais il faut se rendre à l'évidence: les premières victimes du terrorisme sont d'abord et avant tout les musulmans. Aussi, ce serait se tromper de cible que de stigmatiser les musulmans de Belgique et de leur rappeler que quels que soient leur statut social et leur cheminement individuel, ils incarneront toujours cet +étranger+ en mal d'intégration", a-t-il souligné.
Interrogé sur les conséquences pour l'économie algérienne de la chute du prix du pétrole, M. Belani a indiqué que le gouvernement algérien avait anticipé, depuis longtemps, la chute des prix de pétrole en adoptant une approche prudentielle tirant ainsi les enseignements de crises antérieures.
Il a expliqué que ces mesures prudentielles s'étaient révélées payantes dans la mesure où e1les avaient permis à l'Algérie de réaliser des économies substantielles lui permettant de faire face, à un niveau de prix du baril bas aux besoins incompressibles de sa population et de son économie.
A une question de savoir si l'Algérie allait bénéficier de l'ouverture du ciel européen, M. Belani a relevé que la question de l'ouverture de l'espace aérien européen (Open Sky) était actuellement en cours d'examen par les autorités algériennes compétentes.
APS

vendredi 20 mars 2015

Entrepreneuriat : CARE engage une réflexion sur la thématique


La compétitivité et l’efficacité, ce sont là deux défis  majeurs que l’entreprise est appelée à intégrer dans son  processus de management. Il s’agira de se conformer aux bonnes pratiques de gouvernance, une condition désormais dictée par les règles du marché. Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) qui constitue un espace d’analyse et de réflexion sur les moyens de promouvoir l’entreprise s’est investi de cette mission qui consiste à sensibiliser les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs économiques sur les contraintes rencontrées par les entreprises algériennes, notamment les PME, dans leur parcours. Dans le cadre de ses « Matinales», CARE a prévu de lancer le débat sur le thème de l’«Entrepreneuriat : entre nouveau paradigme mondial et réalité locale», avec le concours de la Délégation de l’Union européenne en Algérie, le 23 Mars, à l’hôtel Hilton. Animé par Ghani Kolli, fondateur de Beyond Nova, une entreprise de TIC basée à Montréal, le débat axera, entre autres, sur la problématique de la pérennité de la petite et moyenne entreprises, en particulier, de par leur fragilité face à la concurrence, mais aussi, du fait de la limite de leurs ressources pour faire face aux exigences du management moderne, en ce qui concerne la formation, notamment. CARE donne l’exemple de «l’ANSEJ qui a financé, à elle seule, près de 330 000 projets depuis 1997», au moment où «des moyens colossaux ont été investis par l’État pour l’émergence d’incubateurs» pour se poser la question, à savoir : «Quel écosystème faudra- t-il mettre en place pour assurer la pérennité de toutes ces entreprises et pour prendre en charge les projets en cours et ceux à venir ?» Le cercle de réflexion qui compte d’éminents experts algériens considère que,  «de nouveaux paradigmes naissent, ils nous invitent à nous questionner autrement en matière d’entrepreneuriat, mais aussi d’Intrapreneuriat» pour conclure qu’il «y a nécessité aujourd’hui de conjuguer la réalité locale du climat des affaires, liée aux contraintes et opportunités du pays, avec les nouveaux repères de l’entrepreneuriat». Dans cette optique, la Matinale de CARE  évoquera, sur la base d’une approche pragmatique, «le besoin d’outiller les jeunes entrepreneurs avec les techniques modernes d’entrepreneuriat». Des moyens qui leur permettront «de prendre en compte les enjeux locaux, spécifiques à la réalité du pays, ainsi que ceux dus à la mondialisation, action vitale à la survie de toute entreprise a fortiori une startup». Cette rencontre a l’ambition, ainsi, «de démontrer l’intérêt et le gain qu’auraient les grandes entreprises et les PME/PMI à modifier leur façon de réfléchir et de penser leur présent pour innover leur futur immédiat comme le ferait une startup». La conception de proposition de valeur, l’acquisition de clients, l’idéation, le bootstrapping sont quelques nouveaux concepts qui seront présentés et développés lors de cette conférence. 
EL MOUDJAHID

Industrie : Création de quatre écoles Knowlege Management


La mise en place de ce comité, intervenue avant-hier, lors d’une réunion présidée par le ministre de l’Industrie et des Mines, signifie que le secteur «a franchi une étape difficile de la conception du projet», et marque, ainsi, l’entame de la «phase pratique de sa mise en œuvre», a déclaré M. Abdesselam Bouchouareb.
Ce dernier a rappelé que la politique de relance industrielle s’est traduite par la réorganisation du secteur public marchand sur la base d’une réflexion qui a également impliqué le secteur privé, représenté, d’ailleurs, au sein du comité. Dans ce sillage, «les réformes que nous engageons ne se limitent pas aux seuls aspects organisationnels, sinon elles seraient de faible portée». En fait, la nouvelle approche devra prendre en compte les «réalisations managériales en vigueur dans le monde», a indiqué le ministre.
Dans cette optique, l’entreprise, vecteur de croissance, sera placée au cœur de la démarche préconisé, l’autre dimension étant le savoir en tant que moteur de développement, a affirmé M. Abdesselam Bouchouareb. En effet, la stratégie mise en œuvre vise à «encourager les entreprises à construire de puissantes infrastructures pour l’apprentissage», dans le souci d’une «intégration en permanence des connaissances nouvelles et la mise à niveau du personnel». Une démarche qui veut que ces entreprises soient en relation avec les universités pour bénéficier de leurs compétences et de leur savoir-faire et aller, ainsi, vers l’innovation et le renouvellement de la connaissance. Une perspective, a ajouté le ministre, qui devra «porter l’entreprise au niveau d’une entreprise apprenante», en permanence, qui ne doit ne pas se limiter à cumuler les métiers.
En fait, l’objectif est de «mettre en œuvre des logiques structurantes de knowlege management» à même de renforcer les entreprises dans leurs métiers initiaux et leur permettre d’optimiser leur compétitivité. Cette dynamique de «production du savoir» devra constituer, en définitive, une impulsion à cette expérience que le département de l’Industrie entreprend de mettre en œuvre avec le concours des compétences nationales, notamment celles installées à l’étranger. Dans ce processus, a affirmé le ministre, la corporate university constituera un accompagnement dynamique à l’entreprise «qui ne doit pas rester figée». Par conséquent, «le comité doit aller vers des actes formels pour la création des sept Corporate university prévues et la définition d’un plan d’action appelé à intégrer cette dernière. En somme, il faudra placer l’entreprise «au cœur du marché», recommande le ministre. Dans cette optique, mettra en avant l’intérêt  accordé à l’entreprise privée comme partie prenante dans la stratégie industrielle.  Exprimant toute l’importance vouée à ce projet innovant, le comité de pilotage a été instruit par le ministre pour procéder sans délai à la mise en place de ses structures, la finalisation des aspects juridiques et la désignation des chefs de projets pour chacune des quatre écoles prévues en partenariat avec des institutions françaises.
EL MOUDJAHID

RÉUNION HEBDOMADAIRE DU GOUVERNEMENT Deux projets liés à la création de nouvelles wilayas

La problématique du financement de ce nouveau découpage, hautement budgétivore, risque de se poser avec acuité.
Le gouvernement a examiné hier, lors de son Conseil interministériel classique, le projet de décret présidentiel relatif à la création de nouvelles entités territoriales à travers les wilayas du Sud du pays. Cela entre dans le cadre des engagements du chef de l'Etat en la matière, et ce pour apaiser les esprits dans cette région du pays qui a connu de nombreux foyers de tension. Selon une source bien informée, les deux projets liés à la création de nouvelles wilayas, leur organisation et leur fonctionnement, devaient être présentés par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz. Ces deux avant-projets qui devaient être étudiés et adoptés lors de ladite réunion, ont été élaborés sur instructions et recommandations du chef de l'Etat. A titre de rappel, à l'issue de la réunion d'un Conseil ministériel restreint tenu le 27 janvier dernier, le président Bouteflika a annoncé la création de nouvelles wilayas dans le sud du pays et les Hauts-Plateaux. Ce processus de création de wilaya déléguées concernera dans un premier temps, soit l'année en cours, les wilayas du Sud avant son élargissement en 2016 aux Hauts-Plateaux.
D'aucuns savaient que l'Algérie est sous-administrée, notamment dans le vaste Sud où beaucoup reste à faire pour rapprocher le citoyen des structures et des institutions de l'Etat. Cependant, la problématique du financement de ce nouveau découpage administratif, hautement budgétivore, risque de se poser avec acuité, d'autant plus que l'accélération de la réduction de la fiscalité pétrolière due à la chute brutale des cours des hydrocarbures s'est inscrite dans la durée depuis juin dernier. Et le recours à la dépense publique qui a pris des proportions inquiétantes, en atteignant plus de 50% du PIB ces dernières années, ne peut pas constituer une solution adéquate avec un déficit budgétaire de 5o milliards de dollars, prévu pour l'année en cours. A ce propos, certains partis de l'opposition critiquent ce découpage car ce dossier qui requiert davantage de sérieux, ne doit pas être traité avec légèreté.
Dans le même ordre d'idées, les constitutionnalistes indiquent que «la création de ces entités est inconstitutionnelle puisque le terme de wilaya déléguée ne figure nulle part dans le texte de la «Loi fondamentale».
Il faut dire aussi que le patron du FLN, Amar Saâdani, réputé proche du cercle des décideurs, a déjà anticipé sur ces nouvelles entités, en créant plusieurs mouhafadhas à travers le territoire national. Il est à rappeler également que le Premier ministre qui a mené la campagne présidentielle pour le compte et au nom du président, avait promis d'élever au rang de wilayas El-Menea (wilaya de Ghardaïa), In Salah (Tamanrasset) et Touggourt (Ouargla) en expliquant que le Sud constitue la dimension stratégique de l'Algérie de par les potentialités énormes dont il dispose. Frenda (Tiaret) et El Eulma (Sétif) seront également concernées par le nouveau découpage qui visera également les Hauts-Plateaux. Enfin, le nombre de wilayas est de 48, actuellement, les daïras au nombre de 548 et le nombre de communes de 1 454.
L'expression

jeudi 19 mars 2015

18E SALON INTERNATIONAL D'ALGER L'automobile dans tous ses états

Une vue du dernier Salon
L'événement demeure une occasion unique pour les patrons des concessions car il leur permet de réaliser quelque 30% en valeur de leurs transactions sur l'année.
L'ouverture de la 18ème édition du Salon international de l'automobile d'Alger SIA également désigné par Auto Expo, prend effet aujourd'hui. Cette manifestation économique et commerciale d'envergure, car classée deuxième en importance après la Foire internationale d'Alger FIA, s'étalera sur onze jours pleins, au grand bonheur des familles et des nombreux visiteurs et clients qui s'autoriseront le rêve et l'achat en cette occasion. Ce rendez- vous des quatre roues est co-organisé par la Safex et l'Ac2a, respectivement la Société algérienne des foires et exportations qui abrite d'ailleurs la manifestation et l'Association des concessionnaires automobiles d'Algérie. Fait inédit, l'Association de protection et d'orientatin du consommateur et son environnement (Apoce) se joint cette année à ces deux partenaires, l'objectif étant de rassurer les potentiels acquéreurs de véhicules neufs, affirme M.Zebdi, président de l'association qui évoque le slogan «Pour un achat sans risques». Alors que le SIA commence déjà à attirer les premières foules de citoyens, M.Mourad Oulmi, président de l'Ac2a et non moins patron de Sovac, représentant officiel et exclusif du groupe automobile allemand Volkswagen en Algérie, rappelle que «le SIA dont la durée est exceptionnellement allongée en 2015, réunit toutes les conditions possibles, grâce à l'aide de la Safex, pour assurer un accueil idéal au public».
Le même responsable a en outre évoqué le partenariat Safex-Ac2a et Apoce, afin de mieux souligner le caractère hautement professionnel que revêt désormais le SIA. «Nous ne voulons plus être perçus comme de simples vendeurs mais comme des créateurs d'emplois et des promoteurs des nouvelles normes charriées par le nouveau cahier des charges relatif à l'activité des concessionnaires», a-t-il poursuivi.
Certes, l'événement automobile demeure une occasion unique pour les patrons des concessions car il leur permet de réaliser quelque 30% en valeur de leurs transactions sur l'année, estime-t-on. Encore une fois, l'on promet que les promotions et les nouveautés seront au rendez-vous, puisque nombreuses sont les marques qui révèleront des modèles en deuxième mondiale tout en proposant des prix alléchants sur quelques autres existants. Sovac, qui a dans son escarcelle Volkswagen, Volkswagen Utilitaire, Audi, Seat, Skoda et Porsche, autant que les marques françaises à l'instar de Citroën et les marques asiatiques comme Toyota et Nissan annonce déjà la couleur et met en scène ses produits qui ne manqueront pas de susciter, de plus belle, un engouement certain. Interrogé sur quelques potentiels irrégularités et dépassements dont pourrait être victime le consommateur algérien, notamment sur le plan du service au client, à commencer par la livraison, M.Oulmi a affirmé que le marché automobile en Algérie mûrit, et ce type d'anomalie demeure infime, du moins il n'est pas le propre des concessionnaires regroupés au sein de l'Ac2a. Interpellé sur l'existence de véhicules de plus de quatre ans d'âge dans les showrooms des concessionnaires, l'orateur a soutenu que ces cas sont rares. «Tout chef d'entreprise qui se respecte n'a pas recours à cette pratique. Les services des impôts sont là et procèdent à l'évaluation des stocks, si ce phénomène existe, il demeure très marginal», dit-il.
A en croire les observateurs, le décret du mois de février 2015 est très clair au sujet de la définition d'un véhicule neuf, et précise qu'entre la production et la commercialisation d'un véhicule la durée ne saurait excéder une année. Aussi, le président de l'Ac2a, s'interroge-t-il à ce titre: «Les adhérents de l'association des concessionnaires sont connus à qui alors sont attribués les autres agréments?»
Les membres de l'Ac2a se réjouissent en tout cas de l'instauration de nouvelles normes, particulièrement celles relatives à la sécurité embarquée par les voitures, dont le nombre d'airbags qui passe à quatre (4). «Le conducteur algérien, quel que soit son statut, a droit à la sécurité, et il est de notre rôle de le conseiller en ce sens.» explique M.Oulmi qui rappelle que les médias autant que l'association qu'il préside se doivent de collaborer avec les pouvoirs publics afin de hisser le niveau de qualité des berlines vers le haut.
L'expression

L'AMBASSADEUR DE FRANCE 11 millions d'Algériens sont francophones

11 millions d'Algériens sont francophones
Assia djebar et Merzak Allouache à l'honneur de la Semaine de la francophonie.
Qui a dit que les Algériens ont perdu la langue de Molière? Selon l'ambassadeur de France en Algerie, M.Bernard Emié «11 millions d'Algériens parlent la langue française.» C'est ce qu'a declaré M.Emié lors d'un discours prononcé avant-hier à l'ouverture des Journées de la francophonie en Algérie. Il est longuement revenu sur le parcours du réalisateur Merzak Allouache, dont la projection du film Le Repenti était prévue pour le soir même. L'ambassadeur français a tenu à relever l'ingéniosité dont a fait preuve Merzak Allouache à travers les différentes réalisations qui, souvent, lui ont valu des distinctions. Il précisera que de Omar Gatlato au Repenti, en passant par Chouchou, les films de Allouache ne dénotent que la richesse de la palette, et perfectionnisme du réalisateur. L'ambassadeur explique que cette manifestation a pour but de promouvoir les Trophées francophones du cinéma. Il précise qu'en collaboration avec les autres ambassades cette initiative concernera également les grandes oeuvres de l'Algérie. Ainsi les relais de l'Institut français d'Oran et Tlemcen retentiront au rythme de cette Semaine de la francophonie, au même titre que la capitale. Par ailleurs, la clôture de cet évènement sera consacrée à un hommage à l'académicienne, la regrettée Assia Djebar. A son égard, l'ambassadeur parlera de la conviction de la femme et des identités multiples et fertiles qui nourrissaient ses oeuvres. M.Emié précisera qu'il est vrai qu'en Algérie, fêter la francophonie c'est un partage de valeurs communes. Il qualifie l'Algérie de grand pays francophone. Il relève le fait que 11 millions d'Algériens partagent cette langue. Cinq instituts français accueillent 15.000 apprenants, il exhorte à ce sujet, l'organisation internationale de la francophonie à répondre toujours davantage à l'intérêt que portent les Algériens à cette langue, et ne manquera pas de rappeler l'importance et la vitalité de la presse algérienne francophone. L'ambassadeur citera par ailleurs, le discours du président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, au Sommet de la francophonie à Beyrouth en 2002, dans lequel le président de la République indiquait l'importance que donnait l'Algérie à ce sommet et son souci de faire participer les jeunes à l'évolution moderne par le biais des langues. En outre, l'ambassadeur est revenu sur l'importance de l'Organisation internationale de la francophonie composée de 57 Etats membres. Sur son rôle fédérateur, la force de sa diversité mise au service du monde. Il indiquera que l'OIF représente une force active dans la résolution des crises, par le rapprochement linguistique des peuples. Pour l'ambassadeur de France, la langue française est un bien commun. C'est le moyen de synthétiser ces souvenirs, de retrouver les émotions. Il notera particulièrement l'intérêt et la sagesse de la pensée algérienne à travers les artistes, les écrivains et les cinéastes algériens. L'ambassadeur français mentionnera que la langue française connait un succès croissant en Algérie. Que l'Algérie est le troisième pays francophone au monde. Il précisera que la francophonie en Algérie c'est d'abord une réalité quotidienne. Pas moins de 2 millions d'élèves au primaire et 4 millions d'élèves au secondaire.
L'expression

FACE AUX DÉGRINGOLADES CYCLIQUES DES PRIX DU PÉTROLE L'Algérie transcende l'Opep

Le siège de l'Opep à Vienne

L'offensive diplomatique d'envergure et sans précédent qu'elle vient de lancer vise à aller au-delà du schéma classique qui consiste à baisser la production pour rééquilibrer les cours de l'or noir dès qu'ils s'effondrent.
La démarche a des chances d'être historique. L'Algérie pousse l'Organisation des pays exportateurs de pétrole à se repenser quand bien même apparaît-elle comme un petit producteur comparé à l'Arabie saoudite, l'Iran, ou le Venezuela. L'offensive diplomatique d'envergure et sans précédent qu'elle vient de lancer vise à aller au-delà du schéma classique qui consiste à baisser la production pour rééquilibrer les cours de l'or noir dés qu'ils s'effondrent. Ce qui caractérise et rend encore plus crédible cette initiative d'envergure demeure certainement sa stabilité attestée au moment où la région est en ébullition.
Le rôle qu'elle y joue pour qu'elle retrouve la paix à travers des négociations est indéniablement reconnu. La diplomatie algérienne qui revient au premier plan élargit naturellement son champ d'action au domaine économique: celui de l'industrie pétrolière notamment. Un challenge en ces temps qui courent, si l'on estime le nombre de conflits meurtriers à éteindre (Syrie, Libye, Irak, Palestine...) qui mettent en danger l'ensemble de la planète. Du sang neuf inoculé à des relations internationales confinées aux traditionnels rapports de force, qui ne peut que contribuer à mettre fin à des hostilités et à des statu quo qui laissent la porte ouverte à la politique du plus fort, auxquels il faut ajouter les actes terroristes spectaculaires qui ont déjà frappé les grandes capitales et villes du monde (attentats contre les tours jumelles du World Trade Center à New York en 2011, la rédaction de Charlie hebdo à Paris plus récemment...) qui menacent de se perpétrer. L'initiative lancée par le président de la République ne représente pas en soi une coquetterie. L'Algérie s'en serait volontiers passé si la chute actuelle des prix du pétrole ne portait pas en son sein ces germes qui menacent de déstabiliser bon nombre de pays et non des moindres (Russie, Iran, Venezuela, Nigeria... en ce qui concerne la Libye et l'Irak, le mal est déjà fait). Le ministre de l'Energie qui s'est entretenu, lundi à Alger, avec le ministre angolais du Pétrole, Jose Maria Botelho de Vasconcelos, et l'ambassadeur du Nigeria en Algérie, Haruna Ginsau le rappelle. «Le marché pétrolier traverse une situation délicate... le déséquilibre de ce marché a provoqué une chute drastique des prix qui a eu des répercussions et des impacts extrêmement négatifs sur les économies de tous les pays exportateurs qu'ils soient membres ou non membres de l'Opep» a déclaré Youcef Yousfi à l'issue de ces entretiens. Cette rencontre «entre dans le cadre de l'initiative du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui consiste à renforcer le dialogue et la concertation entre tous les pays exportateurs de pétrole membres ou non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)», a-t-il rappelé. L'Arabie saoudite, le Sultanat d'Oman, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Mexique, la Russie, la Colombie, le Nigeria, le Gabon, l'Angola, le Congo et la Guinée équatoriale, membres de l'Association des producteurs de pétrole africains (Appa) ont été destinataires de messages du chef de l'Etat qui a aussi reçu le ministre norvégien des Affaires étrangères, Borge Brende, dont le pays compte parmi les plus gros producteurs (7ème exportateur mondial). Une initiative qui est promise à recevoir un écho planétaire. D'autant plus qu'elle soulève la question d'un rééquilibrage des richesses entre nations riches et pauvres. Comme il y a eu un dialogue Nord-Sud, dans les années 1970, qui a mis en exergue la nécessité de modifier les termes de l'échange entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement, il peut y avoir une concertation entre les pays producteurs de pétrole (Opep et hors Opep) et les pays consommateurs qui viserait à parvenir à trouver un niveau du prix du baril qui arrangerait tout le monde et de ne pas sombrer dans une guerre des prix qui mettrait sur la paille les économies de pays largement dépendant de leurs exportations d'hydrocarbures. L'Algérie joue un rôle de premier plan pour y parvenir.
L'expression