Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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dimanche 28 septembre 2014

LUTTE ANTITERRORISTE : "Le gouvernement algérien est résolument déterminé"

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales
 
M.Belaïz a affirmé que le gouvernement algérien n'avait ménagé aucun effort, dès les premiers instants de l'enlèvement, en mobilisant tous les moyens nécessaires.
L'Algérie ne cèdera pas à la menace terroriste. Le gouvernement algérien est déterminé à continuer sa lutte sans relâche contre ce phénomène. Il le crie haut et fort. Au lendemain de l'assassinat du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel par un groupe terroriste dans la wilaya de Tizi Ouzou, le gouvernement multiplie ses réactions. Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, a indiqué jeudi dernier que le gouvernement algérien était résolument déterminé à poursuivre le combat contre le terrorisme sous toutes ses formes. «L'Algérie réaffirme sa détermination à poursuivre le combat contre le terrorisme sous toutes ses formes et à oeuvrer sans relâche pour l'éradication de ce fléau», a-t-il déclaré en marge de la séance plénière au Conseil de la nation consacrée aux questions orales. Après avoir présenté les condoléances de l'Etat algérien à la famille de la victime et au gouvernement français, suite à l'assassinat «lâche et odieux» du ressortissant français, Hervé Pierre Gourdel, le ministre a rappelé que le gouvernement algérien avait appris avec «une profonde tristesse» cet assassinat. Qualifiant le groupe terroriste, auteur de cet acte odieux, de «criminel et sanguinaire», M.Belaïz a affirmé que le gouvernement algérien n'avait ménagé aucun effort, dès les premiers instants de l'enlèvement, en mobilisant tous les moyens nécessaires. Le ministre de l'Intérieur a même rappelé les efforts de l'Algérie depuis les années 1990 dans la lutte contre le terrorisme. «Le peuple algérien connaît mieux que quiconque l'horreur et la barbarie du terrorisme qui a frappé notre pays dans sa chair à cette époque-là», a-t-il dit, rappelant que «l'Algérie n'a eu de cesse de prévenir que le terrorisme, phénomène sans foi ni loi et ne connaissant pas de frontières, allait toucher le monde entier. Le patron de l'intérieur a saisi l'occasion pour appeler tous les pays à s'entraider et à conjuguer leurs efforts pour combattre ce fléau mondial qu'est le terrorisme. De son côté, le président du Sénat, Abdelkader Bensalah, a affirmé jeudi dernier à Alger que l'assassinat du ressortissant français Hervé Pierre Gourdel ne détournera pas l'Algérie ni les pays attachés à la stabilité, du combat contre le terrorisme. «Cet assassinat n'affectera en rien l'orientation de l'Etat algérien ni de ceux qui s'investissent en faveur de la stabilité, car le monde se mobilise pour condamner ce meurtre et combattre de tels crimes où qu'ils se produisent», a-t-il soutenu lors de son discours d'ouverture de la séance plénière. M.Bensalah a qualifié de «cauchemar» l'assassinat du touriste français qui «intervient au moment où les Algériens pensaient que le terrorisme avait été définitivement vaincu». Voulant transmettre un message clair et précis, M.Bensalah a assuré que le gouvernement ne fermera pas les yeux sur cette affaire. «L'assassinat du ressortissant français ne restera pas impuni, car l'Etat algérien va punir les criminels où qu'ils se trouvent», a-t-il ajouté. «L'Algérie tout entière déplore ce crime contre son hôte», a martelé le président de la chambre haute du Parlement qui a adressé ses condoléances à la famille de la victime, appelant à la mobilisation de tous pour «empêcher que de tels actes abjects ne se reproduisent». Il a enfin appelé les citoyens à coopérer avec les autorités sécuritaires car, a-t-il dit, «la stabilité et la sécurité sont l'affaire de tous et ne concernent pas seulement les forces de sécurité et l'armée». Les déclarations de Belaïz et de Bensalah viennent réaffirmer encore une fois le refus de l'Algérie de s'incliner devant le terrorisme.
Le gouvernement algérien a vivement condamné l'assassinat. «L'assassinat du ressortissant français, Pierre Hervé Gourdel est un acte odieux et abject commis par un groupe de criminels», a affirmé mercredi dernier le gouvernement algérien dans un communiqué, soulignant que c'est avec «beaucoup de peine et de tristesse qu'il avait appris l' «ignoble» assassinat de l'otage.
L'expression

L'OAIC s'élargit au développement de la production de la céréaliculture

L'OAIC s'élargit au développement de la production de la céréaliculture

L'Office algérien interprofessionnel des céréales, (OAIC), qui est le principal importateur des blés, a décidé d'étendre ses activités au développement de la production nationale de cette denrée alimentaire de base afin d'améliorer les rendements qui demeurent très dépendants des conditions climatiques.
"L'office compte devenir un acteur dans le développement de la filière céréales en répondant aux besoins des agriculteurs qui se professionnalisent davantage", a indiqué à l'APS le directeur général de cet organisme agricole, Mohamed Belabdi.
"On constate que les céréaliculteurs se professionnalisent et, par conséquent, deviennent de plus en plus exigeants. Ils demandent des variétés de semences de blé et d'intrants garantissant de bons rendements", explique-t-il.
Généralement, les céréaliculteurs respectent l'itinéraire technique de production des céréales et recourent davantage aux semences certifiées.
"De 2009 à nos jours, on a multiplié par huit (8) les quantités d'engrais utilisés dans chaque campagne, alors que celles des semences sont passées de 900.000 qx de semences certifiées à 2,2 millions de qx", a justifié M. Belabdi.
Ainsi, pour répondre à la demande des producteurs, l'office compte introduire, en collaboration avec les instituts techniques, de nouvelles variétés à haut rendement notamment en blé tendre, et diversifier aussi la gamme des fertilisants.
La création de nouvelles variétés de blé fait l'objet d'un partenariat algéro-français signé en 2013 entre l'OAIC et l'agence française des céréales Axeréal.
Ce partenariat permettra à l'office d'accéder à la matière génétique française pour la production de semences de blé tendre au niveau des fermes pilotes.
L'Algérie est un pays producteur de blé dur essentiellement, ce qui explique sa dépendance totale des importations de blé tendre, alors que les variétés de la faible quantité de blé tendre produit ne sont pas panifiables et ne conviennent donc pas à fabriquer la baguette de pain.
Contrairement au blé tendre, le matériel génétique que possède l'Algérie en blé dur est en mesure de donner des rendements similaires à ceux enregistrés dans de grands pays producteurs, selon M. Belabdi.
--Atténuer la dépendance de la pluviométrie--
Bien que la filière céréale ait fait "un saut qualitatif" ces trois dernières années, la production continue d'être tributaire de la pluviométrie, un aléa que l'OAIC tente d'atténuer en s'impliquant dans le financement des équipements d'irrigation, indique le même responsable.
L'office est en train "de jouer la locomotive" pour mener le programme d'irrigation qui devrait porter la superficie céréalière irriguée à 600.000 hectares (ha) d'ici à 2019 contre 350.000 ha actuellement sur une superficie totale réservée à la production céréalière de 3,4 millions d'ha.
Lancé fin 2012, ce projet a connu des blocages en raison de la non bancabilité des coopératives de céréales et légumes secs (CCLS) qui devaient financer ce programme au niveau local.
L'OAIC s'est engagé à financer l'achat des équipements d'irrigation dont 50% du prix sont remboursés par l'Etat, tandis que les 50% restants sont remboursés par l'agriculteur à travers la livraison de sa production à hauteur du montant correspondant.
Cet organisme a financé,,jusqu'ici, l'équivalent de 24.000 ha durant la campagne 2013/14 et compte réaliser le double durant la saison prochaine grâce à une "grande demande" qu'il avait passé au groupe Anabib spécialisé dans la fabrication de tubes en acier destinés, entre autres, à l'irrigation.
De part leur répartition à l'échelle nationale, les CCLS devraient aussi s'impliquer dans la vulgarisation de ce programme auprès des agriculteurs au niveau local afin d'améliorer la productivité.
Après avoir enregistré un record en 2009 avec une production de 61 millions de quintaux grâce à une pluviométrie exceptionnelle, la production céréalière n'a cessé de baisser depuis en raison du déficit hydrique.
La dernière campagne s'est soldée par une production de 34 millions de quintaux, en baisse de 30% par rapport à la saison 2012/13, et ce, en raison d'un manque critique d'eau fin mars et durant le mois d'avril, une période sensible dans le processus de croissance du grain.
Pour la campagne prochaine, l'OAIC étudie actuellement la possibilité d'effectuer des lâchers d'eau au niveau des barrages se situant à proximité des parcelles céréalières afin de surmonter d'éventuels déficits hydriques.
M. Belabdi évoque, dans ce contexte, des possibilités de développer la céréaliculture dans le sud grâce à l'abondance des eaux souterraines et de terres.
Actuellement, seulement 7% de la production nationale provient des wilayas du sud.
APS

Plusieurs projets renforcent les structures de tourisme dans le Sud

Plusieurs projets renforcent les structures de tourisme dans le Sud

Plusieurs structures touristiques sont projetées, dans les wilayas du Sud du pays, pour promouvoir le tourisme saharien, a-t-on appris samedi auprès des responsables locaux du secteur du tourisme et de l’artisanat.
Ces futures structures devront permettre de renforcer les capacités d’hébergement dans les wilayas d’Ouargla, Illizi, Tamanrasset et Adrar, et de mettre à niveau les prestations offertes aux touristes, a-t-on précisé, lors de la célébration de la journée mondiale du tourisme.
Vingt-trois (23) projets touristiques ont été avalisés par le Comité d’assistance à la localisation et la promotion de l’investissement et de la régulation du foncier (Calpiref) dans la wilaya d’Ouargla.
Parmi ces investissements privés, dont des hôtels et des villages touristiques, qui totaliseront près de 3.500 lits, figurent une dizaine de projets déjà lancés en chantier, a-t-on expliqué.
Dans la wilaya d’Illizi, le secteur a été renforcé par plusieurs projets, fruit de l’investissement privé, approuvés par le Calpiref, dont deux (2) hôtels de 40 lits projetés à Illizi et In-Amenas, a fait savoir le directeur du secteur Mustapha Benmessaoud.
D’autres projets, notamment des villages touristiques et des campings, sont en cours de réalisation dans les communes d’Illizi, Djanet et Bordj El-Haouès, alors que la zone d’expansion touristique de Djanet accueillera prochainement différentes structures touristiques sur une superficie globale de 100 hectares, a-t-il ajouté.
La wilaya d’Adrar renforcera, de son côté, sa capacité d'accueil touristique de 2.550 lits à l'horizon 2020, à la faveur de 33 projets d’investissement privé, notamment des complexes  touristiques, des hôtels, des campings et des centres de repos, en cours de réalisation, selon le directeur du secteur, Maâlem Dahane.
L'hôtel "Gourara" (196 lits) à Timimoune, rattaché à la  chaine hôtelière "El-Djazair" et qui a été remis en exploitation au deuxième  semestre de 2014, après avoir bénéficié d'une opération de restauration et de classement à la catégorie 4 étoiles, vient consolider la capacité d'accueil touristique de la wilaya d'Adrar et d’y améliorer la qualité des services, a-t-il fait signalé.
Dans la wilaya de Tamanrasset, le domaine de l’artisanat traditionnel a connu une impulsion, ces dernières années, au regard des structures spécialisées existantes et projetées et du nombre d’artisans croissant dans cette wilaya, à vocation essentiellement touristique.
La wilaya recense actuellement près de 2.990 artisans exerçant dans ce domaine qui génère un total de 3.846 emplois, a-t-on indiqué.
Une enveloppe de plus de 109 millions DA a été dégagée pour appuyer les artisans dans cette wilaya, a indiqué le directeur du secteur, Abdelmalek Moulay.
De son coté, le directeur la chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de la wilaya de Tamanrasset, Nasreddine Benabdallâh a estimé que cette opération vise à promouvoir les activités artisanales au niveau local, avant d’appeler à permettre aux artisans locaux de participer aux différentes expositions, nationales et internationales.
La célébration de la journée mondiale du tourisme, placée cette année sous le signe de ‘‘Tourisme et développement social’’, a été marquée par plusieurs activités à travers les wilayas du Sud.
Des "Portes ouvertes" et des expositions ont été mises sur pied, à cette occasion, pour mettre en exergue les potentialités touristiques des wilayas du Sud, les activités de leurs offices de tourisme et agences de voyages, ainsi que les efforts menés pour la promotion l’activité touristique.
Des excursions vers des sites touristiques, des manifestations folkloriques animées par des troupes locales,  et l’attribution de titres d’encouragement au profit des acteurs du secteur, ont été programmées à l’occasion de cette journée mondiale du tourisme.
APS

jeudi 25 septembre 2014

Coup d'envoi du Salon international "Alger industries 2014"

Coup d'envoi du Salon international "Alger industries 2014"

Plus de 200 exposants nationaux et étrangers  ont pris part au 8ème salon professionnel international de l'industrie "Alger  industries 2014" qui a ouvert mardi au Palais des expositions des Pins maritimes  (Alger).
Cette manifestation économique de quatre (4) jours "offre de nouvelles  opportunités pour s'ouvrir aux marchés extérieurs, attirer des investissements  étrangers et conclure de nouveaux contrats de partenariat", a indiqué Mme Kherfi  Rabea, Secrétaire générale au ministère de l'Industrie et des mines, lors de  la cérémonie d'inauguration.
Le salon, co-organisé par la société Batimatec Expo et la Chambre de  commerce et d'industrie Marseille-Provence (France), connait la participation  des plus importantes entreprises publiques du secteur de l'industrie notamment  le Groupe industriel des ciments d'Algérie (GICA), l'Entreprise nationale des  peintures (ENAP) ainsi que l'entreprise nationale des industries électroniques  (ENIE).
"La participation de ces entreprises intéresse davantage les partenaires  étrangers qui veulent investir dans le marché algérien"", a souligné M. Sadok  Stiti, PDG de Batimatec Expo.
Parmi les exposants nationaux, dix-huit (18) grandes entreprises publiques  économiques (EPE) sont présentes.  La participation étrangère est représentée par la France, l'Allemagne,  l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Pologne et l'Autriche.
Les principaux secteurs d'exposition du salon, qui occupe une  superficie de plus de 2.000 m², sont les équipements pour l'industrie, l'électricité,  l'électronique, l'automatisme, la sécurité industrielle, la protection de l'environnement  (Eco-industrie) ainsi que la sous-traitance et les services.
En marge de cet événement, un cycle de conférences-débats sera animé  par l'Institut national de la productivité et du développement industriel (INPED)  sur le thème "l'entreprise au coeur de notre projet pédagogique".
Le ministère de l'Industrie et des mines, en partenariat avec l'Agence  nationale de développement de l'investissement (ANDI), le groupe GICA,   l'Agence nationale d'intermédiation et de régulation foncière (ANIREF)   et le Centre d'études et de services technologiques de l'industrie des matériaux  de construction (CETIM), consacrera une journée pour les services d'appui à  l'industrie comme l'ingénierie, la bourse de partenariat et la qualité.
 APS

Sonelgaz et General Electric lancent une initiative pour l’entreprenariat en Algérie

Sonelgaz et General Electric lancent une initiative pour l’entreprenariat en Algérie

Le groupe Sonelgaz et l’américain General Electric (GE) ont lancé mardi à Alger une initiative novatrice visant à promouvoir l’entreprenariat et la sous-traitance dans le domaine de l’électricité en Algérie.
L’initiative a été lancée lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté M. Abdesselam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des mines, M. Ahmed Messili, secrétaire général du ministère de l’Energie, et MM. Noureddine Boutarfa et Jeffrey Immlet, respectivement PDG de Sonalgaz et de GE. Dénommée "industrie et développement de l'entreprenariat en Algérie" (IDEA), le programme permettra d'identifier et d'accompagner des fournisseurs locaux qui vont constituer la chaîne d’approvisionnement de la nouvelle usine de production de turbines à gaz que les deux groupes vont développer en partenariat à Ain Yagout (Batna).
Sonelgaz et GE avaient donné, lundi dernier à Batna, le coup d’envoi de la construction de cette usine d’équipements électriques, qui devrait générer deux gigawatts (GW) annuellement pour satisfaire la demande nationale en électricité.
Le lancement de IDEA fait suite à l’accord de joint-venture signé début 2014 entre GE et le groupe algérien. Intervenant lors de cette cérémonie, M. Bouchouareb a relevé que l’engagement de GE en Algérie répondait, à la fois, ""à la triple ambition de faire rayonner l’industrie algérienne au-delà de ses frontières, de développer l’emploi et la chaine de valeurs locales et de s’engager dans une démarche de partenariat à long terme".
"Nous ambitionnons de développer une industrie moderne et compétitive, nous ne voulons pas faire de notre pays celui de main-d’£uvre low cost ou le transformer en plateforme de délocalisation des activités en quête d’une ressource humaine à bas prix", a-t-il tenu à préciser.
Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, "nous ne visons plus seulement la localisation d’emplois sur le territoire national, mais des partenariats gagnant-gagnant avec des transferts de technologie et de savoir-faire à la clé".
De son côté, le PDG de GE a déclaré qu’avec IDEA, "nous valorisons nos 40 ans d’histoire dans le pays et soutenons nos partenaires de longue date afin de créer une communauté de start-up à croissance rapide pouvant soutenir les plans d’industrialisation en Algérie".
Selon lui, "les multiples volets de l’initiative visent à créer un écosystème qui attire davantage d’entrepreneurs et de fournisseurs au sein de la chaîne d’approvisionnement" de ce futur complexe.
Le patron de GE a estimé que cette initiative était "compatible avec la vision du gouvernement algérien d’industrialiser et de diversifier l’économie" en se basant sur l’innovation et le transfert de la technologie.
Pour sa part, le PDG de Sonelgaz a indiqué que la stratégie industrielle menée par son entreprise visait un investissement durable qui exige de disposer de professionnels qualifiés et d’une chaine d’approvisionnement locale forte.
"IDEA apporte effectivement une réponse concrète et pragmatique à ces exigences", selon lui. M. Boutarfa a rappelé à ce propos que cet effort d’intégration industrielle menée par les pouvoirs publics dans le domaine de la réalisation des centrales électriques sera renforcé par la création prochaine de deux sociétés stratégiques avec des partenaires internationaux.
Une des deux sociétés sera dédiée à la maîtrise des processus de réalisation et de l’engineering des centrales électriques, alors que la seconde sera destinée à la fabrication des chaudières et échangeurs thermiques.
Avec ces nouvelles sociétés, le processus d’intégration en matière de production d’électricité atteindra les 80% d’ici 2020-2025, "ce qui représente un saut décisif dans l’industrialisation du pays", selon M. Boutarfa.
GE intervient dans plusieurs secteurs en Algérie comme le pétrole, le gaz, l’électricité et l’eau. Selon les chiffres fournis par le numéro un mondial de l’électricité, 70% des turbines à gaz en service en Algérie, soit 450 unités, sont fabriquées par GE.
 APS

L'Algérie engagée à renforcer son système interne de sécurité nucléaire

Le ministre de l'Energie Youcef Yousfi
Le ministre de l'Energie Youcef Yousfi a souligné à Vienne que l'Algérie s'était engagée dans un processus visant à renforcer son système interne de sécurité nucléaire, dans son intervention lors de la 58ème conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
M. Yousfi a indiqué que "l'Algérie s'est engagée dans un processus visant à renforcer son système interne de sécurité nucléaire et à contribuer à toutes les initiatives multilatérales dans ce domaine", rapporte mardi un communiqué de l'ambassade d'Algérie à Vienne.
L'Algérie, a-t-il ajouté, s'attelle aussi "en coopération avec l'Agence à la finalisation du plan national intégré d'appui à la sécurité nucléaire", en soulignant que l'Algérie a ratifié tous les instruments se rapportant à la sécurité nucléaire.
Il a également relevé, par la même occasion, "toute l'importance que revêt l'adhésion universelle à l'ensemble de ces instruments juridiques internationaux", selon le communiqué.
M. Yousfi, chef de la délégation algérienne à cette rencontre internationale (22-26 septembre), a rappelé aussi que l'Algérie avait déjà mis en place un Centre de formation et d'appui à la sécurité nucléaire alors que le code pénal a été amendé "pour criminaliser l'utilisation malveillante des matières radioactives et les actes de terrorisme nucléaire".
Il a souligné "l'importance du Programme cadre national 2012/2017 en tant qu'instrument" pour approfondir la coopération technique avec l'Agence et précise que "le taux de mise en œuvre des projets en 2013 a dépassé 80%".
Le programme de coopération en cours (2014/2015) couvre, entre autres, les secteurs de la santé humaine, de l'agriculture et de l'alimentation et e l'eau, a précisé M. Yousfi.
Le ministre a aussi souligné l'attachement de l'Algérie "au développement de l'Institut algérien de formation en génie nucléaire qui pourrait jouer un rôle régional".
L'Algérie se prépare aussi à inclure l'option électronucléaire "dans son mix énergétique" et dont la construction de la première électronucléaire est prévue à l'horizon 2017".
Malgré l'absence de centrales nucléaires dans le pays, les critères de l'AIEA sont intégrés dans "l'évaluation régulière de la sûreté de nos réacteurs de recherche", a assuré le ministre.
Par ailleurs, M. Yousfi a souligné que le pays "se félicite des développements encourageants enregistrés sur le dossier du nucléaire iranien" tout en se prononçant "en faveur d'un règlement pacifique et définitif de ce dossier".
"La délégation algérienne demeure préoccupée par la situation de statu quo" au Moyen-Orient car l'AIEA "continue de se heurter au refus persistant d'Israël d'adhérer au traité de non-prolifération (TNP) et de soumettre toutes ses installations nucléaires au régime de vérification de l'AIEA", ajoute le ministre.
Enfin, le ministre a indiqué que "l'Algérie regrette profondément le report injustifié de la conférence initialement prévue en 2012" devant aboutir à une zone dénucléarisée au Moyen-Orient, ajoute la même source.
APS

Mise à jour de la stratégie et du plan national de biodiversité

Mise à jour de la stratégie et du plan national de biodiversité

Le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement a indiqué mardi avoir initié la mise à jour de la stratégie et du plan national de biodiversité.
L'initiation de cette mise à jour, a-t-on précisé de même source, entre dans le cadre du projet "Planification nationale sur la diversité biologique et mise en œuvre en Algérie du plan stratégique de la convention sur le biodiversité biologique 2011-2020 et des objectifs d'Aichi" (ville japonaise où la convention sur la biodiversité biologique a été signée en 2010).
Les objectifs d'Aichi, au nombre de vingt, constituent le plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 pour les Nations Unies.
A cet effet, le ministère organise des ateliers régionaux qui regroupent les secteurs clés de la gestion, de la préservation et de la valorisation de la biodiversité en Algérie, a-t-on ajouté.
Outre les départements ministériels concernés, ce processus associe les associations de protection de la nature et de l'environnement, les collectivités locales et les experts universitaires, selon le communiqué.
Cette opération est menée avec l'appui du programme des Nations unis pour le Développement (PNUD), a-t-on encore précisé.
Cette série d'"ateliers de concertation vise à définir les orientations stratégiques et les objectifs nationaux pour la gestion, la conservation et l'utilisation rationnelle et durable de la biodiversité en Algérie", a-t-on souligné.
Un premier atelier régional se tiendra mercredi à Annaba et regroupera 13 wilayas des régions Nord et Est du pays et sera suivi de quatre (04) autres ateliers régionaux durant les mois d'octobre et de novembre prochains, selon la même source.
APS

Préservation environnementale: des projets pilotes d'Oran présentés au prochain sommet mondial du R20

David Albertini

Des projets et des expériences d'Oran dans le domaine de la préservation environnementale, seront présentés lors du sommet mondial des régions de l’organisation R20 pour l’action climatique le 10 et le 11 octobre prochain à Paris, a annoncé mardi à Oran le directeur des programmes de cette organisation mondiale basée à Genève.
Trois projets pilotes en cours de réalisation à Oran en coordination entre le bureau R20 à Oran pour le bassin méditerranéen et le ministère algérien de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, seront présentés à cette rencontre mondiale qui verra la participation d'experts, de représentants de 500 régions du R20, d'institutions et opérateurs internationaux intervenant dans le domaine de la protection environnementale et climatique, a affirmé à l’APS M. David Albertani en marge du workshop méditerranéen sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à Oran.
Il s’agit du projet de développement de la gestion et de la valorisation des déchets ménagers en voie de lancement dans deux quartiers pilotes à l’est de la ville d’Oran (hai Akid Lotfi et cité AADL 1377 logts).
Cette opération consiste à organiser le ramassage des déchets ménagers à travers un système de tri en prévision de valorisation au niveau du centre d’enfouissement technique (CET) pour recyclage.
D’autres expériences en voie de montage à Oran sont prévues à l’ordre du jour de cette manifestation mondiale, dont celles ayant trait à l’amélioration de la gestion de l’éclairage public avec des systèmes de l’image satellitaire et la technologie de (LED) et de compostage de déchets organiques en coordination avec la direction locale de l’agriculture.
Le prochain sommet de Paris, qui verra également la participation de représentants d’autres institutions algériennes, réservera un panel dédié aux actions du bureau "R20 Med" créé à Oran suite à l’accord cadre signé en 2013 par le Gouvernement algérien et l’organisation R20, lors de la visite en Algérie de son président fondateur Arnold Schwazenneger.
Le but de la participation de l’Algérie, à l’instar d’autres régions du monde à cette rencontre mondiale qui s’inscrit dans la cadre de la préparation du congrès mondiale pour le climat (convention Kyoto 2) prévu à Versailles (Paris) en décembre 2015, est de mettre en exergue les expériences réalisés dans le cadre de la promotion de l’économie verte, afin d'être reconnues dans le processus des Nations unies.
APS

mercredi 24 septembre 2014

Workshop méditerranéen sur les énergies renouvelables à Oran

Workshop méditerranéen sur les énergies renouvelables à Oran

Le workshop méditerranéen sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique s'est ouvert mardi au Centre de conventions d'Oran (CCO), sous le slogan "Enjeux et pistes pour la promotion des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique".
Initié par le bureau R20 Med, basé à Oran, sous l'égide et l'appui du ministère de l'Aménagement de territoire et de l'environnement, cet événement est marqué par la participation de quinze (15) pays, à savoir la Tunisie, le Liban, l'Egypte, l'Espagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, les USA, le Mali, le Sénégal, le Tchad, le Burkina-Faso, le Canada et la Gambie en plus de l'Algérie.
Des experts, des représentants d'autorités gouvernementales et parapubliques, des institutions et opérateurs intervenant dans le domaine énergétique ainsi que des organismes financiers, comme la Banque africaine de développement, prennent part à cette première rencontre à l'échelle méditerranéenne, organisée par le bureau R20 Med, depuis sa création à Oran.
Inscrit dans le cadre de l'accord-cadre de partenariat entre le gouvernement algérien et l’ONG R20, ce workshop se veut être, selon ses initiateurs, un moment fort pour débattre et échanger les bonnes pratiques dans le domaine des énergies renouvelables et les expériences acquises par des pays de la région méditerranéenne et consolider les efforts dans la mise œuvre des programmes.
Cette rencontre de trois jours a pour objectif également d'accroitre la compréhension des participants des différents enjeux de l'accès durable à l'énergie à l’aide de sources renouvelables, selon les organisateurs.
Les débats sont prévus durant ces assises afin de contribuer au confortement de la motivation des participants pour renforcer leur démarche sur le terrain et identifier les moyens et les voies pour surmonter les contraintes, précisent encore les organisateurs.
Les participants au workshop évoqueront plusieurs thèmes comme les politiques et les cadres réglementaires, les technologies et leur mise en œuvre et les stratégies, ainsi que les financements des programmes et projets de développement dans le domaine des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.
APS

Selon une étude réalisée par l’éditeur international Sage : Plus d’une entreprise algérienne sur deux souhaite investir dans un ERP

Plus d’une entreprise algérienne sur deux souhaite investir dans un ERP (Enterprise resource planning). C’est ce qui ressort de la première étude réalisée par l’éditeur international Sage, auprès de 85 décideurs informatiques algériens en août 2014, sur l’évolution de leurs besoins en informatique de gestion et les défis qu’elles rencontrent.
Selon le communiqué de l’éditeur,  57% des entreprises algériennes placent l’ERP comme investissement informatique prioritaire l’an prochain, loin devant tout autre équipement en informatique de gestion.
Concernant leur business, 44% des entreprises algériennes interrogées citent le contrôle des coûts et l’amélioration de leur efficacité comme priorités principales, suivies de près par la conquête de nouveaux clients (43%) et enfin l’accès à de nouveaux marchés (39%). “Les logiciels de gestion devraient constituer un élément-clé de la stratégie de toute entreprise qui souhaite se développer. Or, aujourd’hui, il existe une discordance entre les solutions installées et les besoins des entreprises. Chez Sage, nous avons l’habitude de questionner notre écosystème pour être toujours plus proche des besoins des utilisateurs. Et nous constatons bien, au travers de cette étude, que les entreprises algériennes sont en pleine évolution : leurs attentes vis-à-vis de leurs solutions de gestion ne sont plus uniquement d’optimiser des processus, mais de bien de gérer des données pour les aider à relever leurs défis, d’où le besoin d’investir dans une solution ERP”, observe Yannick Faure, Area Manager Algérie. L’étude souligne, également, que
59% des entreprises algériennes considèrent qu’améliorer l’efficacité de leurs activités est le principal défi qu’une solution de gestion doit relever. “Soutenir la croissance” est cité en 2e position par 51% des répondants. 4 entreprises algériennes sur 5 (79%) envisagent d’investir dans des logiciels de gestion basés dans le cloud.
Les décideurs informatiques algériens mesurent le succès du déploiement des logiciels de gestion dans leur entreprise. Les deux critères d’évaluation sont : l’amélioration de la satisfaction de leurs clients (51%) et l’engagement des utilisateurs (42%). “Les décideurs des entreprises du mid-market doivent placer l’utilisateur au cœur de leur réflexion et comprendre comment leurs collaborateurs pourront utiliser au mieux les investissements logiciels réalisés. Elles doivent disposer de solutions éprouvées, centrées sur les attentes réelles de l’utilisateur”, confirme Benoît Gruber, VP Corporate Communication & Brand, Sage Mid-Market Europe et Sage ERP X3.
La version 7 de Sage ERP X3, lancée aujourd’hui sur le marché algérien, prend, entre autres, en charge une traçabilité plus étendue (du devis à l’encaissement, de la commande au paiement) ; une gestion flexible de la localisation des entrepôts et une automatisation renforcée (factures récurrentes)... “La capacité d’une société à conquérir de nouveaux clients et à développer ses affaires de manière rentable dépend de la manière dont ses collaborateurs peuvent accéder à l’information, la partager et l’utiliser. En d’autres termes, la version 7 de Sage ERP X3 aide les entreprises à réaliser de la croissance grâce à un système ERP plus rapide, plus simple et plus flexible”, conclut Benoit Gruber.
Sage est présent en Algérie depuis plus de 10 ans à travers son réseau de partenaires.
LIBERTÉ

11e édition du Salon international des technologies de l’information Med-IT : La technologie au service de l’entreprise économique

Sécurisation des données et développement de l’identité numérique de l’entreprise : les solutions existent et elles sont exposées, en ce moment, au 11e Salon international des technologies de l’information, Med-IT. C’est dans l’enceinte du Palais de la culture que cette 11e édition se déroule jusqu’au 24 septembre. Inauguré hier matin, l’événement compte plus de
80 exposants nationaux et étrangers parmi lesquels, les opérateurs de téléphonie, les équipementiers mais aussi des start-up spécialisées. Principalement dédiée aux professionnels, cette rencontre comprend également un important programme de conférences et d’ateliers, animés par des experts nationaux et internationaux. Outre les présentations des multiples solutions informatiques destinées au monde de l’entreprise, l’accent a été mis sur la sécurisation des données. Plusieurs conférences et ateliers seront consacrés à la cybersécurité, la cryptographie ou encore la présentation des nouveautés en matière de solutions “antimalware”. Si le lancement des offres 3G a jusque-là été principalement orienté vers la clientèle des particuliers, cette 11e édition de Med-IT a été l’occasion pour les trois opérateurs de téléphonie mobile de dévoiler leurs offres à destination de la clientèle entreprises. Mobilis et Ooredoo ont mis le paquet sur la technologie Cloud Computing (l’informatique en nuage ou l’utilisation de capacités de stockage sur des réseaux externes, ndlr). De son côté, Djezzy a misé sur le lancement des “Iphone 6 et Iphone 6 plus”.  Par ailleurs, un concours national intitulé “Trophées du Salon Med-IT 2014” est organisé et récompensera les développeurs des meilleures applications mobiles algériennes.
LIBERTÉ

Un ressortissant français enlevé à Tizi-Ouzou, les recherches "toujours en cours" (ministère de l'Intérieur)

Un ressortissant français enlevé à Tizi-Ouzou, les recherches "toujours en cours" (ministère de l'Intérieur)

Un ressortissant français a été enlevé dimanche soir dans la wilaya de Tizi Ouzou, indique lundi soir le ministère de l'Intérieur et des Collectivités Locales dans un communiqué, qui souligne que les recherches sont "toujours en cours".
"Des individus ont intercepté hier le 21 septembre 2014 à 21h00 à hauteur du village d'Ait Ouabane commune d'Akbil, (wilaya de Tizi Ouzou), un véhicule ayant à son bord un groupe d'algériens accompagnés du ressortissant français Gourdel Hervé Pierre", précise la même source.
Le ressortissant français, âgé de 55 ans et guide alpiniste, "est invité et hébergé depuis son arrivée à l’aéroport international d'Alger, le 20 septembre 2014, dans un chalet proche du complexe de Tikidjda (Wilaya de Bouira)", ajoute le communiqué du ministère.
"Les assaillants, après avoir libéré ses compagnons algériens et abandonné le véhicule sur les lieux, ont gardé le ressortissant français et pris la fuite vers une direction inconnue", poursuit la même source, qui affirme que les recherches aussitôt engagées par les services de sécurité "sont toujours en cours à l'heure actuelle"
APS

IL A ÉTÉ ÉLABORÉ LORS DE LA RÉUNION DU HAUT CONSEIL DE SÉCURITÉ : Le plan algérien pour abattre Daesh

Prêts à en découdre avec l'hydre terroriste
 
L'Algérie est sans doute le pays arabe le mieux préparé pour faire face à une menace terroriste d'envergure.
L'Algérie a réuni pour la troisième fois depuis trois ans, son Haut Conseil de sécurité. La première fois c'était juste après les manifestations de janvier 2012, la seconde fois après l'attaque contre Tiguentourine. Le président Bouteflika a présidé en effet la troisième réunion consacrée cette fois à la situation sécuritaire aux frontières méridionales et orientales de l'Algérie et ses efforts pour la paix et la stabilité au Mali et en Libye. Cette réunion a vu la participation de hauts responsables civils, militaires et des services de sécurité, à l'image du Premier ministre Abdelmalek Sellal, le ministre de l'Intérieur Tayeb Belaïz, le ministre de la Justice Tayeb Louh, le ministre des Finances Mohamed Djellab ou encore le directeur de cabinet du président de la République, Ahmed Ouyahia et le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, M.Ahmed Gaïd Salah. Une réunion à laquelle il manquait Ramtane Lamamra en mission diplomatique de paix aux Etats-Unis.
La réunion du Haut Conseil de sécurité avait pour objectif de dresser un plan pour faire barrage à la nouvelle menace terroriste internationale. Après avoir réussi à chasser l'Aqmi du nord et le confiner dans des zones de repli, l'Etat algérien entend préparer son plan pour barrer la route à toute infiltration de Daesh en Algérie et à ses frontières. Car l'Algérie prend très au sérieux les menaces persistances de l'État islamique en Irak et au Levant (Daesh) qui gagne du terrain en Irak et en Syrie, qui menace de s'étendre en Libye et en Egypte, qui viserait des intérêts occidentaux en Europe et en Afrique du Nord.
Après l'exécution du journaliste américain James Foley, le meurtre d'un second journaliste américain, Steven Sotloff et la décapitation d'un otage britannique, David Cawthorne Haines, l'EIIL menace nommément les Français. Dans un message audio diffusé hier et repéré par le groupe de surveillance Site, l'organisation terroriste appelle ses sympathisants à tuer tout «infidèle» américain, européen, -particulièrement les «méchants et sales Français»-, australien, canadien, «ou tout citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'État islamique».
C'est essentiellement pour faire face à cette menace que le niveau d'alerte a été élevé en Algérie et dans tous les pays où la menace de Daesh est probable.
Sur ce plan, l'Algérie est sans doute le pays le mieux préparé à une menace terroriste d'envergure. Lamamra l'a déjà précisé il y a quatre jours au secrétaire d'Etat américain, John Kerry, que «la Libye et le Mali, pays voisins immédiats à l'Algérie, où comme vous le savez, le terrorisme et l'instabilité règnent, sont au centre de notre action diplomatique immédiate et nous apportons bien sûr notre contribution à la solution d'autres questions au-delà de nos frontières». Après avoir rappelé «la sécurité et la tranquillité» acquises par l'Algérie au bout d'une lutte continue contre le terrorisme. L'Algérie et son armée expérimentée l'ont également démontré en réagissant d'une manière courageuse, claire et directe à l'attaque de Tiguentourine, commise par des terroristes surentraînés et surarmés venus à travers la frontière libyenne. Depuis, aucune infiltration terroriste n'a été enregistrée ou signalée de la frontière Est du pays, démontrant l'efficacité de la barrière frontalière avec la Libye. Mieux encore, l'Algérie a rassemblé plus de 3000 hommes à la frontière avec la Tunisie et la Libye pour faire face à toute tentative d'infiltration. A cause de la menace de Daesh, l'insécurité en Libye et l'instabilité au Mali, l'Algérie est à chaque fois sollicitée par les capitales occidentales, pour des conseils, des éclairages ou encore pour des autorisations pour intervenir dans la région. Le 27 août, le commandant de l'Africom, le général David Rodriguez, a effectué une visite en Algérie pour demander une expertise sur la situation sécuritaire dans la région. Le 13 septembre dernier le chef d'état-major de l'armée française, le général Pierre De Villiers, a également effectué une visite inscrite dans le même cadre de coopération sécuritaire.
L'Algérie est devenue pour les Etats-Unis et la France, les deux nations qui sont intervenues militairement contre le Daesh au nord de l'Irak, un soutien indéfectible dans la région. Il faut dire qu'Obama et Hollande n'ont pas obtenu le O.K. de leurs Parlements pour autoriser une intervention militaire au sol et surtout sans l'aval des Nations unies.
Pour le moment, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon préconise la paix à l'intervention militaire. C'est dans ce sens qu'il a exprimé, avant-hier soir à New York, lors d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra l'appui des Nations unies au rôle de médiation que joue l'Algérie pour la stabilisation de la situation en Libye, au Mali et dans le Sahel. L'Algérie qui entend sécuriser ses frontières contre toute menace extérieure refuse d'intervenir hors de ses limites territoriales pour porter secours à un pays en difficulté. Une attitude adoptée lors de la guerre du Mali, alors que l'Algérie a été victime du kidnapping de ses diplomates au consulat de Gao. Elle a refusé d'intervenir au Mali, optant pour le dialogue et la concertation entre les différentes factions et mouvements en conflit au Mali. La libération des deux derniers diplomates algériens pris en otage au Sahel et le succès de la réunion d'Alger sur le Mali ont donné raison à la diplomatie algérienne et renforcé l'idée sur l'efficacité des services de renseignements algériens. Avec son expérience sur le terrain sécuritaire, sa stabilité sur le plan politique et son efficacité sur le plan diplomatique, l'Algérie est devenue pour Paris, Washington, Londres et bien sûr Le Caire, l'unique partenaire arabe avec qui elle compte combattre le terrorisme dans la région. Après la réunion des pays du Golfe à Riyadh, des pays d'Afrique du Nord au Caire, l'Algérie participera aujourd'hui à New York aux travaux de la 5e réunion ministérielle du Forum global de lutte contre le terrorisme dans le cadre de ses efforts permanents pour l'éradication de ce fléau transfrontalier. Pour le ministre délégué, chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, l'Algérie réaffirmera au cours de cette réunion sa détermination à poursuivre sa lutte contre le terrorisme qu'elle avait entamée seule durant les années 1990.
L'expression

lundi 22 septembre 2014

Le président Bouteflika préside une réunion sur la situation sécuritaire aux frontières méridionales et orientales

Le président Bouteflika préside une réunion sur la situation sécuritaire aux frontières méridionales et orientales de l'Algérie

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé dimanche à Alger une réunion sur la situation sécuritaire aux frontières méridionales et orientales de l'Algérie et sur ses efforts pour la paix et la stabilité au Mali et en Libye.
"Son excellence, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a tenu ce dimanche 21 septembre, une réunion sur la situation sécuritaire à nos frontières méridionales et orientales et sur les efforts que déploie l'Algérie pour faciliter l'avènement de la paix et de la stabilité au Mali et en Libye", indique un communiqué de la présidence de la République.
"Cette réunion a vu la participation de hauts responsables civils, militaires et des services de sécurité, dont M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre, et M. Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire", précise la même source
APS

L'ONU appuie l'Algérie dans son rôle de médiation pour la paix en Libye et au Mali

L'ONU appuie l'Algérie dans son rôle de médiation pour la paix en Libye et au Mali

Les Nations Unies appuient le rôle de médiation que joue l'Algérie pour la stabilisation de la situation en Libye, au Mali et dans le Sahel, a affirmé dimanche à New York le secrétaire général des Nations Unies, Ban ki-moon.
Ban Ki-moon a indiqué lors d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, que son organisation "appuyait l'Algérie dans son rôle de médiation pour la stabilisation et la paix dans la région notamment en Libye, au Mali et au Sahel".
L'entretien de MM. Lamamra et Ban ki-moon, auquel ont pris part de hauts responsables des Nations Unies, a porté sur des questions diverses à l'instar de la situation en Afrique et dans le monde arabe, ainsi que sur les principaux sommets devant avoir lieu pendant la 69ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies comme ceux sur le climat et sur la population et le développement.
La situation en Libye, au Mali et au Sahara occidental, ont également été au centre de l'entretien.
Le ministre des Affaires étrangères s'est par la suite entretenu avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des Affaires politiques, Jeffrey Feltman.
A cette occasion, les deux responsables ont abordé notamment la sécurité et la stabilité dans la région du Maghreb et au Sahel.
APS

AIN TEMOUCHENT AQUA-PECHE 2020 : PRES DE 700 PROJETS PROPOSES


Près de 700 projets portant développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture au niveau de la wilaya d’Ain Temouchent, ont été proposés par les professionnels dans le cadre du programme "Aqua-pêche 2020 " initié par le ministère de tutelle, a-t-on appris, mercredi, auprès de la direction locale de la pêche et des ressources halieutiques.
Ces propositions ont été formulées, lors des rencontres regroupant les professionnels du secteur à Bouzedjar et Beni Saf, où sont implantés les deux ports de pêche de la wilaya, rappelle-t-on.
Organisées par la direction du secteur, la chambre de pêche et d’aquaculture, ces rencontres ont insisté sur trois volets importants pour cette action de développement, à savoir, l’acquisition et le renouvellement des unités de pêche, l’investissement en aquaculture et enfin l’investissement d’accompagnement.
Pour le premier volet, pas moins de 547 projets ont été avancés, dont l’acquisition de nouvelles unités de pêche artisanale (100), renouvellement des unités de pêche (134), réhabilitation des unités de pêche (15), crédit de campagne (150), projets d’aquaculture (21) et projets de soutien (127).
Un projet de conchyliculture, trois autres pour la réalisation de fermes d’élevage de poissons d’eau douce en étangs et 17 autres pour la pisciculture marine en cages flottantes, figurent dans le second volet.
Enfin, dans le troisième volet, on retiendra l’acquisition de deux camions ateliers, 19 camions frigorifiques, 95 motocycles isothermes, un centre d’expédition, deux chantiers navals, deux unités de conserverie et la réhabilitation de trois conserveries, ainsi que trois unités de vente de matériels de pêche.
Par ailleurs, la direction chargée du secteur souligne la wilaya va lancer un programme d’équipement public conséquent. Portant sur une dizaine d’opérations, celui-ci permettra aux professionnels de disposer d’une zone d’activités à S’béat, une halle à marée à Bouzedjar, une annexe de l’agence nationale du développement durable de la pêche à Ain Temouchent et des antennes de pêche avec logements d’astreinte à Beni Saf et Oualhaça.
A ces projets, s’ajouteront des actions prévues à l’école de pêche de Beni Saf, notamment, la réalisation d’un centre de sécurité maritime, un atelier de mécanique générale et de soudure et une salle de navigation pêche.
Le programme "Aqua-pêche 2020", basé sur le bilan du quinquennat 2010/2014, vise à la dynamisation de la nouvelle stratégie devant orienter le secteur à l’horizon 2030, indique-t-on. Cette opération s’articule autour de quatre axes, entre autres, la promotion de la pêche et de l’aquaculture, la dotation du marché en produits de qualité et l’investissement productif.
Le programme, rappelle-t-on, sera financé, notamment, par le système d’accompagnement de l’investissement productif (SAIPA) à hauteur de 59%, l’intersectoriel (20 %), les équipements publics (14 %) et le FNDPA (5 %).
D’autres rencontres sont programmées dans ce même cadre pour recueillir le maximum de recommandations pratiques à même de contribuer au développement du secteur, notamment, celle du 19 octobre qui verra la participation de représentants du ministère de tutelle.
APS

ITMAS DE TIZI-OUZOU : FORMATION DE 4230 AGRICULTEURS ET CADRES


Quelque 4 230 agriculteurs et cadre du secteur agricole, seront formés par l’institut des techniques et moyens agricoles (ITMAS), spécialisé en agriculture de montagne, de Boukhalfa (Tizi Ouzou), au courant de l’année 2014-2015, a-t-on appris lundi auprès de cet établissement.
Selon Hini Nadia, ingénieur agronome chargée de la formation continue au niveau de l’ITMAS, ce chiffre représente 2767 agriculteurs et 1469 cadres qui vont suivre des formations de courtes durées dans différents domaines liés à la production animale et végétale et à la mise en place d’une exploitation agricole.
En plus de ces formations de courte durée, l’ITMAS, qui dispose d’une capacité d’accueil de 200 places et d’un internat, assure également un programme normal aux jeunes âgés de moins de 25 ans souhaitant se former dans les filières agricoles. L’institut forme en effet des techniciens supérieurs et des adjoints techniques en agriculture, a rappelé la même source.
L’ITMAS de Tizi Ouzou a formé durant la période allant de 1968 à 2003 un total de 1694 techniciens supérieurs et 141 adjoints agricoles. La courbe de la formation a ensuite connu une ascension appréciable, entre 2001 et 2013, période durant laquelle au moins 13 200 agriculteurs et 6293 cadres du secteur agricole ont été formés, a-t-on ajouté.
S’ agissant des filières qui suscitent le plus l’intérêt des agriculteurs en quête d’une formation de courte durée ou de perfectionnement, l’élevage, particulièrement apicole, se place en tête de liste "cela est du notamment à l’encouragement du développement de cette filière par l’Etat, a travers des subventions, mais aussi au fait que l’apiculture est une activité qui ne demande pas la mise place de gros moyens et reste donc accessible à une large frange de porteurs de projets", a expliqué Melle Hini.
Des formations en arboriculture, notamment l’oléiculture et l’agrumiculture, le greffage et la taille des arbres, la santé animale et des végétaux et les techniques de mise en place d’une exploitation agricole, sont également demandées par les agriculteurs, a-t-elle observé.
L’ITMAS qui a organisé un premier concours d’entrée le 9 septembre écoulé, prépare un deuxième pour le premier octobre prochain, au profit de tous ceux qui veulent se lancer dans l’agriculture, un secteur qui suscite de plus en plus d’intérêt chez les jeunes de la wilaya de Tizi Ouzou, a-t-elle relevé.
APS

Première université d’été sur l'entrepreneuriat dimanche à Tissemsilt

Le centre universitaire de Tissemsilt abritera, à partir de dimanche, la première université d’été sur "l’entrepreneuriat et la création d’entreprise", a-t-on appris auprès des organisateurs.
Le programme de cette manifestation initiée par l’antenne de wilaya de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) prévoit des communications animées par des enseignants de l’institut des sciences économiques et des cadres de l’ANSEJ qui aborderont les étapes de création d’une micro-entreprise, les procédures bancaires, fiscales, d'accès au registre du commerce et d'adhésion à la Caisse nationale d’assurance sociale (CNAS), a souligné le responsable de l’antenne ANSEJ, Mohamed Guesmia.
Des rencontres de proximité seront organisées à cette occasion avec des étudiants du centre universitaire pour faire connaitre le dispositif de l’ANSEJ et son rôle dans la promotion et le développement des investissements des jeunes.
Cette université d’été de cinq jours prévoit aussi des ateliers pour débattre des sujets liés à l'entrepreneuriat chez le jeune, le rôle de l’université à inciter le jeune à accéder le monde de l’investissement et les modalités de création d’une micro-entreprise.
Le même responsable a également souligné que la dernière journée de cette université d’été sera consacrée à la présentation de modèles de gérants de micro-entreprises parmi des diplômés universitaires ayant bénéficié de crédits au titre de l’ANSEJ.
Cette manifestation vise aussi à faire connaitre aux étudiants le rôle de la maison de l'entrepreneuriat qui œuvre à ancrer la culture entrepreunariale en milieu universitaire et à encourager les étudiants à accéder à l’investissement à la faveur des avantages octroyés par l’ANSEJ et des créneaux porteurs comme l’agriculture, l’industrie, le bâtiment, les travaux publics et l'hydraulique.
Cette université d’été traduit la convention signée en 2013 entre l’antenne de l’ANSEJ et la direction du centre universitaire de Tissemsilt pour la création d’une maison de l'entrepreneuriat au sein du CUT et la contribution à la création d'un noyau industriel jeune dans la wilaya.

APS

Une trentaine de jeunes porteurs de projet jugés éligibles à Oran

Une trentaine de jeunes porteurs de projet jugés éligibles à Oran

Une trentaine de jeunes porteurs de projets ont été jugés éligibles à Oran pour bénéficier de l'accompagnement de l'Agence nationale pour le développement de la petite et moyenne entreprise (AND-PME), a-t-on appris mercredi lors d'une cérémonie de remise des décisions d'éligibilité.
"Au total, 32 projets domiciliés à Oran ont été agréés par le comité national d'évaluation suite à l'appel d'offres lancé en 2013", a précisé le Directeur général de l'AND-PME, Rachid Moussaoui.
"A l'échelle nationale, 188 projets ont été retenus dont 56 dans la région Ouest", a indiqué M. Moussaoui en se félicitant de l'intérêt porté par les jeunes en direction des filières innovantes comme les technologies avancées.
"L'investissement ne se limite plus au secteur BTPH, il s'étend à de nouveaux créneaux économiques, dont la réparation navale, la lyophilisation du lait (transformation du lait cru en poudre), l'industrie du meuble et le traitement des huiles usagées, entre autres exemples", a fait valoir le DG de l'ANDPME.
La formation a été également mise en exergue lors de cette rencontre, a ajouté M. Moussaoui rappelant que 4.000 jeunes entreprises ont intégré le programme national de mise à niveau qui bénéficiera, à terme, à quelque 20.000 PME.
La cérémonie de remise des décisions d'éligibilité s'est tenue à l'hémicycle de la wilaya en présence du wali, Abdelghani Zaalane et du président de l'Assemblée populaire de la wilaya (APW), Abdelhak Kazi-Tani.
Le chef de l'exécutif a mis l'accent dans ce cadre sur les projets d'envergure inscrits ou en voie de réalisation dans la wilaya d'Oran, citant à ce titre la prochaine mise en service de l'usine Renault-Algérie à Oued Tlélat, où la sortie du premier véhicule est fixée à novembre.
Il a en outre insisté sur l'importance de la batterie de mesures initiées par l'Etat en faveur de l'investissement et de la création d'emplois, notamment au travers des avantages fiscaux et parafiscaux ainsi que des dispositifs facilitant l'accès au foncier.
APS

dimanche 21 septembre 2014

Sommet de Madrid : l’Algérie dissuade l'Europe d’intervenir en Libye

Une vue de la conférence de Madrid. D. R.

Alors que l’on se dirigeait directement vers une nouvelle intervention militaire étrangère en Libye suite à la demande exprimée par certains acteurs politiques de ce pays, la voix de l’Algérie dans ce dossier complexe semble avoir fini par se faire entendre. Et pour cause. Notre pays restait le seul pays qui tentait jusque-là de dissuader les puissances occidentales de recourir à une intervention militaire étrangère en Libye pour empêcher la dégradation de la situation sécuritaire dans ce pays. La conférence de Madrid qui traitait des moyens de venir en aide à la Libye a fini par se ranger du côté de la position algérienne, exprimée mercredi dernier dans la capitale espagnole par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra qui estimait que «le rôle des institutions internationales consiste à aider et ne pas de se substituer (dans les affaires internes des pays souverains)». «L’Algérie ne peut accepter en aucune façon une intervention militaire étrangère en Libye», tonnait d’ailleurs le chef de la diplomatie algérienne à l’ouverture de la conférence en question. Au vu des recommandations de la conférence qui a, notamment, insisté sur l’inopportunité d’une action militaire étrangère en Libye et la nécessité, en même temps, d’apporter une assistance politique, économique et logistique à ce pays, la diplomatie algérienne s’en sort grandie. Les déclarations des ministres des Affaires étrangères espagnol et libyen à la fin de la conférence sont, ensuite, venues consolider encore plus la position exprimée par notre pays quant au rôle qui incombe à la communauté internationale en vue d'aider la Libye à sortir de la crise actuelle. «Indépendamment de toute l'aide dont a besoin la Libye, la solution doit venir des propres citoyens et des autorités de ce pays», a en effet déclaré le chef de la diplomatie espagnole, le ministre José Manuel Garcia Margallo. Ce dernier reprend d’ailleurs, à quelque chose près, les mêmes propos que ceux tenus auparavant par Ramtane Lamamra pour qui «la solution doit être libyenne et trouvée par les Libyens eux-mêmes». C’est dire que l’Algérie a su, lors des travaux de ce sommet, convaincre ses partenaires de la région que la meilleure manière d’aider le peuple libyen, ce n’est surtout pas de recourir à une intervention militaire étrangère qui aura, selon le chef de la diplomatie algérienne, des conséquences désastreuses sur ce pays. En insistant sur la «nécessité de préserver l'unité, la souveraineté et la démocratie en Libye», et sur une solution à la crise qui «doit émaner des Libyens eux-mêmes», les recommandations de la conférence font écho de manière très nette à la position exprimée par l’Algérie sur ce dossier.
Algérie Patriotique

SITUATION SÉCURITAIRE AU MAGHREB ET RELATIONS ALGÉRO-AMÉRICAINES : Lamamra s'explique à Washington

Le ministre des Affaires étrangères chez l'Oncle Sam
 
Chez l'Oncle Sam, le chef de la diplomatie algérienne n'est pas dépaysé. C'est outre-Atlantique qu'il a connu ses premières consécrations en tant qu'ambassadeur.
Hier à Washington, le ministre des Affaires étrangères s'est expliqué devant de hauts responsables US sur plusieurs dossiers sensibles. Ainsi, lors d'une conférence- débat, Ramtane Lamamra a mis en relief le rôle de l'Algérie en matière de sécurité au Maghreb et au Sahel, ainsi que les relations algéro-américaines. M.Lamamra, qui a été l'hôte du Centre d'études stratégiques et internationales (Ceis), a donné un aperçu sur l'histoire et la profondeur des relations entre l'Algérie et les Etats-Unis, en centrant sa conférence sur la situation géostratégique actuelle dans ces deux espaces régionaux auxquels appartient l'Algérie.
Dans ce cadre, il a évoqué les atouts géographiques, le potentiel économique et social ainsi que l'ancrage identitaire et la trajectoire de l'Algérie vis-à-vis des évolutions dans ces aires géopolitiques.
Sur le Sahel, il a indiqué que l'Algérie a depuis toujours, apporté son «appui» et son «soutien» et manifesté sa «solidarité» aux pays de cette région, en particulier, dans la lutte contre la sécheresse, la famine, l'insécurité, le terrorisme et le crime organisé. Il a ajouté que l'action de l'Algérie est guidée par «le principe de non-ingérence» dans les affaires intérieures des Etats voisins sans pour autant se départir de son devoir d'assistance à ces pays en cas de péril ou de défis sécuritaires majeurs. «Forte de son expérience avérée en matière de lutte antiterroriste et de conduite d'un processus politique de réconciliation nationale, l'Algérie s'est érigée en acteur naturel et incontournable de stabilisation régionale et assure un rôle de leadership dans le règlement des crises au Mali et en Libye, grâce à sa politique de solidarité et de bon voisinage portée par des efforts diplomatiques proactifs», a-t-il expliqué.
Quant au Mali, M.Lamamra a énuméré les initiatives en cours et le plan d'action politique, sécuritaire et économique entériné par l'accord des protagonistes maliens, lors des dernières négociations tenues en Algérie dans l'attente d'un nouveau round, destiné à renforcer davantage «la feuille de route» des négociations dans le cadre du processus d'Alger. Abordant la question sahraouie, il a rappelé la position traditionnelle de l'Algérie sur ce conflit qu'il a qualifiée de «test de crédibilité» vis-à-vis de la doctrine de décolonisation et des droits de l'homme.
Dans ce cadre, il a réaffirmé que l'Algérie qui accueillait sur son territoire un grand nombre de réfugiés sahraouis, soutenait le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Tout en rappelant «l'appui» de l'Algérie aux efforts des envoyés spéciaux de l'ONU pour le Sahara occidental notamment, les responsables américains James Baker et Christopher Ross, M.Lamamra a indiqué que la responsabilité de l'impasse préoccupante actuelle du processus de paix est bien établie dans le dernier rapport de M. Ban Ki-moon. Au sujet de la situation en Tunisie, le chef de la diplomatie algérienne a mis en exergue «l'appui multiforme» de l'Algérie au parachèvement politique de transition dans ce pays, à travers les élections législatives et présidentielle d'octobre et novembre prochains.
A propos de la Mauritanie, il a exprimé sa «satisfaction» quant à la qualité des relations d'amitié, de solidarité et de confiance mutuelle qu'entretiennent les deux pays. Sur la crise en Libye, il a réitéré le rejet de l'Algérie de toute intervention militaire étrangère ainsi que son attachement à une solution consensuelle à travers un processus politique inclusif. M.Lamamra a fait savoir que l'Algérie a été sollicitée par différentes parties libyennes pour «faciliter» l'amorce d'un dialogue inter-libyen devant réunir autour d'une table, toutes les parties libyennes qui rejettent la violence et le terrorisme et acceptent le pluralisme démocratique comme moyen d'accès au pouvoir. S'agissant de la situation au Moyen-Orient, et en particulier, en Irak et en Syrie, il a expliqué que la «solution durable», au-delà de l'urgence sécuritaire, résidait dans le règlement des «causes sous-jacentes», telle que la «frustration profonde» engendrée et vécue au sein des peuples arabes, lors des 51 jours de bombardements israéliens sur Ghaza.
Abordant enfin, les relations algéro-américaines, M.Lamamra a relevé «la synergie» des efforts et l'existence d'une «vision commune» entre les deux pays sur plusieurs questions, qui se développe, a-t-il dit, dans le cadre de consultations stratégiques visant à concevoir et élargir la coopération bilatérale dans différents domaines.
L'expression

Le ministère de l’Education nationale prêt à généraliser l’enseignement de Tamazight

Intervention de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, à la cérémonie d’ouverture du colloque international ‘‘Massinissa, au cœur de la consécration du premier Etat Numide’‘, à Constantine

Le ministère de l’Education est prêt à travailler avec toutes les instances de la République concernées pour élargir et généraliser l’enseignement de Tamazight, a indiqué la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, samedi à El Khroub (Constantine).
Intervenant à la cérémonie d’ouverture du colloque international ‘‘Massinissa, au cœur de la consécration du premier Etat Numide’‘, organisé au centre culturel M’hamed-Yazid à l’initiative du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA), Mme Benghebrit a annoncé que son département était disposé à travailler de concert avec le HCA pour ‘‘améliorer, répartir et généraliser l’enseignement de la langue amazighe à travers les établissements scolaires’‘.
S’exprimant en présence de la ministre de la Culture, Nadia Labidi, du secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, du diplomate Saâd Belabed, représentant personnel du ministre des Affaires étrangères et du président du Conseil supérieur de la langue arabe, Azzedine Mihoubi, ainsi que des autorités locales, la ministre de l’Education nationale a également annoncé l’ouverture, au collège d’enseignement moyen (CEM) Kerboua d’El Khroub, de la première classe d’enseignement de Tamazight dans la wilaya de Constantine.
De son côté, la ministre de la Culture a souligné, dans son allocution d’ouverture du colloque,’‘ la nécessité, pour les universitaires, hommes de culture et chercheurs, de remonter loin dans le temps pour interroger notre histoire (…) et en faire une référence identitaire d’une Algérie plurielle, moderne et unie’‘.
La ministre a mis l’accent, à ce propos, sur le rôle que doivent jouer les hommes de culture et les chercheurs, appelés à relancer la culture amazighe en mettant à profit la relation étroite entre la culture, l’enseignement supérieur et l’éducation nationale.
Le représentant du ministre des Affaires étrangères a rendu public le contenu d’une lettre du ministre, Ramtane Lamamra, à l’occasion de ce colloque de trois jours, aux termes de laquelle il est mis en exergue l’intérêt accordé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à ces rencontres académiques.
Ce colloque revêt, est-il souligné, une importance majeure et démontre la détermination du HCA à relancer notre patrimoine (...) sur des bases solides et des preuves concrètes afin de mettre en évidence la contribution de notre pays dans la construction de la civilisation humaine en général et africaine en particulier.
De son côté, le président du Conseil supérieur de la langue arabe, Azzedine Mihoubi, a appelé au renforcement de l’appartenance identitaire nationale qui revêt, selon lui, un caractère essentiel dans l’équilibre des constances et des valeurs de la nation Algérienne, dont (...) la langue amazighe fait partie.
Un agenda définissant une approche pour la généralisation de l'enseignement de Tamazight sera élaboré
CONSTANTINE - Un agenda définissant une approche pour la généralisation de l'enseignement de la langue Amazighe sera élaboré par un groupe mixte composé de cadres du département de l'Education nationale et des membres du Haut-commissariat de l'amazighité (HCA), a indiqué samedi à Constantine la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit.
Elle a ajouté au cours d'une conférence de presse que le groupe mixte s'affaire, à travers les wilayas, "à l'ébauche des grandes lignes de cette approche, et aux moyens à mettre en œuvre pour la mise en pratique de cette stratégie".
Soulignant que la langue Amazighe est enseignée en Algérie depuis 1995, la ministre a ajouté que le groupe mixte "se prononcera aussi sur la graphie à adopter dans les manuels scolaires amazighs, entre l'alphabet tifinagh, les lettres latines ou les lettres arabes".
APS

vendredi 19 septembre 2014

LE CHEF DE LA DIPLOMATIE ESPAGNOLE L'AFFIRME : "L'Algérie joue un rôle capital en Afrique"

José Manuel Garcia Margallo
 
Cette déclaration qui intervient à la veille de la conférence ministérielle des pays membres du Dialogue 5+5, conforte réellement la position de l'Algérie sur les différents dossiers d'actualité, entre autres, la crise en Libye.
Madrid se montre reconnaissante sur le rôle de l'Algérie. «L'Algérie joue un rôle capital en faveur de la stabilité dans la région de l'Afrique du Nord», a indiqué mardi dernier à Madrid, le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel Garcia Margallo. S'exprimant à l'issue d'un entretien avec son homologue Lamamra, M.Megalo a estimé que l'Algérie mène le même rôle que l'Espagne dans le sud de l'Europe.
«L'Algérie s'acquitte convenablement de son rôle en Afrique du Nord, alors que l'Espagne en fait de même au sud de l'Europe d'où la nécessité de coordonner les efforts des deux pays», a martelé le chef de la diplomatie espagnole. Cette déclaration qui intervient à la veille de la conférence ministérielle des pays membres du Dialogue 5+5, conforte réellement la position de l'Algérie sur les différents dossiers d'actualité, entre autres, la crise en Libye qui a été au centre de cette rencontre. Le ministre espagnol a qualifié son entretien avec M.Lamamra de «très cordial», mettant l'accent sur les «très bonnes» relations bilatérales.
En plus de la situation dans cette région (Afrique du Nord) où l'Algérie et l'Espagne «conjuguent leurs efforts pour aboutir à la paix et la stabilité», les deux ministres ont évoqué la situation en Libye. Les discussions ont porté également sur la Tunisie, l'Egypte et l'Irak. Les deux chefs de la diplomatie ont fait un tour d'horizon pour partager les visions sur les différents dossiers. «Toutefois, cela ne nous a pas empêchés de parler de ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, en Irak et dans le monde», a fait observer le ministre espagnol. «L'Algérie et l'Espagne ont décidé de continuer de travailler ensemble, la main dans la main», a fait savoir le ministre espagnol. Pour sa part, M.Lamamra a indiqué que cet entretien a permis «d'approfondir» les points de vue des deux pays, notamment sur la situation en Libye, soulignant qu'il a expliqué à son homologue espagnol tout ce que l'Algérie entreprend, de manière bilatérale et avec les pays voisins, en faveur de la Libye.
M.Lamamra a rappelé en outre que la position de l'Algérie s'appuie sur une «solution pacifique et négociée en Libye», ce qui nécessite, dit-il, «un dialogue national global et inclusif regroupant toutes les parties en conflit ainsi que celles qui croient en une Libye unie, unifiée, stable et démocratique».
«Ces idées sont acceptées par la partie espagnole, mais aussi par plusieurs autres pays», s'est réjoui M.Lamamra soulignant que l'Algérie fera part de sa position et vision lors de la réunion d'hier sur la Libye, mais aussi lors des réunions prévues prochainement en marge de l'Assem-blée générale des Nations unies.
Il y a lieu de souligner qu'en plus des pays du Dialogue 5+5, la conférence internationale a été élargie aux pays proches de la Libye, ceux du groupe Med7 et les pays limitrophes de la Libye soit un total de 21 Etats et organisations internationales, à savoir la Ligue des Etats arabes, les Nations unies, l'Union africaine, l'Union européenne et l'Union pour la Méditerranée.
L'EXPRESSION

Le soutien de l'Etat aux jeunes diplômés créateurs d'entreprises se poursuivra

Le soutien de l'Etat aux jeunes diplômés créateurs d'entreprises se poursuivra

Le gouvernement s'engage à poursuivre davantage son soutien aux jeunes diplômés créateurs d'entreprises, a affirmé jeudi à Alger le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
"Nous allons, de plus en plus, soutenir les jeunes diplômés notamment ceux qui investissent dans l'économie du savoir à travers la création de startups", a indiqué M. Sellal à l'ouverture des travaux de la tripartite (gouvernement-syndicat-patronat).
Le Premier ministre a, à cette occasion, appelé à "mieux" prendre en charge les jeunes entrepreneurs bénéficiaires des différents dispositifs d'aide de l'Etat, car, a-t-il constaté, ils sont "mal accompagnés" dans la création de leur entreprise.
M. Sellal a affirmé, par ailleurs, que les jeunes entrepreneurs bénéficiaires de l'aide de l'Etat "remboursent" régulièrement le crédit bancaire qui leur a été octroyé.
Certains disent que ces jeunes ne remboursent pas leur crédit, mais l'ABEF (Association des banques et des établissements financiers) affirme le contraire, a-t-il soutenu.
L'ouverture des travaux de la tripartite s'est déroulée en présence de membres du gouvernement, du secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd et des représentants du patronat.
La réunion est consacrée à l'évaluation notamment, de la mise en œuvre des recommandations relatives au pacte économique et social de croissance.
APS

Le projet du port commercial d'Alger est toujours en phase d'étude

Intervention du ministre des Travaux publics, Abdelkader Kadi, lors d'une séance plénière de l'Assemblée Populaire Nationale (APN)

Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Kadi, a indiqué jeudi à Alger que le projet de réalisation du nouveau port commercial d'Alger était "toujours en phase d'étude", laquelle permettra de "déterminer prochainement" son lieu d'implantation.
M. Kadi qui s'exprimait lors d'une séance plénière de l'Assemblée Populaire Nationale (APN) consacrée aux questions orales, a précisé que son département ministériel et celui des Transports sont en train d'"effectuer des études minutieuses pour déterminer prochainement le lieu adéquat qui abritera ce nouveau port international".
Les études spécialisées pour la réalisation d'un grand port commercial sur la côte algérienne avaient débuté en 2011 entre la région Ouest d'Alger et l'Est de la ville de Ténès (Chlef).
Concernant l'aménagement du port commercial de Dellys (Est de Boumerdès) et qui connait, selon le député Abdelaziz Mansour, "un déclin de ses activités depuis des années", le ministre a annoncé que l'étude relative aux travaux d'extension a été inscrite au programme complémentaire pour l'exercice 2014.
Une enveloppe de l'ordre de 60 millions de DA est consacrée à cette étude et dont les travaux vont commencer d'ici la fin de l'année en cours, alors que les travaux d'extension devront intervenir dans quelques mois.
APS

L'ONAT prend part au 36e salon international du tourisme à à Paris (France)

L'ONAT prend part au 36e salon international du tourisme à à Paris (France)

L'Office national du tourisme (ONAT) prendra part au 36e salon international du tourisme qui se tient du 23 au 26 septembre au palais des expositions à Paris (France), indique jeudi un communiqué du ministère du Tourisme et de l'Artisanat.
La participation de l'ONAT à cette manifestation internationale intervient dans le cadre de la "mise en oeuvre de la stratégie de développement du tourisme en Algérie inscrite dans le plan directeur d'aménagement touristique à l'horizon 2030 visant à consolider la destination Algérie", selon la même source.
Un nombre important d'opérateurs touristiques arabes et internationaux prendront par à ce salon étant l'une des plus importantes manifestations touristiques.
Des offres touristiques diversifiées seront proposées par les pays participants à la précédente édition de ce salon qui a vu la participation de plus de 1.200 entreprises touristiques de 160 pays sur une superficie de 27.000 m² répartie sur 348 stands et drainé quelque 29.500 visiteurs.
Selon le communiqué, la France compte parmi "les principaux pays émetteurs de touristes vers l'Algérie" et son principal partenaire économique et commercial.
Dans le but d'améliorer la participation algérienne, l'ONAT a réservé une superficie de 45m² pour abriter le stand algérien dont la conception mettra en évidence une partie des sites touristiques et caractéristiques de la destination Algérie.
Lors de cette manifestation, les opérateurs algériens pourront exposer et commercialiser leurs produits touristiques, découvrir les dernières nouveautés du marché international du tourisme, lancer des activités promotionnelles et organiser des rencontres d'affaires avec des opérateurs touristiques étrangers.
Des dépliants sur la richesse et la diversité touristique seront distribués.
Le stand algérien sera doté de tous les moyens de communication pour la promotion du produit touristique algérien.
APS

L'ANDI se consacrera désormais à son rôle de facilitateur d'investissements

L'ANDI se consacrera désormais à son rôle de facilitateur d'investissements

Le nouveau code des investissements, en cours d'élaboration, prévoit un changement radical dans le fonctionnement de l'ANDI afin de permettre à l'agence de se consacrer uniquement à son rôle de facilitateur, a indiqué jeudi à Alger le ministre de l'Industrie et des mines, Abdesselam Bouchouareb.
Le nouveau texte prévoit en effet de supprimer les prérogatives de l'Agence nationale de développement de l'investissement (ANDI) d'octroyer des avantages à l'investissement pour se consacrer uniquement à son rôle de facilitateur, a précisé le ministre à l'issue de la tripartite gouvernement-UGTA-patronat.
"Les avantages seront accordés par la loi et non pas par l'Agence de développement des investissements", a ajouté le ministre qui a expliqué que l'octroi de ces incitations se fera systématiquement au cours de l'inscription au registre du commerce et lors de la création de la société.
"Le travail de l'ANDI consistera à attirer l'investisseur, l'aider à créer son entreprise et à intégrer le marché", a-t-il encore expliqué.
Selon M. Bouchouareb,  tous "les points noirs" qui alourdissaient l'actuel code des investissements ont été retirés. "Nous aurons un code très fluide qui accompagne l'investissement", a-t-il promis.
Le ministre a fait savoir, en outre, que le Conseil des participations de l'Etat (CPE) a confié à son département l'opération de révision des salaires des managers des entreprises publiques et ce dans le cadre de l'amélioration de la gestion du secteur public marchand.
La nouvelle grille des salaires en question comprendra une rémunération fixe et une autre variable, calculée en fonction des résultats de performances réalisés par ces dirigeants.
M. Bouchouareb, a par ailleurs, annoncé que l'inauguration officielle de l'usine de construction de véhicules Renault se fera le 10 novembre prochain.
"La décision a été prise par les deux parties pour que l'inauguration ait lieu le 10 novembre en marge de la réunion du haut comité algéro-français", a-t-il avancé.
APS

lundi 15 septembre 2014

Comment brasser des affaires en France sans devenir fou

Compliqués en affaires, les Français? Beaucoup d'entrepreneurs québécois ont su... (INFOGRAPHIE LA PRESSE)


Compliqués en affaires, les Français? Beaucoup d'entrepreneurs québécois ont su tirer leur épingle du jeu dans l'Hexagone - à condition de s'adapter. « C'est un beau défi », dit Laurent Lemaire, premier vice-présidentdu conseil d'administration de Cascades, qui a dû menacer d'enlever les portes de sa première usine en France. Dix conseils - et plusieurs anecdotes - pour comprendre comment faire des affaires à la française.

10 conseils pour faire des affaires en France

Non, la France n'est pas le Québec quand vient le temps de brasser des affaires. Dix conseils pour les entrepreneurs québécois qui aspirent à faire des affaires dans l'Hexagone.
 
  1. Une langue, deux pays
    « Nous parlons la même langue, mais pas le même langage », dit Lucia Baldino, Québécoise et directrice principale du bureau de représentation de Desjardins en Europe, à Paris. D'autant plus que le droit québécois s'inspire à la fois de la common law britannique et du droit civil français. « En France, une marge de crédit n'existe pas, c'est plutôt une marge au découvert », dit Jean-Luc Alimondo, président fondateur du Cercle des dirigeants d'entreprises franco-québécoises et cadre de la Banque Nationale à la retraite. Autre exemple: les chèques. « En France, je peux encaisser un chèque tout de suite même s'il est postdaté, dit M. Alimondo. Au Québec, c'est la date qui fait foi du chèque; en France, c'est la signature. » Un terme à proscrire dans l'Hexagonehypothèque. « Il faut dire crédit hypothécaire, sinon le banquier français va sursauter, car "hypothèque" est un terme très péjoratif », dit Mme Baldino.
  2. De longs préliminaires... mais des mariages plus solides
    On ne conclut pas de contrat à la hâte, en France. « Il faut beaucoup de déjeuners d'affaires, dit Marc Boutet, PDG du libraire électronique De Marque, qui fait environ 25 % de son chiffre d'affaires en France. Les Français ne fonctionnent pas comme les Nord-Américains. Ce n'est pas une critique, c'est un constat. Un Français voudra gagner en confiance, avoir des échanges intellectuels et amicaux avant de s'associer, tandis qu'un Nord-Américain aura un côté plus analytique. Il fera un appel d'offres, regardera les offres et décidera. Le processus est plus long en France, mais, en revanche, la relation qui s'ensuit est plus solide. »
  3. Embaucher, comme se marier
    C'est probablement la différence entre le Québec et la France qui a les effets les plus importants. « En France, quand vous entrez dans une entreprise, votre seul souci est d'y rester le plus longtemps possible », résume Jean-Luc Alimondo, franco-algérien qui a fait la majeure partie de sa carrière de banquier en France, notamment pour la Banque Nationale. « Le droit social est plus exigeant, ça coûte un bras pour se défaire d'un employé », dit Lucia Baldino, qui a travaillé pour la diplomatie canadienne et Investissement Québec en Europe avant d'être responsable du bureau de Desjardins à Paris (la coopérative québécoise n'est pas autorisée à faire des transactions bancaires, mais elle peut conseiller des clients).
  4. Recrutement difficile
    Les employés français changent beaucoup moins souvent d'employeur que les Québécois au cours de leur vie professionnelle. Lucia Baldino a réalisé encore récemment à quel point il est compliqué d'embaucher, en France: « Avec le taux de chômage élevé et les gens qui se plaignent de leur emploi, on pensait avoir beaucoup de CV, mais non. Il y a des gens malheureux qui ne quittent pas leur poste à cause des avantages. Et lorsqu'on a commencé à négocier, certains candidats se sont désistés. "J'ai trop peur de faire le saut", m'ont-ils dit. »
  5. Le temps qui passe, qui passe
    La qualité numéro 1 que doit avoir le dirigeant d'entreprise qui veut s'implanter en France: la patience. Selon Lucia Baldino, il faudra généralement deux fois plus de temps que prévu pour y arriver: « Les Français sont estomaqués de la vitesse à laquelle ils sont capables d'être opérationnels au Québec. » « On m'avait dit que ça prendrait deux fois plus de temps, mais je dirais presque quatre fois plus », dit Marc Boutet, PDG de De Marque.
  6. Monsieur le patron
    Jean-Luc Alimondo a vécu la même histoire à répétition: un client québécois qui, quelques mois après son arrivée dans l'Hexagone, lui confie qu'il n'arrive pas à établir son autorité comme patron. « Ma question était toujours la même: est-ce que vous tutoyez les employés? Et ils répondaient toujours oui. En France, le tutoiement est réservé à la famille, aux amis et aux proches », dit-il. « En France, c'est comme se rabaisser que d'avoir de la familiarité avec ses employés, de se promener dans les locaux, de les saluer, dit Lucia Baldino. Ce n'est pas que les patrons n'ont pas de considération pour leurs employés, mais ils ont des relations beaucoup plus formelles avec eux. »
  7. Des complications, vous dites?
    « Au Québec, un dirigeant passe 15 % de son temps à régler des problèmes administratifs, dit Jean-Luc Alimondo. En France, c'est 60 %. Et ce n'est pas en arrivant en France que vous allez changer ça. » Lucia Baldino fait toutefois valoir que les tracasseries administratives, bien que toujours présentes, ont diminué dans les dernières années. « Il y a une volonté des gouvernements français de simplifier les choses, dit-elle. On n'en est pas au niveau québécois ou canadien, mais avoir accès à des visas et à du financement est plus facile qu'avant. »
  8. Prière de ne pas prendre le téléphone
    « Passez-moi le PDG! » Au Québec, les conversations de PDG à PDG sont monnaie courante, même si on ne connaît pas préalablement son interlocuteur. En France, il faudra s'armer de patience - et prendre le temps de mettre sa requête par écrit. « En France, accéder aux dirigeants d'entreprise est un défi en soi, dit Lucia Baldino. On peut accéder éventuellement au PDG, mais l'écrit est très important, il faudra envoyer une lettre, c'est très protocolaire. La lettre reste incontournable pour obtenir un contact. »
  9. Nouer des contacts politiques
    « Il faut aller prendre un verre avec le maire, rencontrer le député et le président du conseil régional, être poli, dire: "Bonjour, je viens de sauver 200 emplois." En France, la politique se mêle davantage aux affaires qu'au Québec », dit Jean-Luc Alimondo.
  10. L'objectif des affaires
    « Les gens d'affaires québécois veulent savoir combien d'argent ils vont faire, quel sera leur rendement, dit Jean-Luc Alimondo. Si ça ne fonctionne pas comme prévu, ils ne veulent pas entendre: "C'est la crise, c'est les employés, c'est la conjoncture." En France, ce n'est pas tout à fait comme ça. Une entreprise fait des profits, oui, mais elle étend ses activités, investit des marchés. » L'ex-banquier a toutefois remarqué que la jeune génération de gens d'affaires français adopte davantage la mentalité nord-américaine à cet égard.

La bière du vendredi

Comme toutes les « technos » qui se respectent, l'entreprise québécoise De Marque convie ses employés à finir la semaine autour d'une bière le vendredi après-midi. Quand son PDG, Marc Boutet, a ouvert son bureau parisien, en 2006, il a importé ce rituel dès les premiers mois. « Ce n'était pas trippant », se rappelle-t-il. Puis un cadre français de l'entreprise s'est ouvert à lui: « Tu sais que c'est illégal? »
En effet, il est interdit de boire de l'alcool sur les lieux du travail, en France. Mais ce n'est pas vraiment la raison pour laquelle les employés ne semblaient pas apprécier leur nouveau rendez-vous hebdomadaire. « L'objectif de ce genre d'initiative n'est pas la bière, c'est de favoriser la communication informelle entre les gens de l'entreprise, et les Français ne sont pas habitués à ça », dit Marc Boutet.
Cette distance entre le patron et les employés, le PDG de De Marque, qui offre une plateforme de distribution de contenu culturel numérique, principalement aux maisons d'édition, l'a particulièrement sentie: « Les employés français se sentaient moins impliqués que les Québécois dans le projet entrepreneurial. »
Marc Boutet a adoré ses cinq ans à Paris. Mais il a dû s'adapter au monde des affaires français. Sans prendre l'accent, il a progressivement soigné son vocabulaire et éliminé les expressions « québéco-québécoises » au bureau. « Après cinq ans, on modifie légèrement notre accent, mais c'est surtout aux termes qu'il faut faire attention. On veut être pris au sérieux, avoir de la reconnaissance professionnelle. Au début, on est le sympathique cousin québécois, mais si jamais on marche sur l'orteil de quelqu'un pour faire des affaires, on n'est plus sympathique du tout... »

Les portes des frères Lemaire

Quand Cascades a acheté sa première usine en France, en 1985, les frères Lemaire ont eu « un choc ». Au point où ils ont failli faire enlever les portes des bureaux de leur usine, située près de Grenoble.
« Les gens travaillaient tout le temps la porte fermée, raconte Laurent Lemaire, vice-président du conseil d'administration de Cascades et longtemps responsable des activités européennes de l'entreprise. Parfois, leur bureau n'avait même pas de fenêtre, donc on ne voyait pas ce qui se passait. Mon frère Bernard a dit: "Je veux des portes ouvertes. Si elles sont encore fermées à ma prochaine visite, je les fais enlever." »
Les frères Lemaire n'ont jamais eu à mettre leur menace à exécution. Mais ils ont dû s'adapter au climat de travail en France, où les patrons se mêlent peu aux employés - ce qui explique cette habitude de fermer la porte de son bureau. À la suite de la directive, « il y a eu une bonne vague de placotage, dit Laurent Lemaire, mais les gens ont compris qu'on y tenait beaucoup, que ç'était notre façon de nous ouvrir à eux ».
Ce ne fut pas leur seule surprise, à leur arrivée dans cette usine en difficulté qu'ils ont achetée pour la modeste somme de... 1 franc français. « On pensait payer aussi les stocks et les comptes clients, mais les avocats nous ont dit: "Non, ça va, l'État s'en occupe." On aurait payé, mais on nous a dit que l'État aurait eu des charges de toute façon si l'usine avait fermé. Ils préféraient qu'on ait un fonds de roulement en reprenant l'usine. »
Parmi les autres surprises: une résidence de fonction et un chauffeur privé pour le patron. « Le patron, en France, c'est le Roi-Soleil, dit Laurent Lemaire. On n'était pas habitués à ça. Ça n'a pas été long qu'on a conduit nous-mêmes, dès qu'on s'est familiarisés avec les routes de la région, en fait. Il fallait réduire les coûts. »
Au fil des ans, Cascades a acquis une quinzaine d'usines en France. « C'est un beau défi pour un Québécois de prouver que sa façon de gérer fonctionne à l'extérieur, dit Laurent Lemaire. Le Canada et les États-Unis se ressemblent un peu, mais l'Europe est un choc culturel. Les Européens sont plus cultivés, mais côté productivité et efficacité, il faut s'attendre à des ajustements. » Comme à l'horaire des cadres français à Paris. « Les gens n'étaient pas aussi travaillants que les cadres au Québec. Ils n'entraient pas avant 9 h le matin, ils prenaient 2 h pour dîner, les soupers n'en finissaient plus. Les Québécois sont des gens du Nord, travaillants et efficaces. »
Les frères Lemaire ont parfois été capables d'imposer leur style de gestion plus convivial - comme pour l'épisode des portes de bureau. Parfois, ils se sont inclinés - comme lorsqu'ils ont tenté progressivement de garder l'usine ouverte en août, un mois de l'année où la plupart des employés prennent une partie de leurs cinq semaines de vacances. « Les droits acquis sont très ancrés dans le temps. Si on s'y attaque, c'est peine perdue », dit Laurent Lemaire.
Après la France, Cascades a acheté des usines dans d'autres pays européens comme la Suède, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne et l'Angleterre. « Il y a des avantages en France parce qu'on parle tous français, dit-il. Quand je vais en Suède, les employés parlent tous suédois. Il y a quelques cadres qui parlent anglais et c'est tout. C'est un choc culturel. » Un autre.

La Presse.ca

Entretien avec l’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger : « Vers une coopération florissante entre les deux pays »


Andrew Noble est diplomate depuis 32 ans. L’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger a bien voulu s’entretenir avec nous sur des sujets aussi importants que le partenariat, la coopération bilatérale, la place de la langue anglaise en Algérie et surtout les perspectives encourageantes qui se renforcent et se consolident à la faveur d’une volonté politique clairement affichée par les pouvoirs publics en Grande-Bretagne et en Algérie.
Votre Excellence, le Royaume-Uni affiche une « disponibilité constante » à renforcer le partenariat avec l’Algérie. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet et quels sont les domaines concernés ?
C’est un partenariat qui a commencé avec la visite du Président de la République algérienne, M. Abdelaziz Bouteflika, en Angleterre en 2006. A partir de là,  nous avons établi des conventions et un plan  pour les relations. Mais après la visite du Premier ministre britannique David Cameron en janvier 2013, la coopération s’est encore développée.
Les secteurs sont importants pour l’Algérie. C’est un partenariat où les deux parties peuvent s’entendre sur ce qui est intéressant pour elle.
Pour l’Algérie, c’est la langue anglaise dont nous avons saisi l’importance,  et c’est pour cela que le British Consul est occupé en ce moment en ouvrant un centre de formation en langue anglaise. Elle coopère également avec le ministère de l’Education pour une formation encore meilleure en langue anglaise dans les écoles algériennes. Cela fait partie des secteurs très importants mais le reste, je crois que tous les secteurs sont compris dans notre coopération, à savoir l’industrie, l’agriculture, la science, la formation des cadres, l’enseignement professionnel, le secteur des hydrocarbures, notamment le secteur de l’énergie pour l’avenir. Je ne crois pas que nous avons des limites à ce que nous pouvons faire. Nous allons avoir plusieurs discussions à la fin de cette année entre les deux gouvernements. C’est un champ carte très ouvert.

Donc la coopération  touche pratiquement tous les secteurs, mais est-ce qu’il y a des priorités ?
Les priorités viennent de la politique. Comme les deux pays vivent dans un monde très agité par les problèmes que vous connaissez en Algérie et nous en Angleterre, tels que le problème du  terrorisme, l’instabilité qui est l’un des points les plus importants pour nous comme pour vous. Sur ce fait nous avons suivi  les discussions  du ministre des Affaires étrangères  au Caire, et nous allons aborder ces thèmes lors des discussions en Grande-Bretagne en octobre. Cela est l’une des priorités.
La partie algérienne a indiqué  que la formation des jeunes en langue anglaise est aussi une priorité. Mais il y a également des spécialistes  britanniques dans la production du lait.
La coopération dans le domaine des hydrocarbures est-elle  dominante ?
Dominante  dans le sens de tradition. Cela fait 50 ans. C’est en octobre après la première livraison de LMG au Royaume-Uni et dans le monde entier. Donc c’est dominant de ce point de vue et je crois que la société British Petrolium (BP) est le plus grand investisseur en Algérie. Ce n’est pas nouveau pour nous, c’est un secteur qui a un avenir.
Pour le reste, c’est une coopération entre deux grands pays qui ont un large intérêt et nous sommes prêts à ce que l’Algérie puisse prendre ce dont elle a besoin et que nos hommes d’affaires viennent ici pour voir quelles sont les possibilités pour faire un bon commerce ou un bon investissement en Algérie, comme la construction, le transport, les produits pharmaceutiques, les hôpitaux et le secteur de la santé en général.
Quel est l’état des relations bilatérales entre les deux pays ?
Je crois qu’elles sont dans les meilleures conditions, surtout après la visite du Président Bouteflika chez nous et celle de notre Premier ministre en Algérie. Nous avons une feuille de route très claire et les deux gouvernements ont beaucoup à faire pour répondre  aux  espoirs qu’ont exprimés nos deux chefs.
Plusieurs délégations d’entreprises britanniques ont visité l’Algérie dernièrement dans les perspectives d’investissement. Est-ce que le climat des affaires leur est favorable et quels sont les obstacles rencontrés ?
C’est toujours un nouveau défi d’aborder un nouveau pays, parce que tous les pays ont des règles particulières. Je crois qu’en Algérie, les hommes d’affaires de par le passé ont cru que c’est un problème de langue parce qu’ils doivent travailler en français.
Mais ce n’est pas le cas de nos jours, et parce que les Britanniques apprennent le français et les Algériens apprennent l’anglais de plus en plus.
Je crois qu’il y a une discussion en Algérie au sujet des conditions pour l’investissement. Nous avons vu que la règle 51-49% est une question, mais beaucoup d’entreprises ont su la franchir bien que ce ne soit pas une norme internationale.
Donc la règle 51-49 imposée par l’Algérie ne pose aucun problème pour les investisseurs britanniques ?
Cela  ne pose pas de problème pour ceux qui vont la franchir. Il se peut qu’il y ait des entreprises qui notent qu’elles ne veulent pas faire cet effort pour des possibilités d’investissement, malgré ce règlement. Cela peut contraindre le volume des échanges, mais en soi ce n’est pas un obstacle.
Des facilités leur sont présentées par l’Etat algérien ?  
L’Etat algérien est très clair qu’il veut des investisseurs britanniques et qu’il va les aider.  Mais les investisseurs doivent franchir les règles spécifiques de l’Algérie.  C’est ce qu’on fait avec succès. Cela pourrait être différent mais nous approchons la question de partenariat dans les circonstances que nous avons. Toutes les entreprises que j’ai connues jusque-là ont connu un accueil très chaleureux.
Quel est le regard porté par le Royaume-Uni sur l’évolution de l’Algérie ?  
Nous croyons que pour travailler avec l’Algérie, nous avons des possibilités de discussion et les forums différents pour aborder divers thèmes et c’est un esprit de coopération.  Nous sommes très intéressés de comprendre les changements, les plans du gouvernement en ce qui concerne chaque aspect de la vie politique et économique en Algérie. Nous adapterons notre approche selon les besoins et les vœux  de la partie algérienne. Nous ne sommes pas là pour dire que nous avons besoin de ceci  ou cela. Nous sommes là pour un partenariat, donc les deux parties discutent et trouvent de très bonnes solutions, je crois.
Qu’en est-il de l’enseignement de la langue anglaise en Algérie, est-ce que vous avez tracé un nouveau  programme pour cela ?   
Je trouve que c’est une question très sensée pour aborder celle du partenariat, parce que nous avons au niveau de l’ambassade notre équipe du  British Council qui travaille  avec le ministre de l’Enseignement pour améliorer et approfondir la formation en langue anglaise. Les 32.000 professeurs de  cette langue en Algérie seront touchés par le programme qu’a instauré le ministre et le British Council ensemble. Les inspecteurs d’anglais sont aussi conviés. C’est la façon dont la partie britannique  a adaptée aux besoins et aux réalités algériennes.  Dans le futur, il y aura des discussions sur la possibilité d’approfondir encore les moyens qui existent et nous ouvrirons le centre de formation à Hydra l’automne prochain. Je trouve que c’est un champ où on voit déjà de grands changements depuis la visite de notre Premier ministre en 2013 et cela va continuer. J’entends parler  beaucoup anglais en Algérie dans les rues et les magasins et dès qu’on reconnaît que je suis l’ambassadeur britannique, on me parle en anglais ; je ne crois pas que c’était le cas il y a quelques années avant.
Quel est le plus que vous comptez apporter en Algérie ?
Je suis trop modeste et je laisserai le soin aux autres de faire le constat. J’ai une ambition.  J’estime que nous avons passé trop de temps pour connaître l’Algérie. Je trouve aussi que nous faisons des progrès très rapidement  parce que c’est un progrès facilité par le gouvernement algérien, mais nous avons toujours beaucoup à apprendre. Je veux aider nos concitoyens à apprendre l’Algérien, être à l’aise dans ces villes et la campagne, d’être un partenariat pour tous les Algériens.
J’espère que je vais voyager largement dans le pays, mon premier voyage hors Alger aura lieu au début de septembre à Oran, et c’est un début pour moi parce que c’est un grand pays avec des défis, comme nous tous, qui est à découvrir.  Si je peux aider à donner une impression constructive du Royaume-Uni, tout en faisant connaître aussi les problèmes que nous vivons, cela sera  un partenariat mieux équilibré.
Y aura-t-il des facilités spécifiques pour les demandeurs de visa ?
C’est un aspect que nous ne traitons pas à l’embassade. Nous avons un partenaire qui est « TLS Contact » qui se charge du traitement des dossiers de visas pour l’Angleterre. C’est la même entreprise qui traite les visas Schengen des autres pays. Nous travaillons avec cette ambassade mais c’est notre ambassade à Paris  qui est responsable des visas pour pas mal de pays francophones et c’est eux et TLS qui font ces services. Je crois qu’en général, le service s’est amélioré depuis l’arrivée  de  TLS, mais on cherche toujours à l’améliorer davantage.
Je dirai seulement que tous ceux qui veulent un visa britannique, c’est une formule, on doit le faire de la meilleure façon en donnant des preuves par le biais des documents présentés afin de justifier les déclarations des demandeurs. Tout document utile pour une application de la demande doit être remis avec cette demande.
Il faut dire que beaucoup de demandes ne sont pas bien soutenues par la fourniture des documents qui les justifient. En général, je trouve que le nombre de visas pour l’Algérie augmente de mois en mois. J’ai l’impression que les voyages d’Algériens pour la Grande-Bretagne sont facilités. D’ailleurs on a enregistré 22,485 demandes de visa en 2013, avec une augmentation de 50% par rapport à 2012.
Est-ce la première fois que vous venez en Algérie et quelle est votre impression ?
Je suis venu en 2006-2007 pour une petite visite, quand j’étais directeur responsable de la sécurité pour le ministère des Affaires étrangères partout dans le monde. Ma mission était de voir les conditions de travail en Algérie.
J’avoue que cette époque n’était pas florissante pour la diplomatie britannique en Algérie, c’est pour cela que je peux dire que nous étions très en retard pour recommencer après les difficultés de la décennie noire.  Actuellement je suis en Algérie depuis le mois de juin passé et à vrai dire, il m’est impossible de répondre à une question tellement large.
Que pouvez-vous dire en conclusion ?
Je suis vraiment ravi d’être là.  Je vois chaque jour une nouvelle compagnie, une nouvelle entreprise, une nouvelle université qui nous écrivent à l’ambassade pour solliciter notre accompagnement dans leurs activités.  Je trouve que cela témoigne de la relation florissante entre les deux côtés. Il faut continuer et nous allons arriver à une cooptation beaucoup plus large que celle d’aujourd’hui.
Entretien réalisé par
Kafia Ait Alouache

EL MOUDJAHID